Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201627(TA87-2201627)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait la saisie de plusieurs objets personnels (four, console de jeux, balai, seau, fauteuil massant) à son arrivée dans l’établissement. La juridiction a estimé que cette décision constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle n’a occasionné que des désagréments mineurs au regard des impératifs de sécurité et des alternatives fournies par l’administration. Le tribunal s’est fondé sur les dispositions du code pénitentiaire et du règlement intérieur de l’établissement, en relevant que M. A disposait déjà d’équipements équivalents ou de solutions de substitution. La requête a donc été déclarée irrecevable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201677(TA87-2201677)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, exploitant de la discothèque "Le VIP", qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 15 novembre 2022 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour deux mois. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que le principe du contradictoire avait été respecté par l'envoi de courriers d'information préalable. Sur le fond, il a considéré que la mesure était justifiée et proportionnée au regard de la récurrence des troubles à l'ordre public (rixes) en lien avec l'établissement, conformément à l'article L. 3332-15 du code de la santé publique. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301352(TA87-2301352)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait l'annulation de la décision du 11 juillet 2023 prolongeant son placement à l'isolement du 28 juillet au 28 octobre 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire avait été respectée, le requérant ayant été informé de ses droits et ayant refusé de consulter le dossier ou de présenter des observations. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était entachée ni d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du profil pénal et du comportement de l'intéressé.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2301288(TA87-2301288)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 8 juin 2023 par laquelle la préfète de la Creuse a refusé d’abroger ou de modifier son assignation à résidence. En cours d’instance, la cour administrative d’appel de Bordeaux a annulé, par un arrêt du 25 mars 2025, l’arrêté du 3 novembre 2020 fondant cette assignation. Par suite, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, la décision attaquée étant privée d’objet.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2501118(TA87-2501118)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par le maire de Saint Marcel sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, en raison du danger présenté par un bâtiment situé 7 rue de l'Ormeau. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner l'immeuble dans les 24 heures, de déterminer s'il présente un danger grave et imminent, et de proposer les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des personnes. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2400258(TA87-2400258)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la CAF de l’Indre de lui communiquer plusieurs documents relatifs à une procédure de pénalité administrative. Le tribunal a constaté que la CAF avait finalement transmis l’ensemble des documents demandés, à l’exception du dossier de contrôle, dont l’existence n’était pas établie. En conséquence, il a jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais d’instance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2400336(TA87-2400336)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par des élus municipaux de Saint-Junien d’une demande indemnitaire de 5 000 euros pour atteinte à leur liberté fondamentale d’accès aux documents administratifs, en raison du retard de la commune à leur communiquer des informations suite à un avis favorable de la CADA. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la communication des documents, ceux-ci ayant été transmis en cours d’instance. Sur les conclusions indemnitaires, le juge les a déclarées irrecevables, faute pour les requérants de justifier de l’existence d’une décision préalable de l’administration rejetant une demande indemnitaire, en application de l’article R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401550(TA87-2401550)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, était saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Dournazac de communiquer des documents relatifs à une excavation sur la parcelle A n° 1393, malgré un avis favorable de la CADA. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions tardives de M. B visant à contester le refus du maire d’exercer ses pouvoirs de police, car présentées après l’expiration du délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la demande de communication de documents administratifs, en application des articles L. 300-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au maire de communiquer les documents sollicités dans un délai d’un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401605(TA87-2401605)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait la décision de la préfète de la Creuse mettant fin à son hébergement d'urgence. Le juge a rappelé que les étrangers faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français n'ont pas vocation à bénéficier de ce dispositif, sauf circonstances exceptionnelles. En l'espèce, M. B, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée et qui fait l'objet de mesures d'éloignement, n'a pas démontré de telles circonstances. La décision a été prise en application des articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401738(TA87-2401738)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du département de la Haute-Vienne de lui attribuer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a rappelé que cette carte est réservée aux personnes dont le handicap réduit de manière importante et durable la capacité de déplacement à pied, notamment avec un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou un recours systématique à une aide technique ou humaine. Après examen du dossier médical, le tribunal a estimé que les pathologies invoquées par Mme A, bien que graves, ne démontraient pas une réduction de sa mobilité pédestre aux seuils fixés par l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application du code de l'action sociale et des familles. La demande a donc été jugée non fondée.