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Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 avril 2025 l'assignant à résidence dans le département de la Haute-Vienne pour une durée de quarante-cinq jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé irrecevable l'exception d'illégalité soulevée contre l'obligation de quitter le territoire français du 31 janvier 2025, cette décision étant devenue définitive. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 731-1.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de placement à l’isolement d’un détenu prise par la directrice adjointe du centre pénitentiaire de Châteauroux. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (erreur de fait, vice de forme, erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code pénitentiaire relatives à l’isolement.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E A, ressortissant irakien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 3 mai 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'assignation était légale car l'intéressé faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français exécutoire et que son éloignement demeurait une perspective raisonnable, conformément aux articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de l'absence de risque de fuite, de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de la liberté d'entreprendre.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la cheffe du bureau de l'asile bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la requérante avait reçu les brochures d'information prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) dans une langue comprise, et que l'entretien individuel requis par l'article 5 du même règlement avait été mené avec l'assistance d'un interprète. Enfin, le tribunal a estimé que la décision de transfert ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 16 du règlement Dublin III, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 2 mai 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours dans le cadre de l'exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'éloignement constituait une perspective raisonnable, le préfet étant en possession du passeport de l'intéressé et ayant obtenu une réservation de vol. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B, ressortissant angolais, d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du préfet de la Corrèze du 24 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête sommaire, enregistrée le 28 mars 2025, annonçait la production d’un mémoire ampliatif, mais aucun mémoire complémentaire n’est parvenu au greffe dans le délai de quinze jours prévu à l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application de ce texte, le requérant est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 22 mai 2025, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par Mme A, ressortissante algérienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La requérante invoquait notamment une erreur de droit et une méconnaissance des stipulations de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (article 7 bis b) et 6-5) ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, celle-ci ayant été introduite dans le délai légal compte tenu de la demande d’aide juridictionnelle. Sur le fond, il a annulé l’arrêté préfectoral au motif que le préfet ne pouvait se fonder uniquement sur l’absence de visa long séjour pour refuser le titre, sans examiner la situation personnelle et familiale de l’intéressée au regard des stipulations de l’accord franco-algérien.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A contestant le retrait de sa prime de transition énergétique par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du 13 janvier 2023, car celle-ci avait été remplacée par la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire, conformément à l’article L. 412-7 du code des relations entre le public et l’administration. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite, en application de l’article L. 232-4 du même code. Enfin, il a estimé que l’Anah n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en refusant de déroger aux délais sur le fondement de l’article 7 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, dès lors que les travaux avaient débuté avant le dépôt de la demande. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B C contestant l'arrêté du 17 janvier 2022 lui concédant une pension de réversion à compter du 1er janvier 2017, et non du 21 juillet 2001, avec une part payable d'1/4. Le tribunal a jugé que la prescription quadriennale prévue à l'article L. 53 du code des pensions civiles et militaires de retraite s'appliquait, les démarches de Mme C n'ayant pas interrompu le délai pour la période antérieure au 1er janvier 2017. Concernant la quotité de la pension, le tribunal a estimé que la part payable d'1/4 était justifiée par la présence d'enfants issus du premier mariage de M. F, sans que la requérante démontre une cessation de leur droit à pension. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et du code civil.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de l'Association pour la sauvegarde de l'enfance et de l'adolescence de la Corrèze (Aseac), qui demandait la condamnation de l'État pour n'avoir pas publié dans un délai raisonnable le décret d'application de l'article L. 433-1 du code de l'action sociale et des familles, relatif à la durée du travail des permanents des lieux de vie et d'accueil. Le tribunal a reconnu la faute de l'État, engageant sa responsabilité, en raison de ce retard réglementaire. En conséquence, il a condamné l'État à verser à l'Aseac une somme de 395 299,94 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 23 mars 2022 et de leur capitalisation, sur le fondement des articles L. 433-1 du code de l'action sociale et des familles et 21 de la Constitution.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du maire d'Ussel du 18 mars 2022 créant une aire de stationnement réservée aux poids lourds impasse Jean Jaurès. