Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2402313(TA87-2402313)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les oppositions de Mme D aux contraintes émises par la caisse d'allocations familiales de la Corrèze pour le recouvrement d’indu de prime d’activité (1 743,43 €), d’allocation de logement familiale (1 614 €) et d’allocation de logement sociale (351 €). La requérante contestait notamment l’existence d’une vie de couple stable et effective avec M. B, invoquant une erreur d’appréciation et de droit de la CAF, ainsi que sa bonne foi. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans l’extrait fourni.
N° TA87-2501219(TA87-2501219)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant une facture d'eau de 269,15 euros émise par le Syndicat du Puy des Fourches Vézère. Le juge a estimé que ce litige, portant sur un service public industriel et commercial (SPIC) d'alimentation en eau, relève des rapports de droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. La décision s'appuie sur l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2402311(TA87-2402311)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les oppositions de Mme D aux contraintes émises par la caisse d'allocations familiales de la Corrèze pour le recouvrement d’indu de prime d’activité (1 743,43 €), d’allocation de logement familiale (1 614 €) et d’allocation de logement sociale (351 €). La requérante contestait notamment l’existence d’une vie de couple stable et effective avec M. B, invoquant l’incompétence de l’auteur de l’acte et sa bonne foi. Le tribunal a joint les trois requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme D, y compris ses demandes d’aide juridictionnelle provisoire et de frais irrépétibles. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA87-2501061(TA87-2501061)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui demandait à être autorisé à conduire pour des raisons professionnelles suite à l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a rappelé qu'il n'a pas le pouvoir d'accorder une telle autorisation gracieuse, et que les arguments du requérant, qui ne contestaient pas le bien-fondé du retrait de points, étaient sans incidence sur la légalité de la décision du ministre de l'intérieur. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500355(TA87-2500355)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 4 juillet 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car tardive, la décision attaquée ayant été régulièrement notifiée le 17 juillet 2024 et le recours introduit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2302153(TA87-2302153)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de la SAS Midi-Auto Tulle tendant à la décharge des cotisations de taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour les années 2016 à 2021. La société contestait la procédure de vérification, arguant de l'absence de son représentant légal lors d'une réunion de synthèse, et soutenait que sa surface de vente de 356 m² était inférieure au seuil d'assujettissement de 400 m². Le tribunal a jugé que le débat oral et contradictoire avait bien eu lieu avec les préposés de la société, sans qu'aucune disposition n'impose la tenue d'une réunion de synthèse spécifique, et a écarté le moyen tiré du seuil, sans le détailler dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA87-2302146(TA87-2302146)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de la Haute-Vienne du 17 août 2023, qui refusait de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a constaté que la requérante avait signé un bail d’habitation le 15 avril 2024, postérieurement à l’introduction de sa requête. En conséquence, le litige est devenu sans objet, et le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. L’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocat de Mme D au titre des frais de justice, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2301975(TA87-2301975)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le montant des taxes foncières impayées réclamé par l’administration fiscale (9 550,12 euros) et demandait à le réduire à 2 808,10 euros. La requérante invoquait des saisies sur sa pension de retraite non créditées, mais n’a pas apporté de preuves suffisantes pour établir le paiement allégué. Le tribunal a constaté, sur la base des éléments fournis par l’administration, que seuls certains avis de taxe foncière avaient été recouvrés, tandis que d’autres, notamment pour les biens en indivision, restaient impayés. La décision s’appuie sur les articles 1380 et 1415 du code général des impôts.
N° TA87-2500973(TA87-2500973)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’une demande d’annulation du rejet de sa demande de remise de dette de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant de 9 195,63 euros. La requérante invoquait sa résidence principale maintenue en France malgré un long séjour à Madagascar. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour Mme B d’avoir régularisé son recours dans le délai imparti, conformément aux articles R. 772-6 et R. 772-7 du code de justice administrative.
