Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2500388(TA87-2500388)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 18 novembre 2024 par lequel le président du conseil départemental de l'Indre avait retiré l'autorisation tacite d'ouverture d'une micro-crèche accordée à la SARL BK, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La juridiction a jugé que cette décision de retrait, qui constitue une décision individuelle défavorable, avait été prise en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, la société n'ayant pas été mise en mesure de présenter ses observations préalablement. Le tribunal a également rappelé que l'autorisation tacite était née en application des articles L. 2324-1 et R. 2324-19 du code de la santé publique, faute de notification d'un refus dans le délai de trois mois.
N° TA87-2401947(TA87-2401947)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. Cosset, technicien territorial, contestant son exclusion temporaire de dix-huit mois prononcée par le président du SYMCTOM du Blanc pour des propos et comportements irrespectueux. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'irrégularité de la procédure disciplinaire et la prescription des faits. Il a jugé que les faits reprochés étaient établis et constituaient des fautes de service, et que la sanction d'exclusion temporaire de dix-huit mois, relevant du troisième groupe, n'était pas disproportionnée. En conséquence, la requête a été rejetée, ainsi que les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA87-2300298(TA87-2300298)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné trois requêtes de M. C D concernant des litiges fiscaux. Pour l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, le tribunal a partiellement fait droit à la demande pour l'année 2015 en constatant un dégrèvement accordé par l'administration, mais a rejeté le surplus des conclusions, notamment sur la déduction de charges locatives et l'attribution de parts de quotient familial. Concernant la taxe d'aménagement et la redevance d'archéologie préventive, la demande a été rejetée, le tribunal estimant que l'exonération prévue à l'article L. 331-7 du code de l'urbanisme n'était pas applicable. Les textes appliqués sont le code général des impôts, le livre des procédures fiscales, le code du patrimoine et le code de l'urbanisme.
N° TA87-2300860(TA87-2300860)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, un aide-soignant, qui contestait sa révocation prononcée le 17 mars 2023 par le centre départemental gériatrique de l'Indre pour des actes de maltraitance physique et verbale envers des résidents. Le tribunal a estimé que la matérialité des faits, notamment des propos insultants et des gestes brusques, était établie par des témoignages concordants. Il a jugé que ces fautes, commises par un agent public envers des personnes vulnérables, justifiaient une sanction du quatrième groupe, et que la révocation n'était pas disproportionnée au regard de leur gravité. Les conclusions indemnitaires et celles relatives au traitement d'avril 2023 ont également été rejetées, la décision étant fondée sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
N° TA87-2302023(TA87-2302023)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ouvrier au centre hospitalier de Tulle, qui demandait l'annulation du refus de reconnaissance de son syndrome dépressif comme maladie professionnelle. Le tribunal a rappelé que cette pathologie ne figurant pas dans les tableaux de maladies professionnelles, il incombait à l'agent de prouver qu'elle était essentiellement et directement causée par le service et qu'elle entraînait une incapacité permanente d'au moins 25 %, conformément aux articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et L. 461-1 du code de la sécurité sociale. Mme B n'ayant apporté aucun élément établissant le taux d'incapacité requis, sa demande a été rejetée.
N° TA87-2500537(TA87-2500537)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se prévalant d'une présence de plus de sept ans en France. Le tribunal a estimé que cette seule durée de séjour irrégulier, sans preuve d'insertion sociale ou professionnelle ni d'attaches familiales solides en France, ne constituait pas un motif exceptionnel ou humanitaire justifiant une admission au séjour. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B a été rejeté.
N° TA87-2300297(TA87-2300297)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. C D concernant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 et 2018 à 2020, ainsi qu’une contestation de la taxe d’aménagement et de la redevance d’archéologie préventive. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande relative à l’année 2015, constatant un non-lieu à statuer à hauteur d’un dégrèvement de 3 888 euros accordé par l’administration, et a rejeté le surplus des conclusions. Pour les années 2018 à 2020, le tribunal a rejeté l’intégralité de la requête, estimant que M. D ne justifiait pas de la déductibilité des charges liées à son immeuble vacant. Concernant la taxe d’aménagement, le tribunal a rejeté la demande, jugeant que les conditions d’exonération prévues à l’article L. 331-7 du code de l’urbanisme n’étaient pas remplies. Les décisions s’appuient sur le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code de l’urbanisme.
N° TA87-2400274(TA87-2400274)
Le Tribunal administratif de Limoges a annulé la décision du 2 janvier 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Vienne avait pris acte de la démission de Mme D, assistante familiale. Le tribunal a jugé que le courrier de l’agent, qui signalait la perte des conditions d’accueil suite à la vente de son domicile, ne constituait pas une volonté claire et non équivoque de démissionner. Il a rappelé que, selon les articles L. 421-2 et R. 422-2 du code de l’action sociale et des familles, l’employeur public est tenu de licencier un assistant familial qui n’est plus agréé, et ne peut se fonder sur une prétendue démission. La solution retenue est l’annulation de la décision contestée.
N° TA87-2301867(TA87-2301867)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C, agent territorial, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de Beyssac refusant sa réintégration à l’issue d’une disponibilité pour convenance personnelle, ainsi que d’une demande indemnitaire. En cours d’instance, Mme C s’est désistée de sa requête, désistement accepté par la commune. Par un jugement du 10 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à la procédure sans examiner le fond du litige.
N° TA87-2301999(TA87-2301999)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme Cécilia Daumy, greffière principale, qui contestait la décision du 5 octobre 2023 majorant son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) de 200 euros annuels dans le cadre du réexamen quadriennal. La requérante invoquait une rupture d'égalité avec les greffiers promus après 2021 et une méconnaissance de son expérience. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires, faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, il a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP et de l'arrêté du 17 décembre 2018.
N° TA87-2300648(TA87-2300648)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de la société Bouygues Télécom, qui sollicitait la décharge de cotisations d’IFER sur ses stations radioélectriques pour les années 2020 à 2022. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec les directives européennes relatives aux communications électroniques. Le tribunal a jugé que l’IFER n’entre pas dans le champ des redevances visées par les articles 13 de la directive 2002/20/CE et 42 de la directive 2018/1972, et qu’elle n’est pas contraire au droit de l’Union européenne. La requête a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2201534(TA87-2201534)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. G et sa famille d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant de sa prise en charge au CHU de Limoges, en raison d’un défaut d’information sur une alternative médicamenteuse et d’une complication rare post-opératoire (hémorragie cérébelleuse). Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute du CHU pour manquement à l’obligation d’information sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, limitant cette responsabilité à 50 % du préjudice en raison d’une perte de chance. Il a également reconnu l’engagement de la solidarité nationale par l’Oniam pour l’accident médical non fautif, à hauteur de 50 % des préjudices indemnisables. Les demandes des victimes par ricochet (épouse et fille) ont été rejetées, et les prétentions de la CPAM ont été partiellement admises.
N° TA87-2500556(TA87-2500556)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 décembre 2024 lui retirant son attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA, en application des articles L. 542-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressée. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA87-2500547(TA87-2500547)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B, ressortissant arménien, pour contester le refus de titre de séjour pour raison médicale (n° 2401867) et l’obligation de quitter le territoire français assortie d’une interdiction de retour d’un an (n° 2500547). Le tribunal a joint les deux requêtes et examiné la légalité des décisions préfectorales au regard des articles L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement rejette les moyens soulevés par le requérant, confirmant ainsi les décisions du préfet de la Haute-Vienne.
N° TA87-2300852(TA87-2300852)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. C D concernant des redressements fiscaux et une taxe d’aménagement. Sur le volet fiscal, le tribunal a partiellement fait droit à la demande en accordant un dégrèvement de 3 888 euros pour l’année 2015, tenant compte de la rectification des revenus fonciers et du quotient familial, mais a rejeté le surplus des conclusions relatives aux années 2015 et 2018-2020, estimant que les charges de l’immeuble non loué n’étaient pas déductibles et que le crédit d’impôt CIMR n’était pas applicable. Concernant la taxe d’aménagement et la redevance d’archéologie préventive, le tribunal a rejeté la demande d’exonération, jugeant que la reconstruction à l’identique n’était pas impossible au sens de l’article L. 331-7 8° du code de l’urbanisme. Les décisions s’appuient sur le code général des impôts et le code de l’urbanisme.
N° TA87-2500551(TA87-2500551)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant serbe, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet.
N° TA87-2500574(TA87-2500574)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme A ne justifiant pas de liens personnels stables et intenses en France malgré sa présence continue depuis 2018. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur d'appréciation sur le caractère réel et sérieux de ses études. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires.
N° TA87-2301343(TA87-2301343)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande indemnitaire de Mme A, avocate, qui sollicitait réparation du préjudice subi du fait de l'illégalité alléguée des décisions de refus d’aide juridictionnelle pour ses clients. Le tribunal a jugé que les décisions contestées constituent des actes d’administration judiciaire, dont la responsabilité de l’État ne peut être engagée qu’en cas de faute lourde, laquelle n’était pas établie en l’espèce. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500317(TA87-2500317)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 27 septembre 2024 prolongeant la suspension de M. B, professeur d'EPS, ainsi que l'arrêté du 5 février 2025 prévoyant un demi-traitement. La solution retenue est fondée sur les articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique, qui imposent la réintégration du fonctionnaire suspendu après quatre mois en l'absence de poursuites pénales. Le tribunal a constaté qu'aucune mise en mouvement de l'action publique n'était intervenue, le simple signalement au procureur ne constituant pas des poursuites pénales. En conséquence, les arrêtés de prolongation ont été jugés illégaux.
N° TA87-2500494(TA87-2500494)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A, qui estime que le CHU de Limoges a commis des fautes lors du suivi de sa grossesse et de son accouchement le 19 avril 2022, ayant entraîné des préjudices pour elle et sa fille, reconnue handicapée. La juridiction a fait droit à la demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour éclairer un éventuel litige en responsabilité. Le CHU et la CPAP ne se sont pas opposés à l'expertise, bien que le CHU ait formulé des réserves. La mission de l'expert consistera à se prononcer sur les dommages imputables à l'établissement hospitalier, sans obligation d'établir un pré-rapport.