Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2301577(TA87-2301577)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant la décision de la préfète de la Haute-Vienne de classer sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production de pièces complémentaires. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'un défaut de motivation était inopérant, car une décision de classement sans suite n'est pas une décision défavorable devant être motivée. Il a également estimé que la préfète avait légalement fondé sa décision sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, Mme B n'ayant pas fourni les actes de naissance de ses enfants dans le délai imparti, sans justifier de cette impossibilité. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA87-2301405(TA87-2301405)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de la SCI Le Coin Perdu contestant deux arrêtés du maire de Bassignac-le-Bas. Le premier arrêté du 6 juin 2023 ordonnait l'interruption de travaux non autorisés sur un terrain en bordure de la Dordogne, et le second du 19 décembre 2023 liquidait une astreinte de 9 300 euros pour non-respect de cette interruption. Le tribunal a jugé que le maire était en situation de compétence liée pour prendre ces mesures en raison des infractions constatées, et que les moyens soulevés par la SCI, notamment sur le non-respect de la procédure contradictoire et la contestation des faits, étaient infondés. La décision s'appuie sur les articles L.480-1 et suivants du code de l'urbanisme.
N° TA87-2301866(TA87-2301866)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SCI du Till, qui contestait l'arrêté du maire de Brive-la-Gaillarde du 19 juin 2023. Cet arrêté, pris après avis de l'Architecte des Bâtiments de France, ne s'opposait pas à la déclaration préalable de travaux mais imposait la rénovation à l'identique des volets roulants avec coffre intérieur, interdisant les coffres extérieurs. Le tribunal a jugé que cette prescription était légale, car le projet de la société (pose de coffres extérieurs) méconnaissait l'article 4 du règlement de l'AVAP, qui interdit les volets roulants et impose la réfection à l'identique. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code du patrimoine.
N° TA87-2401959(TA87-2401959)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par Mme A, attachée d’administration au Crous de Limoges, qui demandait réparation de ses préjudices matériel et moral pour le non-report et le non-paiement de 25 jours de congés annuels de l’année 2018-2019. En cours d’instance, la requérante a indiqué avoir été indemnisée à hauteur de 3 690 euros par le rectorat de Limoges. Le tribunal a constaté que les conclusions indemnitaires étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans faire droit à la demande au titre des frais de justice.
N° TA87-2500855(TA87-2500855)
Requête d’une agente contractuelle du centre hospitalier de Guéret contestant la modification de son contrat et le passage au forfait jour, et demandant une indemnisation. Le Tribunal administratif de Limoges rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir exposé le moindre moyen juridique à l’appui de ses conclusions, en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2501219(TA87-2501219)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant une facture d'eau de 269,15 euros émise par le Syndicat du Puy des Fourches Vézère. Le juge a estimé que ce litige, portant sur un service public industriel et commercial (SPIC) d'alimentation en eau, relève des rapports de droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. La décision s'appuie sur l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2301516(TA87-2301516)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme C contre le refus de la commission de médiation de la Haute-Vienne de reconnaître son caractère prioritaire pour un logement au titre du III de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. En cours d’instance, la commission a finalement reconnu la requérante comme prioritaire par une décision du 14 mars 2024. Le tribunal a donc constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. L’État a été condamné à verser 800 euros à Mme C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA87-2401391(TA87-2401391)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B C d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 12 juin 2024 par lequel le ministre de l'économie a annulé sa pension civile de retraite pour lui substituer une pension d'invalidité non imputable au service. Le requérant contestait la remise en cause de l'imputabilité au service de son accident du 7 février 2014, reconnue depuis plus de dix ans, et sollicitait l'attribution d'une pension d'invalidité imputable au service avec une rente viagère et une allocation temporaire d'invalidité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait en estimant que l'invalidité de M. C ne résultait pas du service, et a validé l'application des articles L. 27 et L. 29 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
N° TA87-2401945(TA87-2401945)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, aide-soignante des hôpitaux des armées, qui contestait le titre de pension lui appliquant un coefficient de minoration de 12,25% pour n'avoir pas pris en compte sa période de détachement de dix ans comme service militaire effectif. La requérante soutenait une erreur de droit et de fait, mais le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 4139-4 du code de la défense, le temps passé en détachement est pris en compte pour la liquidation de la pension comme une période de services militaires effectifs, ce qui a été fait. En conséquence, le tribunal a estimé que le calcul du coefficient de minoration, basé sur la durée des services effectifs, était légal et a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, y compris celles d'injonction et de frais de justice.
N° TA87-2401980(TA87-2401980)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du président du conseil départemental de la Haute-Vienne du 2 octobre 2024, qui confirmait une réduction de 50 % de son revenu de solidarité active (RSA) pour mai 2024 et sa suspension à compter de septembre 2024. Statuant en juge unique dans le cadre du plein contentieux, le tribunal a rappelé qu'il lui appartient d'examiner les droits de l'intéressé et non les vices propres de la décision, rendant inopérants les moyens tirés du défaut de motivation ou de notification. Sur le fond, il a considéré que M. A, en ne justifiant pas de démarches suffisantes pour rechercher un emploi ou créer son activité, n'avait pas respecté ses obligations prévues à l'article L. 262-28 du code de l'action sociale et des familles, justifiant ainsi les sanctions appliquées.