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2401799(TA87-2401799)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. A E contestant les décisions de la CAF de la Corrèze et du président du conseil départemental de la Corrèze relatives à des trop-perçus d'aide exceptionnelle (202,75 euros) et de revenu de solidarité active (21 944,63 euros). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, le défaut de procédure contradictoire, l'absence de signature, et la contestation de la vie de couple avec Mme D, n'étaient pas fondés. Il a également estimé que la bonne foi de M. E et sa situation financière ne justifiaient pas une remise de dette. Les décisions attaquées ont été confirmées, appliquant les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2302098(TA87-2302098)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier contestait le recouvrement forcé d'un titre de perception de 11 840 euros émis par l'État, estimant que la pension militaire d'invalidité qu'il perçoit ne répare pas le même préjudice (déficit fonctionnel permanent) que l'indemnité déjà versée par l'assureur. Le tribunal a jugé que le titre de perception, devenu définitif faute de recours en temps utile, est légal et que l'administration n'a commis aucune faute en procédant à son recouvrement. La demande de compensation et d'indemnisation pour préjudice moral a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401607(TA87-2401607)

Cette décision du Tribunal Administratif de Limoges (juge unique) rejette la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait la décision de la préfète de la Creuse du 17 juillet 2024 mettant fin à son hébergement d'urgence. Le tribunal rappelle que les étrangers faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français n'ont pas vocation à bénéficier du dispositif d'hébergement d'urgence, et qu'une carence constitutive d'une atteinte grave à une liberté fondamentale ne saurait être caractérisée à l'issue d'une période strictement nécessaire à leur départ. La solution retenue est fondée sur les articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401608(TA87-2401608)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du département de la Haute-Vienne de lui attribuer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a estimé que, malgré les difficultés à marcher invoquées par le requérant, les pièces médicales ne démontraient pas une réduction de son périmètre de marche à moins de 200 mètres ni un recours systématique à une aide technique ou humaine, conditions requises par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, il a confirmé que le handicap de M. C ne justifiait pas la délivrance de la carte.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401638(TA87-2401638)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus du département de la Corrèze de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a estimé que les pièces médicales fournies ne démontraient pas que le handicap de l'intéressé réduisait son périmètre de marche à moins de 200 mètres ou l'obligeait à recourir systématiquement à une aide technique ou humaine, conditions prévues par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401988(TA87-2401988)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme E contestant le refus du département de l'Indre de lui attribuer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a estimé que, malgré la fibromyalgie invoquée, les certificats médicaux produits ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, conformément aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401675(TA87-2401675)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C contestant la décision de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne qui ne lui avait accordé qu'une remise partielle de 295,53 euros sur un indu de prime d'activité de 1 182,12 euros. Le juge a estimé que l'indu était justifié car M. C était en contrat d'apprentissage, ce qui l'excluait du bénéfice de la prime d'activité en application de l'article L. 842-2 du code de la sécurité sociale. Il a également considéré que la situation de précarité du requérant n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise supplémentaire, son quotient familial étant de 948 euros à la date de la demande. La solution retenue est le rejet de la demande, le juge substituant son appréciation à celle de l'administration sur la base des articles L. 842-2 du code de la sécurité sociale et R. 222-13 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2401569(TA87-2401569)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par Mme A, ressortissante angolaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 17 juillet 2024 par laquelle la préfète de la Creuse a mis fin à son hébergement d’urgence. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, jugeant que le courrier du 17 juillet 2024 constituait bien une décision administrative faisant grief. Sur le fond, le tribunal a annulé cette décision au motif qu’elle méconnaissait les dispositions des articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l’action sociale et des familles, qui garantissent le maintien dans l’hébergement d’urgence jusqu’à ce qu’une orientation adaptée soit proposée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2402362(TA87-2402362)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A contestant le refus du département de l'Indre de lui attribuer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le requérant invoquait des difficultés à marcher en raison de sa pathologie. Le tribunal a estimé que les pièces du dossier ne permettaient pas d'établir que M. A remplissait les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La décision du président du conseil départemental a donc été confirmée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200776(TA87-2200776)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B, agent du SDIS de la Haute-Vienne, contestant ses évaluations professionnelles pour 2019 et 2020 ainsi que l'avis défavorable de la commission administrative paritaire. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les comptes rendus d'entretien professionnel en raison de leur tardiveté, la requête ayant été enregistrée plus de deux mois après leur notification. Il a également rejeté comme irrecevables les conclusions contre l'avis de la commission administrative paritaire, cet avis étant un acte préparatoire insusceptible de recours contentieux. En conséquence, l'ensemble des demandes de Mme B a été rejeté, y compris celles relatives aux frais de justice.

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