Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501114(TA87-2501114)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du préfet de l'Indre interdisant le retour sur le territoire français de M. A. La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas introduit de requête distincte en annulation, condition préalable à la procédure de suspension. Par ailleurs, le tribunal se déclare incompétent territorialement, le litige relevant du tribunal administratif de Toulouse, lieu de résidence du requérant à Montauban.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501110(TA87-2501110)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Ce dernier contestait une décision de la Commission disciplinaire d'appel de la Fédération Française de Tir à l'Arc lui infligeant une interdiction de licence et d'encadrement sportif pour cinq ans. Le juge a estimé que le tribunal de Limoges n'était pas territorialement compétent, car le siège de la fédération se situe à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), relevant du tribunal administratif de Montreuil en application de l'article R. 312-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201677(TA87-2201677)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, exploitant de la discothèque "Le VIP", qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 15 novembre 2022 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour deux mois. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que le principe du contradictoire avait été respecté par l'envoi de courriers d'information préalable. Sur le fond, il a considéré que la mesure était justifiée et proportionnée au regard de la récurrence des troubles à l'ordre public (rixes) en lien avec l'établissement, conformément à l'article L. 3332-15 du code de la santé publique. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300019(TA87-2300019)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 10 novembre 2022 de la préfète de la Haute-Vienne. Cet arrêté ordonnait le dessaisissement de ses armes, lui interdisait d'en acquérir ou détenir, l'inscrivait au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA) et lui retirait la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le comportement de M. B, marqué par des signalements, des violences avec arme et des menaces, présentait un danger grave pour lui-même ou autrui, justifiant les mesures prises sur le fondement des articles L. 312-7 et L. 312-16 du code de la sécurité intérieure.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501066(TA87-2501066)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés du préfet de l'Indre du 30 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était légale, car M. A ne justifiait d'aucune entrée régulière ni de demande de titre de séjour, et que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien de 1988.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201512(TA87-2201512)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait le refus de modifier son régime d’escorte lors d’extractions médicales afin de garantir le secret médical. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant que la décision attaquée n’était pas une mesure d’ordre intérieur. Sur le fond, il a estimé que le signataire de la décision disposait d’une délégation de signature régulière et que le refus, fondé sur les dispositions du code pénitentiaire et de procédure pénale relatives à la sécurité et à la prévention des évasions, ne méconnaissait pas le droit au secret médical. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500645(TA87-2500645)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 27 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et prononçant son éloignement. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de démonstration d'une vie privée et familiale stable en France et de la persistance d'attaches en Géorgie. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ont été confirmées, la première trouvant une base légale dans le refus de séjour valide, et la seconde n'étant pas entachée d'illégalité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500619(TA87-2500619)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait procédé à un examen attentif de sa situation et que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire n'était pas privée de base légale, l'illégalité du refus de titre n'étant pas établie.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500642(TA87-2500642)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le requérant n'ayant pas respecté le délai de trente jours suivant la notification de la décision pour saisir le tribunal, conformément à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500655(TA87-2500655)

