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Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné trois requêtes de M. A, agent du département de la Haute-Vienne, contestant des sanctions disciplinaires et une suspension de fonctions. Le tribunal a annulé la décision du 6 juin 2023 portant exclusion temporaire de deux ans pour vice de procédure, en raison de la communication tardive de l’avis du conseil de discipline. En revanche, il a rejeté les demandes d’annulation des arrêtés de suspension des 28 juillet et 27 novembre 2023, estimant que ces mesures étaient justifiées par l’intérêt du service et l’existence d’une procédure pénale en cours. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 10 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. S'agissant du refus de titre de séjour, la juridiction a jugé que le préfet avait fait une exacte application des articles L. 421-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en relevant que M. D, entré irrégulièrement, ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition nécessaire à la délivrance d'une carte "salarié".
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une insertion sociale ou professionnelle stable en France. Les autres moyens, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, ont également été écartés. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B C, ingénieure territoriale, contestant l'arrêté du 28 mars 2023 du ministre de la transition écologique qui l'a classée à l'échelon 4 (indice majoré 478) lors de son détachement dans le corps des ingénieurs des travaux publics de l'État (ITPE), ainsi que le rejet de son recours gracieux. Mme C soutenait que son indice de rémunération antérieur (637) aurait dû être conservé, invoquant une erreur de droit et un accord implicite. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le classement à l'échelon comportant un indice égal ou immédiatement supérieur à celui détenu dans le grade d'origine était conforme aux dispositions de l'article 11-1 du décret n°86-68 du 13 janvier 1986 et de l'article L. 712-2 du code général de la fonction publique, et que la requérante ne démontrait pas l'existence d'un accord implicite.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, un ressortissant haïtien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en jugeant que les études de M. C n'étaient ni réelles ni sérieuses, compte tenu de ses résultats insuffisants et de ses nombreuses absences injustifiées sur plusieurs années, malgré ses justifications personnelles. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. E et Mme F, un couple de ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 14 février 2025 leur retirant leur attestation de demande d'asile, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le signataire des arrêtés, le secrétaire général de la préfecture, disposait d'une délégation de signature régulière, écartant ainsi le moyen d'incompétence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme (CEDH).
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune du Vigen qui sollicitait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Le juge a constaté que cette demande était irrecevable car elle avait été présentée postérieurement à l’adoption d’un arrêté de mise en sécurité, alors que le texte exige qu’elle soit formulée préalablement à un tel arrêté. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire de recourir à une expertise.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 24 avril 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Vienne a refusé de prolonger l'accompagnement de M. A, un jeune majeur anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, dans le cadre du dispositif "contrat jeune majeur". Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation de vulnérabilité de M. A (absence de ressources et de soutien familial), était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au département de réexaminer la situation de M. A et de lui proposer un accompagnement adapté dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection des jeunes majeurs.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 29 mai 2025 de la préfète de la Creuse l'assignant à résidence à Guéret avec obligation de pointage quotidien. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que la délégation de signature était régulière et que l'arrêté visait les textes applicables (articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Il a également jugé que la mesure n'était pas disproportionnée, M. A C résidant effectivement à Guéret avec son épouse et y exerçant une activité professionnelle, et que l'éloignement restait une perspective raisonnable.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction de trente jours de confinement en cellule ordinaire infligée à un détenu par la commission de discipline de la maison centrale de Saint-Maur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que le placement en confinement n'est pas, en lui-même, constitutif d'une urgence, et que les troubles psychiatriques invoqués ne caractérisaient pas, en l'absence de circonstances particulières et d'un suivi médical adapté, une situation d'urgence justifiant une suspension. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, et les conclusions au titre des frais de justice ont été écartées.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B E, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait l'annulation d'une "note de service" du 31 mars 2022 ordonnant sa gestion menottée lors de ses mouvements. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en relevant que l'adjoint à la cheffe d'établissement disposait d'une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que la décision, prise sur le fondement des articles 717-1 et D. 265 du code de procédure pénale, ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, la mesure relevant des prérogatives du chef d'établissement pour assurer la sécurité. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A D contestant le refus du maire de Bellac de lui délivrer un permis de construire pour la réhabilitation d'un ensemble immobilier. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ne s'applique pas à un refus de permis. Il a ensuite annulé l'arrêté du 25 mai 2023 et la décision de rejet du recours gracieux, en se fondant sur l'incompétence de l'adjoint au maire signataire, faute de délégation régulière et publiée, en application du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B A, ressortissant ghanéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 11 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que ses études n'étaient pas réelles et sérieuses, en raison d'un parcours marqué par des redoublements et une absence de progression vers un diplôme. La décision a été fondée sur les articles L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi de trois requêtes concernant des arrêtés préfectoraux relatifs à la remise en état d’un plan d’eau sur la commune de Lingé. La première requête (n° 2300262) visait l’annulation de l’arrêté de mise en demeure du 22 décembre 2022, tandis que les deux autres (n° 2500569 et n° 2500889) contestaient des astreintes administratives subséquentes. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la prescription de l’action administrative, l’irrégularité de la procédure, l’application de textes abrogés et le caractère disproportionné de la mesure. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur le code de l’environnement et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme D, un couple de ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne du 15 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre les arrêtés initiaux étaient irrecevables car tardives, le recours gracieux n'ayant pas interrompu le délai de recours contentieux de 30 jours en application de l'article R. 776-1 du code de justice administrative. Les décisions de rejet des recours gracieux du 3 février 2025 ont été annulées pour défaut de motivation, mais cette annulation n'a pas eu pour effet de remettre en cause les arrêtés initiaux. Les requêtes ont donc été rejetées dans leur ensemble, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés par les requérants.
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait le refus de modifier son régime d’escorte lors d’extractions médicales afin de garantir le secret médical. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant que la décision attaquée n’était pas une mesure d’ordre intérieur. Sur le fond, il a estimé que le signataire de la décision disposait d’une délégation de signature régulière et que le refus, fondé sur les dispositions du code pénitentiaire et de procédure pénale relatives à la sécurité et à la prévention des évasions, ne méconnaissait pas le droit au secret médical. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait procédé à un examen attentif de sa situation et que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire n'était pas privée de base légale, l'illégalité du refus de titre n'étant pas établie.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le requérant n'ayant pas respecté le délai de trente jours suivant la notification de la décision pour saisir le tribunal, conformément à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. S'agissant du fond, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France.