Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2301085(TA87-2301085)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, un surveillant brigadier pénitentiaire, qui demandait l'annulation de la décision implicite refusant de comptabiliser sa pause méridienne comme temps de travail effectif. Le tribunal a jugé que, conformément à la charte des temps applicable aux pôles de rattachement d'extraction judiciaire, l'agent bénéficie d'une pause repas pendant laquelle il n'est pas à la disposition permanente de l'administration et peut quitter son site de travail, sauf en cas de mission spécifique. La solution retenue s'appuie sur l'article 2 du décret n° 2000-815 du 25 août 2000 et la circulaire du 27 décembre 2001, qui excluent les temps de restauration du temps de travail effectif sauf contrainte particulière non établie en l'espèce.
N° TA87-2301935(TA87-2301935)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, praticien hospitalier contractuel, qui contestait un titre de recette de 50 890,44 euros émis par le centre hospitalier de Tulle pour le remboursement d’un acompte sur la part variable de sa rémunération. Le tribunal a jugé que l’avis des sommes à payer était régulier, la compétence du signataire étant justifiée par une délégation de signature régulièrement publiée, et que les bases de liquidation étaient suffisamment détaillées. Sur le fond, il a estimé que les objectifs contractuels n’étaient pas irréalistes et que l’absence d’un autre praticien ne constituait pas un cas de force majeure justifiant une révision des objectifs, le contrat ne prévoyant pas de clause de révision infra-annuelle. La demande de M. C a donc été rejetée, ainsi que ses conclusions au titre des frais de justice.
N° TA87-2400027(TA87-2400027)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., qui demandait réparation pour la suspension de son permis de conduire. Le requérant contestait la légalité de l'arrêté du 13 décembre 2016 fixant les seuils de dépistage du cannabis, mais le tribunal a estimé que cette exception d'illégalité n'était pas fondée. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, le tribunal considérant que la suspension initiale était légale au regard des dispositions du code de la route. Aucune faute de l'État n'a été retenue, et les textes appliqués sont principalement les articles L. 224-2 et R. 235-3 du code de la route.
N° TA87-2400335(TA87-2400335)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’une demande d’indemnisation de 24 965 euros contre le centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc pour une faute lors de sa prise en charge chirurgicale du 31 juillet 2019. Se fondant sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, la requérante soutenait que la technique opératoire employée était inadaptée, ce qu’un rapport d’expertise avait confirmé. Le tribunal a rejeté la demande d’expertise complémentaire du centre hospitalier, estimant que l’expertise déjà réalisée était suffisante. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le raisonnement indique que la responsabilité de l’établissement est examinée sur le fondement de la faute médicale.
N° TA87-2500912(TA87-2500912)
Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B, ressortissant congolais, a rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral du 26 mars 2025. Cet arrêté retirait son attestation de demande d’asile, l’obligeait à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que le retrait était légal, le droit au maintien sur le territoire ayant pris fin après le rejet de son recours par la Cour nationale du droit d’asile, en application des articles L. 542-1 et L. 542-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le moyen tiré de l’absence de consultation du collège de l’Ofii a été écarté comme inopérant, la décision de refus de séjour pour raison médicale n’ayant pas été contestée.
N° TA87-2500923(TA87-2500923)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une insertion sociale ou professionnelle suffisante ni de liens personnels et familiaux intenses et stables en France, malgré la naissance de son enfant en 2024. Par conséquent, le tribunal a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, conformément à l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2500928(TA87-2500928)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de progression et de résultats probants de l'étudiant après six années d'études supérieures. La décision de refus étant légale, l'obligation de quitter le territoire français n'était pas dépourvue de base légale. Les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées.
N° TA87-2501280(TA87-2501280)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Lanteuil qui sollicitait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune invoquait le péril imminent d’une grange endommagée par une tempête, menaçant de s’effondrer sur la voie publique. Le juge a estimé que le danger provenait d’une cause extérieure au bâtiment (la tempête), relevant ainsi des pouvoirs de police générale du maire (articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales), et non de la procédure de mise en sécurité prévue par le code de la construction et de l’habitation. La requête a donc été rejetée comme irrecevable sur ce fondement.
N° TA87-2500929(TA87-2500929)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 21 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en relevant que l'arrêté était signé par une autorité bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA87-2500872(TA87-2500872)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour d’un an, prise par le préfet de l’Indre. Le tribunal a jugé inopérants les moyens tirés de la méconnaissance de l’accord franco-tunisien et des articles L. 423-2 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, car l’arrêté attaqué ne portait pas sur le refus d’un titre de séjour. La décision s’appuie sur les articles L. 611-1 et L. 612-2 du même code.
N° TA87-2500874(TA87-2500874)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'une carte "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en raison du caractère récent de son concubinage, de l'absence de preuves d'une insertion professionnelle ou sociale stable, et de la persistance d'attaches familiales en Tunisie. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles à fin d'injonction et relatives aux dépens, ont été rejetées.