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 15 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour, assortis d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que les décisions de refus de séjour étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’intérêt supérieur des enfants protégé par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, les moyens soulevés contre les obligations de quitter le territoire et les interdictions de retour, fondés sur l’illégalité des refus de séjour, ont également été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300262(TA87-2300262)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné trois requêtes connexes concernant des arrêtés préfectoraux relatifs à la remise en état d’un plan d’eau sur la commune de Lingé. La première requête visait l’annulation de l’arrêté de mise en demeure du 22 décembre 2022, tandis que les deux autres contestaient des astreintes administratives subséquentes. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par la SCEA Le Gabriau et M. A, notamment ceux tirés de la prescription, de l’irrégularité de la procédure, de l’application de textes abrogés ou du caractère disproportionné de la mesure. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes n° 2300262 et n° 2500889, et a constaté un non-lieu à statuer sur la requête n° 2500569, l’arrêté d’astreinte correspondant ayant été retiré.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300248(TA87-2300248)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Aliastocks contestant l'arrêté du 13 janvier 2023 par lequel le préfet de la Corrèze l'avait mise en demeure d'enlever et traiter des déchets pneumatiques sur les communes de Bugeat et Viam. Le tribunal a jugé que la société Aliastocks, en tant qu'ancien détenteur des déchets, pouvait être légalement mise en demeure sur le fondement des articles L. 541-2 et L. 541-3 du code de l'environnement, et que l'arrêté était suffisamment motivé et pris par une autorité compétente. La solution retenue confirme la responsabilité du détenteur antérieur des déchets, même après leur transfert à un tiers, pour les opérations matérielles d'élimination.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201627(TA87-2201627)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait la saisie de plusieurs objets personnels (four, console de jeux, balai, seau, fauteuil massant) à son arrivée dans l’établissement. La juridiction a estimé que cette décision constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle n’a occasionné que des désagréments mineurs au regard des impératifs de sécurité et des alternatives fournies par l’administration. Le tribunal s’est fondé sur les dispositions du code pénitentiaire et du règlement intérieur de l’établissement, en relevant que M. A disposait déjà d’équipements équivalents ou de solutions de substitution. La requête a donc été déclarée irrecevable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2300988(TA87-2300988)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 27 janvier 2023 par laquelle la préfète de la Haute-Vienne a refusé de délivrer à M. B, ressortissant algérien, un certificat de résidence de dix ans en qualité de parent d'enfants français. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, se fondant uniquement sur des condamnations pénales anciennes (2011 et 2016) pour usage de stupéfiants, sans tenir compte de l'absence de faits récents et de l'intégration familiale et professionnelle stable du requérant. La solution retenue s'appuie sur l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoit la délivrance de plein droit du titre sous réserve de l'ordre public, et sur le pouvoir d'appréciation de l'autorité administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2300705(TA87-2300705)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C, ressortissant camerounais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de l’Indre refusant de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle, lui donnant ainsi satisfaction. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2301738(TA87-2301738)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A D contestant le refus du maire de Bellac de lui délivrer un permis de construire pour la réhabilitation d'un ensemble immobilier. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ne s'applique pas à un refus de permis. Il a ensuite annulé l'arrêté du 25 mai 2023 et la décision de rejet du recours gracieux, en se fondant sur l'incompétence de l'adjoint au maire signataire, faute de délégation régulière et publiée, en application du code général des collectivités territoriales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301158(TA87-2301158)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C D, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait son placement à l'isolement du 2 mai au 28 juillet 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, le requérant ayant été informé de ses droits et ayant refusé de consulter son dossier ou de présenter des observations. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard du profil pénal de l'intéressé. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 213-21 du code pénitentiaire et L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300246(TA87-2300246)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Aliapur contestant l'arrêté du 13 janvier 2023 par lequel le préfet de la Corrèze l'avait mise en demeure de procéder à l'enlèvement et au traitement de déchets pneumatiques sur les communes de Bugeat et Viam. Le tribunal a jugé que la société Aliapur, en tant qu'organisme agréé ayant collecté les écocontributions et confié les déchets à un prestataire défaillant, pouvait être regardée comme un détenteur antérieur de ces déchets au sens des articles L. 541-2 et L. 541-3 du code de l'environnement. Il a estimé que le préfet était fondé à lui adresser cette mise en demeure, sans qu'il soit nécessaire de rechercher la responsabilité du propriétaire des terrains, et que les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et de la méconnaissance des autres textes invoqués étaient infondés. La demande de la société Aliapur a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à l'État au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

TA87-2300278(TA87-2300278)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Michelin d’un recours en plein contentieux contre un arrêté préfectoral du 13 janvier 2023. Cet arrêté, pris par le préfet de la Corrèze, mettait en demeure la société de procéder à l’enlèvement et au traitement d’une partie des déchets pneumatiques stockés sur les sites de Bugeat et Viam, et d’évaluer les impacts environnementaux. La société Michelin contestait la compétence de l’auteur de l’acte, sa motivation, et invoquait une méconnaissance des articles L. 541-2 et L. 541-3 du code de l’environnement, estimant que la responsabilité matérielle incombait au détenteur actuel des déchets. En cours d’instance, la société requérante s’est désistée de sa requête. Le tribunal a pris acte de ce désistement, mettant ainsi fin au litige sans se prononcer sur le fond.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2301709(TA87-2301709)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler deux arrêtés de non-opposition à déclarations préalables délivrés par le maire de Bort-les-Orgues en 2021 et 2023 pour des travaux de reconstruction d’un mur de soutènement et de création d’une terrasse. Après le décès de M. A, sa veuve s’est désistée purement et simplement de l’instance, désistement accepté par la commune qui a renoncé à ses frais de justice. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et clos l’affaire sans examiner le fond du litige.

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