N° TA87-2501288(TA87-2501288)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. C, ressortissant surinamais, visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 28 février 2025 ordonnant son expulsion. Le juge estime que la condition d'urgence est remplie mais qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est caractérisée. Il retient que la menace grave pour l'ordre public, justifiée par un lourd passé judiciaire (vols, stupéfiants, outrage), n'est pas disproportionnée au regard du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH), l'intéressé ne démontrant pas de liens familiaux ou d'insertion sociale suffisants. La requête est rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA87-2201850(TA87-2201850)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les demandes du GFA de la Verdoirie, qui sollicitait le remboursement de crédits de TVA (63 368 € pour 2021 et 88 564 € pour 2022) liés à la construction d’une maison d’habitation sur son exploitation agricole. Le tribunal a jugé que l’activité d’éleveur d’équidés ne justifiait pas une présence permanente sur place, excluant ainsi le droit à déduction de la TVA sur le fondement des articles 260 du code général des impôts et 206 de l’annexe II. Il a également écarté la doctrine administrative invoquée par le requérant, retenant celle applicable au litige. Les requêtes ont été rejetées, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2300545(TA87-2300545)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme G... A... et autres, qui demandaient à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) l'indemnisation des préjudices subis suite au décès de M. I... A..., survenu lors d'une hospitalisation au centre hospitalier de Châteauroux. Le tribunal a estimé que les conditions d'engagement de la solidarité nationale, prévues au II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, n'étaient pas remplies, le décès n'étant pas directement imputable à un accident médical non fautif mais à l'évolution de l'état antérieur du patient. En conséquence, la demande d'indemnisation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2300575(TA87-2300575)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A D, agent territorial, de trois requêtes relatives à un refus de protection fonctionnelle et à une demande d'indemnisation pour harcèlement moral. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. D, considérant que les décisions de refus de protection fonctionnelle étaient légales et que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis. Les juges ont notamment estimé que les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de l'erreur d'appréciation n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'indemnisation et la demande d'expertise médicale ont également été rejetées, et M. D a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA87-2301936(TA87-2301936)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E, praticien hospitalier contractuel, qui contestait un titre de recette de 25 449,16 euros émis par le centre hospitalier de Tulle pour le remboursement d’un trop-perçu de part variable de rémunération. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l’avis des sommes à payer mentionnait les nom, prénom et qualité du signataire, et que les bases de liquidation étaient suffisamment détaillées. Sur le fond, il a considéré que le contrat et le décret du 5 février 2022 ne prévoyaient pas le versement de la part variable pendant un arrêt de travail, et que le moyen tiré de la violation de l’article 1er du premier protocole additionnel à la CEDH était inopérant. La demande de M. E a donc été rejetée, ainsi que ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2301935(TA87-2301935)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, praticien hospitalier contractuel, qui contestait un titre de recette de 50 890,44 euros émis par le centre hospitalier de Tulle pour le remboursement d’un acompte sur la part variable de sa rémunération. Le tribunal a jugé que l’avis des sommes à payer était régulier, la compétence du signataire étant justifiée par une délégation de signature régulièrement publiée, et que les bases de liquidation étaient suffisamment détaillées. Sur le fond, il a estimé que les objectifs contractuels n’étaient pas irréalistes et que l’absence d’un autre praticien ne constituait pas un cas de force majeure justifiant une révision des objectifs, le contrat ne prévoyant pas de clause de révision infra-annuelle. La demande de M. C a donc été rejetée, ainsi que ses conclusions au titre des frais de justice.
N° TA87-2400027(TA87-2400027)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., qui demandait réparation pour la suspension de son permis de conduire. Le requérant contestait la légalité de l'arrêté du 13 décembre 2016 fixant les seuils de dépistage du cannabis, mais le tribunal a estimé que cette exception d'illégalité n'était pas fondée. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, le tribunal considérant que la suspension initiale était légale au regard des dispositions du code de la route. Aucune faute de l'État n'a été retenue, et les textes appliqués sont principalement les articles L. 224-2 et R. 235-3 du code de la route.
N° TA87-2400335(TA87-2400335)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’une demande d’indemnisation de 24 965 euros contre le centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc pour une faute lors de sa prise en charge chirurgicale du 31 juillet 2019. Se fondant sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, la requérante soutenait que la technique opératoire employée était inadaptée, ce qu’un rapport d’expertise avait confirmé. Le tribunal a rejeté la demande d’expertise complémentaire du centre hospitalier, estimant que l’expertise déjà réalisée était suffisante. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le raisonnement indique que la responsabilité de l’établissement est examinée sur le fondement de la faute médicale.
N° TA87-2500912(TA87-2500912)
Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B, ressortissant congolais, a rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral du 26 mars 2025. Cet arrêté retirait son attestation de demande d’asile, l’obligeait à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que le retrait était légal, le droit au maintien sur le territoire ayant pris fin après le rejet de son recours par la Cour nationale du droit d’asile, en application des articles L. 542-1 et L. 542-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le moyen tiré de l’absence de consultation du collège de l’Ofii a été écarté comme inopérant, la décision de refus de séjour pour raison médicale n’ayant pas été contestée.
N° TA87-2501280(TA87-2501280)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Lanteuil qui sollicitait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune invoquait le péril imminent d’une grange endommagée par une tempête, menaçant de s’effondrer sur la voie publique. Le juge a estimé que le danger provenait d’une cause extérieure au bâtiment (la tempête), relevant ainsi des pouvoirs de police générale du maire (articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales), et non de la procédure de mise en sécurité prévue par le code de la construction et de l’habitation. La requête a donc été rejetée comme irrecevable sur ce fondement.
N° TA87-2500443(TA87-2500443)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B, un ancien attaché principal d'administration, qui contestait la réserve imposée par le préfet de la Corrèze l'obligeant à s'abstenir pendant trois ans de relations professionnelles avec d'anciens interlocuteurs. Le tribunal a écarté les moyens d'illégalité soulevés, jugeant notamment que l'absence de mention des voies de recours est sans incidence sur la légalité de la décision et que la motivation était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité de la réserve, fondée sur le décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020 et le code général de la fonction publique, pour prévenir tout conflit d'intérêts.