N° TA87-2500885(TA87-2500885)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne refusant son titre de séjour en qualité de salarié et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour était fondé, notamment au regard des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien et des articles L. 421-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de visa de long séjour et d'autorisation de travail. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, dépourvues de base légale du fait de la légalité du refus, ont également été validées.
N° TA87-2500907(TA87-2500907)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 28 mars 2025 lui retirant son attestation de demandeur d'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé inopérants les moyens dirigés contre un prétendu refus de titre de séjour, l'arrêté ne comportant pas une telle décision. Enfin, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, le requérant n'apportant pas la preuve de liens personnels et familiaux stables en France.
N° TA87-2300999(TA87-2300999)
Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la requête de M. A, gardien de la paix radié des cadres de la police nationale par le ministre de l'intérieur. Le requérant contestait la légalité de l'arrêté du 13 avril 2023, notamment son caractère rétroactif et l'absence de vérification d'une possibilité de reclassement. Le tribunal juge que l'autorité administrative était en situation de compétence liée pour prononcer la radiation, en application de l'article L. 550-1 du code général de la fonction publique, compte tenu de la condamnation pénale définitive de M. A à une interdiction d'exercer toute activité professionnelle au sein de la police nationale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA87-2201850(TA87-2201850)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les demandes du GFA de la Verdoirie, qui sollicitait le remboursement de crédits de TVA (63 368 € pour 2021 et 88 564 € pour 2022) liés à la construction d’une maison d’habitation sur son exploitation agricole. Le tribunal a jugé que l’activité d’éleveur d’équidés ne justifiait pas une présence permanente sur place, excluant ainsi le droit à déduction de la TVA sur le fondement des articles 260 du code général des impôts et 206 de l’annexe II. Il a également écarté la doctrine administrative invoquée par le requérant, retenant celle applicable au litige. Les requêtes ont été rejetées, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2400083(TA87-2400083)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, directrice générale des services de l'université de Limoges, qui contestait le refus implicite de revalorisation de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La requérante soutenait que son IFSE devait être portée à 41 540 euros bruts annuels, correspondant au plafond du groupe 2, en raison du classement de l'université dans le groupe I depuis 2018 et d'une distorsion avec la situation de l'agent comptable. Le tribunal a jugé que la décision n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de méconnaissance des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'arrêté du 21 décembre 2015, l'administration disposant d'un pouvoir d'appréciation pour fixer le montant de l'indemnité dans la limite des plafonds réglementaires.
N° TA87-2300545(TA87-2300545)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme G... A... et autres, qui demandaient à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) l'indemnisation des préjudices subis suite au décès de M. I... A..., survenu lors d'une hospitalisation au centre hospitalier de Châteauroux. Le tribunal a estimé que les conditions d'engagement de la solidarité nationale, prévues au II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, n'étaient pas remplies, le décès n'étant pas directement imputable à un accident médical non fautif mais à l'évolution de l'état antérieur du patient. En conséquence, la demande d'indemnisation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2400068(TA87-2400068)
Le Tribunal administratif de Limoges a annulé la décision du 23 novembre 2023 par laquelle le chef de la police municipale avait affecté d'office M. C, brigadier-chef principal, de la brigade de nuit à la brigade de jour. Le tribunal a jugé que cette mesure, prise en considération de la personne, n'était pas justifiée par l'intérêt du service, malgré un incident isolé de non-respect de la voie hiérarchique, au regard des évaluations professionnelles très satisfaisantes de l'agent. La solution retenue se fonde sur l'article L. 512-23 du code général de la fonction publique, qui permet les mouvements de personnel dans l'intérêt du service. Le tribunal a enjoint à la commune de réaffecter M. C à la brigade de nuit sous deux mois et l'a condamnée à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA87-2402371(TA87-2402371)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du syndicat mixte Dorsal concernant les désordres affectant les poteaux en bois supportant le réseau de fibre optique en Corrèze. La mesure vise à décrire les désordres, en rechercher les causes, déterminer les responsabilités des intervenants (notamment les sociétés EHTP, Scopelec et Devel Plus) et chiffrer les travaux de remise en état. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la société Devel Plus, estimant que la demande d’expertise, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, était utile et non tardive. La mission de l’expert a été élargie pour inclure l’examen des préjudices subis par les sociétés EHTP et NGE Infranet, sans préjudice des garanties contractuelles et des normes applicables (NF EN 14229 et EN 351-1).
N° TA87-2500164(TA87-2500164)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par Mme B pour contester le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé (RQTH). En cours d'instance, la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) a finalement attribué cette reconnaissance à Mme B, ce qui a conduit cette dernière à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 7 juillet 2025, le tribunal, faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.