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur les pouvoirs de police du maire en matière de circulation et de stationnement (articles L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales). Il a estimé que la mesure, visant à organiser le stationnement des véhicules lourds dans un secteur à forte concentration, ne méconnaissait pas l'arrêté de 2004 interdisant la circulation en transit et ne constituait ni une erreur d'appréciation ni un détournement de pouvoir. La demande de M. B a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, détenue à la maison d'arrêt de Limoges, qui demandait l'annulation du refus implicite de son transfert vers l'établissement public de santé national de Fresnes (EPSNF) pour raisons médicales. Le tribunal a jugé que la décision de refus de changement d'affectation constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne porte pas aux droits et libertés fondamentaux de la requérante une atteinte excédant les contraintes inhérentes à sa détention. Il a relevé que Mme A était suffisamment autonome pour gérer sa pathologie et que son affectation initiale correspondait à sa situation pénale. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait l'annulation de la décision du 30 décembre 2022 ordonnant son placement à l'isolement pour un mois. Le requérant soutenait que son état de santé psychique était incompatible avec cette mesure. Le tribunal a estimé que le placement était justifié par des motifs de précaution et de sécurité, compte tenu du profil pénal de l'intéressé, de son comportement violent et des nombreux incidents en détention. Il a également relevé que M. B bénéficiait d'un suivi médical adapté. La décision s'appuie sur les articles L. 213-8, R. 213-30 et R. 213-19 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 septembre 2022 par lequel le maire de Saint-Just-le-Martel avait exercé le droit de préemption urbain sur ses parcelles. Le tribunal a jugé que la décision de préemption était suffisamment motivée, en mentionnant un projet de création d’un cheminement piétonnier et cycliste dans le cadre d’un aménagement global d’un espace de loisirs, conformément aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme. Il a également estimé que la réalité du projet était établie et que le moyen tiré d’un détournement de procédure n’était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la demande d'annulation du refus du maire d'Ussel d'abroger un arrêté du 18 mars 2022. Cet arrêté modifiait une interdiction de circulation des poids lourds de plus de 7,5 tonnes pour autoriser leur accès à une aire de stationnement située impasse Jean Jaurès. Les requérants contestaient le défaut de motivation de l'arrêté, une erreur de droit et un détournement de pouvoir, estimant que la mesure créait un danger pour la sécurité publique et visait uniquement à desservir un restaurant. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur les pouvoirs de police du maire (articles L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales) pour améliorer la gestion du stationnement des poids lourds, sans constituer un détournement de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du maire de Tulle du 2 mai 2023 lui imposant une étude comportementale pour son chien. La commune, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputée avoir acquiescé aux faits, mais le tribunal a examiné les moyens de droit. Il a jugé que le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire était inopérant, car la décision relevait du premier alinéa de l'article L. 211-1 du code rural et de la pêche maritime, qui n'impose pas une telle procédure. Enfin, la dangerosité du chien a été considérée comme établie par les pièces du dossier, contredisant les affirmations du requérant.
Le Tribunal Administratif de Limoges annule la décision du 6 février 2023 par laquelle la préfète de la Haute-Vienne a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B, ressortissant comorien et parent d'enfants français. La juridiction estime que l'administration a fait une inexacte application de l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B justifiait vivre avec ses enfants et contribuer à leur entretien et éducation. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte, et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de Mme A et M. B, qui sollicitaient la condamnation de la région Nouvelle-Aquitaine à leur verser 23 200 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'édification d'un ascenseur masquant l'ouverture de leur buanderie. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage pour des dommages causés à des tiers par un ouvrage public. Le tribunal a jugé que les dommages, étant permanents et non accidentels, ne présentaient pas le caractère grave et spécial requis pour ouvrir droit à réparation, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui demandait l'annulation du refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour étudiant. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait ni suivre un enseignement en France ni disposer de moyens d'existence suffisants, comme l'exige l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les éléments invoqués par M. A ne constituaient pas des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du même code. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B d'une demande d'indemnisation pour les préjudices résultant de l'illégalité d'un arrêté préfectoral du 23 décembre 2021 refusant un titre de séjour, annulé par un précédent jugement. Le tribunal a rejeté la faute liée à un délai d'instruction anormal, estimant que le titre avait été délivré dans le délai imparti par l'injonction. En revanche, il a reconnu que l'illégalité de l'arrêté constitue une faute engageant la responsabilité de l'État, mais a limité l'indemnisation au remboursement du timbre fiscal de 375 euros, jugeant les autres préjudices (moral, perte de chance d'emploi, aide au logement) non établis ou sans lien direct. La décision s'appuie sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.