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Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme D, un couple de ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne du 15 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre les arrêtés initiaux étaient irrecevables car tardives, le recours gracieux n'ayant pas interrompu le délai de recours contentieux de 30 jours en application de l'article R. 776-1 du code de justice administrative. Les décisions de rejet des recours gracieux du 3 février 2025 ont été annulées pour défaut de motivation, mais cette annulation n'a pas eu pour effet de remettre en cause les arrêtés initiaux. Les requêtes ont donc été rejetées dans leur ensemble, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés par les requérants.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait l'annulation de la décision du 11 juillet 2023 prolongeant son placement à l'isolement du 28 juillet au 28 octobre 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire avait été respectée, le requérant ayant été informé de ses droits et ayant refusé de consulter le dossier ou de présenter des observations. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était entachée ni d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du profil pénal et du comportement de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de l’ASL Domaine du Mas Batin contestant le refus du président de Limoges Métropole d’engager le transfert d’office des espaces communs du lotissement dans le domaine public. Le tribunal a jugé que, sur le fondement de l’article L. 318-3 du code de l’urbanisme, cette procédure est une faculté et non une obligation pour la collectivité. Il a estimé que le refus n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, faute d’intérêt général démontré, et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe d’égalité n’était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné trois requêtes connexes concernant des arrêtés préfectoraux relatifs à la remise en état d’un plan d’eau sur la commune de Lingé. La première requête visait l’annulation de l’arrêté de mise en demeure du 22 décembre 2022, tandis que les deux autres contestaient des astreintes administratives subséquentes. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par la SCEA Le Gabriau et M. A, notamment ceux tirés de la prescription, de l’irrégularité de la procédure, de l’application de textes abrogés ou du caractère disproportionné de la mesure. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes n° 2300262 et n° 2500889, et a constaté un non-lieu à statuer sur la requête n° 2500569, l’arrêté d’astreinte correspondant ayant été retiré.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Michelin d’un recours en plein contentieux contre un arrêté préfectoral du 13 janvier 2023. Cet arrêté, pris par le préfet de la Corrèze, mettait en demeure la société de procéder à l’enlèvement et au traitement d’une partie des déchets pneumatiques stockés sur les sites de Bugeat et Viam, et d’évaluer les impacts environnementaux. La société Michelin contestait la compétence de l’auteur de l’acte, sa motivation, et invoquait une méconnaissance des articles L. 541-2 et L. 541-3 du code de l’environnement, estimant que la responsabilité matérielle incombait au détenteur actuel des déchets. En cours d’instance, la société requérante s’est désistée de sa requête. Le tribunal a pris acte de ce désistement, mettant ainsi fin au litige sans se prononcer sur le fond.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, exploitant de la discothèque "Le VIP", qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 15 novembre 2022 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour deux mois. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que le principe du contradictoire avait été respecté par l'envoi de courriers d'information préalable. Sur le fond, il a considéré que la mesure était justifiée et proportionnée au regard de la récurrence des troubles à l'ordre public (rixes) en lien avec l'établissement, conformément à l'article L. 3332-15 du code de la santé publique. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 10 novembre 2022 de la préfète de la Haute-Vienne. Cet arrêté ordonnait le dessaisissement de ses armes, lui interdisait d'en acquérir ou détenir, l'inscrivait au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA) et lui retirait la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le comportement de M. B, marqué par des signalements, des violences avec arme et des menaces, présentait un danger grave pour lui-même ou autrui, justifiant les mesures prises sur le fondement des articles L. 312-7 et L. 312-16 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 15 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour, assortis d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que les décisions de refus de séjour étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’intérêt supérieur des enfants protégé par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, les moyens soulevés contre les obligations de quitter le territoire et les interdictions de retour, fondés sur l’illégalité des refus de séjour, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Aliastocks contestant l'arrêté du 13 janvier 2023 par lequel le préfet de la Corrèze l'avait mise en demeure d'enlever et traiter des déchets pneumatiques sur les communes de Bugeat et Viam. Le tribunal a jugé que la société Aliastocks, en tant qu'ancien détenteur des déchets, pouvait être légalement mise en demeure sur le fondement des articles L. 541-2 et L. 541-3 du code de l'environnement, et que l'arrêté était suffisamment motivé et pris par une autorité compétente. La solution retenue confirme la responsabilité du détenteur antérieur des déchets, même après leur transfert à un tiers, pour les opérations matérielles d'élimination.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi de trois requêtes concernant des arrêtés préfectoraux relatifs à la remise en état d’un plan d’eau sur la commune de Lingé. La première requête (n° 2300262) visait l’annulation de l’arrêté de mise en demeure du 22 décembre 2022, tandis que les deux autres (n° 2500569 et n° 2500889) contestaient des astreintes administratives subséquentes. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la prescription de l’action administrative, l’irrégularité de la procédure, l’application de textes abrogés et le caractère disproportionné de la mesure. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur le code de l’environnement et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés du préfet de l'Indre du 30 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était légale, car M. A ne justifiait d'aucune entrée régulière ni de demande de titre de séjour, et que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien de 1988.