N° TA87-2401971(TA87-2401971)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SARL Société d'exploitation hôtel grill de Limoges, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et taxes annexes pour l'année 2023. La société exploitant un hôtel Campanile contestait la valeur locative retenue, demandant un abattement de 30% au motif que les caractéristiques du local-type de référence étaient plus favorables. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas apporté de précisions suffisantes pour justifier cet abattement. La solution a été fondée sur les articles 1415, 1498 et 1504 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 324 Z de son annexe III.
N° TA87-2402283(TA87-2402283)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté l'opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 161,06 euros. La requérante contestait cet indu pour la période du 1er au 31 juillet 2023, en soutenant être restée dans son logement jusqu'au 23 juillet 2023. Le tribunal a appliqué l'article R. 823-12 du code de la construction et de l'habitation, selon lequel les aides cessent d'être dues à compter du premier jour du mois où les conditions ne sont plus réunies. En l'espèce, le départ le 23 juillet 2023 a entraîné la perte du droit dès le 1er juillet 2023, justifiant légalement l'indu. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA87-2402302(TA87-2402302)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision du préfet du Cantal du 29 octobre 2024 suspendant son permis de conduire pour cinq mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et mentionnait les considérations de droit et de fait requises. Il a également estimé que la procédure contradictoire n'était pas applicable en raison de l'urgence inhérente à ce type de mesure de police, et que la durée de suspension n'était pas excessive au regard de l'infraction constatée (dépassement de 40 km/h ou plus de la vitesse autorisée). La décision est fondée sur les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route, ainsi que sur les articles L. 121-2 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA87-2402312(TA87-2402312)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme D d’une opposition à trois contraintes émises par la caisse d’allocations familiales de la Corrèze pour le recouvrement d’indu de prime d’activité, d’allocation de logement familiale et d’allocation de logement sociale, pour un montant total de 3 708,43 euros. La requérante contestait notamment l’existence d’une vie de couple stable et effective avec M. B, invoquant l’incompétence de l’auteur de l’acte, une erreur de droit et d’appréciation, sa bonne foi, et sollicitait une remise de dette. Le tribunal a joint les trois requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté l’ensemble des demandes de Mme D, confirmant ainsi le bien-fondé des contraintes émises sur le fondement du code de la sécurité sociale et du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA87-2402411(TA87-2402411)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté l'opposition formée par M. A contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 1 452,20 euros. Le requérant contestait cet indu, soutenant avoir déclaré son déménagement à Malakoff en juin 2022 dans les délais. Le tribunal a jugé que M. A n'avait informé la caisse de son changement de logement que le 12 octobre 2022, alors qu'il avait quitté son précédent domicile dès juin, et que son nouveau logement ne remplissait pas les conditions d'ouverture du droit à l'allocation. En application des articles L. 821-1 et R. 823-12 du code de la construction et de l'habitation, le droit à l'aide était éteint depuis juin 2022, justifiant le bien-fondé de la contrainte.
N° TA87-2500504(TA87-2500504)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’intérieur du 27 février 2025 invalidant son permis de conduire pour solde nul de points. La requérante soutenait que cette décision était entachée d’une erreur d’appréciation, ayant effectué un stage de récupération de points les 17 et 18 février 2025. Le tribunal a constaté que l’administration avait retiré la décision attaquée en rectifiant le relevé d’information du permis de conduire pour prendre en compte ce stage. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête étant devenues sans objet.
N° TA87-2500355(TA87-2500355)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 4 juillet 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car tardive, la décision attaquée ayant été régulièrement notifiée le 17 juillet 2024 et le recours introduit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401972(TA87-2401972)
Responsabilité médicale pour défaut de diagnostic d’un corps étranger dans l’oreille. Le tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a estimé ne pas être en mesure de se prononcer sur l’existence d’une faute du centre hospitalier de Guéret et sur le lien de causalité avec la perforation du tympan de l’enfant. Avant de statuer sur la demande d’indemnisation de 6 000 euros, il a ordonné une expertise médicale par un oto-rhino-laryngologue sur le fondement de l’article R. 621-1 du code de justice administrative. La décision sur le fond est réservée après dépôt du rapport d’expertise.
N° TA87-2401952(TA87-2401952)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C contestant un indu d’allocation de logement sociale de 2 435 euros réclamé par la CAF de la Corrèze. Le juge unique a estimé que le logement loué, d’une superficie mesurée à 4,5 m² par un agent assermenté, ne respectait pas le seuil minimal de 9 m² exigé par l’article R. 822-25 du code de la construction et de l’habitation pour une personne seule. Les éléments fournis par la requérante n’ont pas suffi à contredire ce constat, justifiant le bien-fondé de l’indu. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA87-2402372(TA87-2402372)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par Mme E d’un recours en excès de pouvoir contre deux décisions de la CAF de la Haute-Vienne refusant une remise totale d’indu sur l’allocation de logement sociale (ALS) et l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l’AAH et à la majoration pour la vie autonome, qu’il a transmises au pôle social du tribunal judiciaire de Limoges, compétent en application des articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 821-5 du code de la sécurité sociale. Pour le surplus, concernant l’indu d’ALS, le tribunal a fait droit à la demande de Mme E en annulant la décision de la CAF et en lui accordant une remise totale de la dette, au motif de sa bonne foi et de son incapacité financière à rembourser, sur le fondement des articles L. 821-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 222-13 du code de justice administrative.