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Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur une demande d'indemnisation pour préjudices résultant d'une faute médicale lors d'un accouchement, déjà établie par un jugement antérieur de 2007. La juridiction doit évaluer et fixer le montant de la réparation des divers chefs de préjudice invoqués par la requérante, en tenant compte des arguments et des contre-propositions de l'établissement hospitalier défendeur, les Hospices Civils de Lyon. La décision appliquera les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative, notamment pour le règlement des frais et dépens.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. D... qui contestait le refus de lui délivrer un agrément de dirigeant d'une société de sécurité privée. La juridiction estime que le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a légalement fondé son refus sur l'enquête administrative, qui a révélé des comportements incompatibles avec l'exercice de ces fonctions, en application des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de la sécurité intérieure. Elle écarte également les moyens de l'intéressé concernant l'incompétence de l'auteur de la décision et son défaut de motivation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus implicite de délivrer un récépissé de demande de naturalisation. Le tribunal constate que l'administration a délivré le récépissé sollicité (prévu à l'article 21-25-1 du code civil) en cours d'instance, rendant la demande en annulation sans objet. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur l'annulation et rejette la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de délivrer un récépissé de dépôt d'un dossier complet de naturalisation. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en méconnaissant l'article 21-25-1 du code civil, car la requérante avait bien constitué un dossier complet. Le silence de la préfecture, réputé acquiescement aux faits de la requête en vertu de l'article R. 612-6 du code de justice administrative, a été déterminant pour établir l'illégalité du refus.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône refusant un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'administration, en refusant systématiquement un rendez-vous à un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), avait méconnu son obligation d'examiner sa situation au regard du droit au séjour. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantissent le droit à une demande et à la délivrance d'un récépissé.
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour défaut de production de pièces dans le délai imparti. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête comme irrecevable. Il estime que la décision de classement sans suite, fondée sur un dossier incomplet, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. **Textes appliqués** : L'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui autorise le classement sans suite d'une demande de naturalisation en cas de non-production des pièces complémentaires dans le délai fixé.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SCI Les Cerisiers, qui demandait l'injonction à la commune d'Aubenas de déplacer un compteur d'eau. La juridiction a jugé la demande irrecevable, car elle ne présentait que des conclusions à fin d'injonction sans être assorties de conclusions indemnitaires préalables, ce qui est contraire aux règles de procédure du plein contentieux administratif. Le tribunal a par ailleurs écarté l'exception d'incompétence soulevée par la commune, en rappelant que les litiges relatifs au déplacement d'un ouvrage public, tel qu'un branchement d'eau, relèvent bien de sa compétence.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision de classement sans suite d'une demande de naturalisation. Il juge que l'administration a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant le dossier incomplet, alors que la requérante avait produit les pièces requises, notamment son acte de naissance avec traduction. Le tribunal s'appuie sur les dispositions du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé une demande en responsabilité de l'État pour faute liée à la gestion du séjour d'une ressortissante étrangère. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, considérant comme fautifs le refus implicite de délivrer un titre de séjour alors que les conditions étaient remplies et le retard dans l'exécution d'une injonction du juge des référés. Il a condamné l'État à réparer les préjudices subis, notamment un préjudice moral lié à la précarité administrative, en application des principes généraux de la responsabilité administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé le refus de la préfète du Rhône d'accorder un rendez-vous à un ressortissant arménien pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a jugé que l'administration ne peut légalement refuser de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour, sauf si celle-ci est abusive ou dilatoire, car cela prive l'étranger de son droit à un examen de sa situation. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir d'un ressortissant algérien contre le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a constaté qu'une décision expresse de la préfète, postérieure à la requête, avait accordé à l'intéressé un certificat de résidence, rendant ainsi la demande d'annulation sans objet. Par conséquent, il a été décidé de ne pas statuer sur le fond et de rejeter la demande de condamnation de l'État aux frais, le requérant bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation d'un pays de destination. Le tribunal constate que, postérieurement à l'introduction de la requête, la Cour nationale du droit d'asile a accordé à la requérante le bénéfice de la protection subsidiaire, ce qui a conduit à la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. En application des articles L. 424-9 et R. 424-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal juge que cette nouvelle situation rend les conclusions de la requête sans objet et qu'il n'y a donc pas lieu de statuer.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé que le requérant, présent en France depuis 2023, n'établissait pas que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions en annulation et en injonction ont été rejetées, la décision de la préfète étant jugée légale au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté d'expulsion. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de son auteur, l'examen de la situation personnelle de l'intéressé et l'application des articles L. 631-2 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur version issue de la loi du 24 janvier 2024. Il a estimé que la préfète avait pu légalement considérer que la présence de l'étranger constituait une menace grave pour l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... A..., une ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement prises à son encontre. La juridiction a estimé que la décision de refus, signée par une autorité dûment habilitée, ne méconnaissait pas les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de la situation personnelle de la requérante. Les autres décisions attaquées (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination, interdiction de retour) ont été jugées légales, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions préfectorales du 2 juin 2025 refusant le renouvellement d'un titre de séjour "vie privée et familiale" et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant arménien. La juridiction a jugé que le refus de titre, fondé sur un avis médical estimant un traitement possible dans le pays d'origine, était insuffisamment motivé au regard des exigences de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation du pays de destination, qui dépendaient de la légalité du refus de titre, ont également été annulées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcés à l'encontre d'une ressortissante angolaise. La juridiction a estimé que la préfète de l'Ain avait commis une erreur de fait en considérant que les deux filles mineures de la requérante l'avaient accompagnée en France, alors qu'elles y résidaient séparément depuis plusieurs années sous la protection de l'aide sociale à l'enfance. Cette erreur a entaché l'appréciation du respect de la vie familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, justifiant l'annulation des mesures d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet, agissant par délégation, n'était pas incompétent et que le refus de titre de séjour était légalement motivé au regard des conditions posées par les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Considérant la légalité du refus de séjour, les mesures d'éloignement qui en découlent (OQTF, interdiction de retour) ont également été jugées régulières.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir de la requérante, une ressortissante arménienne, contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions préfectorales contestées étaient régulières, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, la motivation suffisante du refus et l'absence de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de la durée récente de séjour et de la situation familiale de l'intéressée. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral du 14 février 2025 qui rejetait la demande de séjour de Mme B..., ressortissante nigériane, et lui enjoignait de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de son parcours d'insertion et de sortie de la prostitution, méconnaissant ainsi les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer sa situation sous deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours.