Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
7 917 décisions disponibles — page 87/396
N° TA87-2201796(TA87-2201796)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B D, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait l'annulation de la décision du 25 novembre 2022 le plaçant à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le directeur adjoint bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure avait respecté les droits de la défense, le requérant ayant été informé des motifs et ayant renoncé à présenter des observations ou à consulter le dossier. Enfin, le contrôle restreint du juge sur les mesures d'isolement n'a pas révélé d'erreur d'appréciation, les motifs de sécurité invoqués par l'administration étant fondés. La décision s'appuie sur les articles R. 213-21 et R. 213-23 du code pénitentiaire.
N° TA87-2300677(TA87-2300677)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 1er décembre 2022 refusant de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. En cours d’instance, cette décision a été retirée et remplacée par une nouvelle décision de refus du 21 juillet 2023, ce qui a conduit le tribunal à considérer que le recours devait être regardé comme dirigé contre cette nouvelle décision. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que le retrait de la décision initiale était définitif mais que les conclusions conservaient leur objet. La solution retenue s’appuie sur l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, qui subordonne la délivrance d’un certificat de dix ans à une résidence ininterrompue de trois ans et à l’examen des moyens d’existence.
N° TA87-2300850(TA87-2300850)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de séjour opposé par la préfète de la Haute-Vienne. La requérante invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, mais le tribunal a estimé que son entrée récente en métropole, l'absence de liens familiaux d'une intensité particulière avec sa fille et ses petits-enfants, et la possibilité de poursuivre ses soins à Mayotte ne justifiaient pas la délivrance d'un titre de séjour. La décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2300868(TA87-2300868)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision de la préfète de la Haute-Vienne n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, car Mme A ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour en métropole et de l'absence de liens personnels stables. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA87-2301150(TA87-2301150)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de séjour pour raisons de santé opposé par la préfète de la Haute-Vienne. La requérante invoquait une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les certificats médicaux produits ne démontraient pas que le défaut de prise en charge médicale en France entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni que l'intéressée ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. En conséquence, la décision de refus de séjour a été jugée légale et la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA87-2500509(TA87-2500509)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de violation du droit d'être entendu, en se fondant sur la délégation de signature régulière et l'absence de privation effective de ce droit. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'annulation de l'interdiction de retour d'un an. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA87-2500533(TA87-2500533)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 janvier 2025 refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait régulièrement suivi l'avis du collège de médecins de l'OFII et que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, ainsi que des conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA87-2301207(TA87-2301207)
Le Tribunal administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. B, propriétaire de parcelles, contestant des arrêtés préfectoraux et départementaux autorisant l'accès et l'occupation de ses terrains pour des travaux publics sur une digue, ainsi que la réalisation de travaux d'office. Le tribunal a relevé d'office l'incompétence de la présidente du conseil départemental pour prendre l'arrêté du 10 juillet 2023. La solution retenue est l'annulation de cet arrêté pour incompétence de l'auteur de l'acte, en application des règles de répartition des compétences au sein du département. Les autres conclusions de M. B, notamment celles dirigées contre les arrêtés préfectoraux et la demande de communication d'une lettre, ont été rejetées comme irrecevables ou non fondées.
N° TA87-2301848(TA87-2301848)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme et M. C, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le préfet de l'Indre à la société Energie Parnac pour une centrale photovoltaïque. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de motivation de la prescription relative à l'archéologie préventive et l'atteinte à l'activité agricole. Le tribunal a jugé que l'arrêté se bornait à rappeler l'existence d'une décision distincte en matière d'archéologie préventive, sans constituer une prescription insuffisamment motivée. Il a également estimé que le moyen tiré de l'atteinte à l'activité agricole était inopérant, le projet étant situé en zone d'activité et portant sur une surface inférieure à deux hectares, sans application des articles L. 161-4 et L. 151-11 du code de l'urbanisme.
N° TA87-2301292(TA87-2301292)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de séjour opposé par la préfète de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation, la requérante ne pouvant se prévaloir d'un pacte civil de solidarité qu'elle n'avait pas déclaré. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal ayant écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA87-2301523(TA87-2301523)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La requérante invoquait un vice de procédure pour absence de saisine du maire et une violation de l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de saisine du maire était inopérant, car la condition d'intégration républicaine prévue à l'article L. 413-7 du CESEDA n'est pas applicable aux ressortissants camerounais en vertu de la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994. Concernant le second moyen, le tribunal a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit en opposant le défaut de contribution effective de l'autre parent à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, condition requise pour l'obtention de la carte de résident de dix ans, distincte de celle applicable au renouvellement de la carte de séjour temporaire.
N° TA87-2301339(TA87-2301339)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B de plusieurs requêtes contestant des arrêtés préfectoraux et départementaux autorisant l'accès à ses parcelles pour des travaux publics sur une digue supportant une route départementale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant notamment que les arrêtés contestés étaient légaux et que les moyens soulevés (défaut de procédure contradictoire, incompétence, atteinte au droit de propriété, détournement de pouvoir) n'étaient pas fondés. Il a également estimé que les conclusions tendant à la communication d’une lettre étaient irrecevables. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la voirie routière et du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA87-2301507(TA87-2301507)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 8 août 2023 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle "travailleur saisonnier". Le tribunal a relevé que ce retrait était intervenu concomitamment à la délivrance d'une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" d'un an, conformément à l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à la suite de la demande de l'intéressé. M. A n'ayant pas démontré que ce nouveau titre ne lui aurait pas été remis ni en quoi le retrait lui ferait grief, le tribunal a jugé qu'il ne justifiait pas d'un intérêt à agir. La requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais d'instance.
N° TA87-2500988(TA87-2500988)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B C, ressortissant marocain, contestant les arrêtés du préfet de la Corrèze l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit à une vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de son droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. En conséquence, il a rejeté la requête de M. C, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA87-2402401(TA87-2402401)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 50 000 euros présentée par Mme B, agent territorial, pour des préjudices extra-patrimoniaux liés à une maladie professionnelle. Le juge a estimé que l'obligation de la communauté de communes Porte Océane du Limousin était sérieusement contestable, notamment en raison de l'application de la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2501011(TA87-2501011)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante afghane, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'Ofii était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 551-15 et R. 551-17. Il a également écarté les moyens tirés de la vulnérabilité de la requérante et de la violation des articles 2 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA87-2500992(TA87-2500992)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C, ressortissante malgache, visant à suspendre la décision du préfet de la Haute-Vienne du 7 mars 2025. Cette décision préfectorale rejetait à la fois sa demande de changement de statut pour un titre "vie privée et familiale" et le renouvellement de son titre "étudiant". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la suspension de son contrat d'apprentissage remettrait en cause la poursuite de son cursus universitaire. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA87-2500391(TA87-2500391)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par M. E. Ce dernier sollicitait une mesure d’instruction pour établir l’impact fonctionnel de son handicap sur sa mobilité, dans le cadre d’un litige l’opposant au conseil départemental de la Haute-Vienne et à la maison départementale des personnes handicapées, suite au refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion stationnement. Le tribunal a considéré que la mesure n’était pas utile, faute pour le requérant de démontrer que sa situation remplissait les conditions posées par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, notamment en l’absence de preuve d’un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou du caractère durable de l’altération de sa mobilité. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA87-2500611(TA87-2500611)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de Mme C tendant à la désignation d'un expert. La requérante sollicitait cette mesure afin de déterminer les causes et l'origine des désordres affectant un mur de soutènement, accessoire d'un ouvrage public communal, partiellement effondré à l'arrière de sa propriété. Le juge a estimé que la mesure d'expertise présentait un caractère utile, le défaut d'entretien de cet ouvrage étant susceptible d'engager la responsabilité de la commune de Guéret. En revanche, les conclusions de Mme C relatives aux dépens ont été rejetées, le juge des référés n'ayant pas compétence pour se prononcer sur ce point à ce stade.
N° TA87-2501042(TA87-2501042)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 mai 2025 par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a mis fin à la prise en charge en hébergement d'urgence de M. et Mme C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants, bien que sans solution d'hébergement, n'ont pas justifié d'une situation de détresse médicale, psychique ou sociale suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.