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait le refus de modifier son régime d’escorte lors d’extractions médicales afin de garantir le secret médical. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant que la décision attaquée n’était pas une mesure d’ordre intérieur. Sur le fond, il a estimé que le signataire de la décision disposait d’une délégation de signature régulière et que le refus, fondé sur les dispositions du code pénitentiaire et de procédure pénale relatives à la sécurité et à la prévention des évasions, ne méconnaissait pas le droit au secret médical. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de l’association APZA Donzenac-Ussac et de plusieurs propriétaires, qui demandaient l’annulation de la délibération du 26 septembre 2022 par laquelle la communauté d’agglomération du Bassin de Brive (CABB) avait approuvé un accord portant sur l’acquisition de parcelles, le versement d’une indemnité d’éviction et la cession d’une parcelle. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’irrégularité de la procédure de convocation des conseillers communautaires (articles L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales), de l’illégalité de la déclaration d’utilité publique sous-jacente, et de la prétendue surévaluation du prix d’achat des terrains ou du montant de l’indemnité d’éviction. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant estimé que les moyens invoqués n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait procédé à un examen attentif de sa situation et que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire n'était pas privée de base légale, l'illégalité du refus de titre n'étant pas établie.
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 27 janvier 2023 par laquelle la préfète de la Haute-Vienne a refusé de délivrer à M. B, ressortissant algérien, un certificat de résidence de dix ans en qualité de parent d'enfants français. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, se fondant uniquement sur des condamnations pénales anciennes (2011 et 2016) pour usage de stupéfiants, sans tenir compte de l'absence de faits récents et de l'intégration familiale et professionnelle stable du requérant. La solution retenue s'appuie sur l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoit la délivrance de plein droit du titre sous réserve de l'ordre public, et sur le pouvoir d'appréciation de l'autorité administrative.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le requérant n'ayant pas respecté le délai de trente jours suivant la notification de la décision pour saisir le tribunal, conformément à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C D, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait son placement à l'isolement du 2 mai au 28 juillet 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, le requérant ayant été informé de ses droits et ayant refusé de consulter son dossier ou de présenter des observations. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard du profil pénal de l'intéressé. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 213-21 du code pénitentiaire et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Aliapur contestant l'arrêté du 13 janvier 2023 par lequel le préfet de la Corrèze l'avait mise en demeure de procéder à l'enlèvement et au traitement de déchets pneumatiques sur les communes de Bugeat et Viam. Le tribunal a jugé que la société Aliapur, en tant qu'organisme agréé ayant collecté les écocontributions et confié les déchets à un prestataire défaillant, pouvait être regardée comme un détenteur antérieur de ces déchets au sens des articles L. 541-2 et L. 541-3 du code de l'environnement. Il a estimé que le préfet était fondé à lui adresser cette mise en demeure, sans qu'il soit nécessaire de rechercher la responsabilité du propriétaire des terrains, et que les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et de la méconnaissance des autres textes invoqués étaient infondés. La demande de la société Aliapur a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à l'État au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C, ressortissant camerounais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de l’Indre refusant de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle, lui donnant ainsi satisfaction. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B E, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait l'annulation d'une "note de service" du 31 mars 2022 ordonnant sa gestion menottée lors de ses mouvements. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en relevant que l'adjoint à la cheffe d'établissement disposait d'une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que la décision, prise sur le fondement des articles 717-1 et D. 265 du code de procédure pénale, ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, la mesure relevant des prérogatives du chef d'établissement pour assurer la sécurité. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E.