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Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait d'enjoindre à la maison départementale-métropolitaine des personnes handicapées de mettre à jour le dossier de son fils. Le juge a constaté que la mesure sollicitée visait à obtenir l'exécution d'un jugement rendu par le pôle social du tribunal judiciaire. Il a rappelé que, en application de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître des recours contre les décisions de cette maison départementale. Par conséquent, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Demande de renouvellement de récépissé de séjour avec autorisation de travail rejetée par le juge des référés du Tribunal Administratif de Lyon. Le requérant invoquait l'urgence liée à une perte d'emploi, mais le juge a constaté qu'il détenait déjà une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 28 juin 2026, portant la mention "reconnu réfugié" et l'autorisant à travailler. En l'absence d'utilité et d'urgence établies, la requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que de l'article R. 431-15-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de la Porte-des-Pierres-Dorées refusant un permis de construire modificatif. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, tiré de l’absence de recours administratif préalable obligatoire auprès du préfet de région, conformément à l’article R. 424-14 du code de l’urbanisme, applicable aux projets situés dans les abords des monuments historiques. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme C... qui contestait un certificat d'urbanisme négatif (10 mai 2021) et un refus de permis de construire (25 septembre 2023) pour une maison individuelle sur la parcelle ZO n°152 à Beaulieu. La juridiction a appliqué l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, estimant que le projet, situé en second rideau et bordé d'espaces agricoles, aurait pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune. Le tribunal a considéré que ce seul motif suffisait à justifier légalement les décisions attaquées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 4 juillet 2023 par lequel le maire de Décines-Charpieu a refusé de délivrer un permis de construire à Mme A... pour la réalisation de deux logements. Le tribunal retient que le maire ne pouvait refuser le permis en raison de l'incomplétude du dossier sans avoir préalablement demandé les pièces manquantes dans le délai d'un mois, comme l'exigent les articles R. 423-22 et R. 423-39 du code de l'urbanisme. Il constate également que la notice du projet mentionne un local poubelles, contredisant le motif de refus. La solution est fondée sur les articles R. 431-4 et R. 423-22 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du maire de Champagne-au-Mont-d’Or du 22 mai 2023 s’opposant à la déclaration préalable de M. C... pour la création d’un mur de clôture, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal estime que le motif d’opposition fondé sur l’article 4.6 du règlement du PLU-H (insertion paysagère) est entaché d’une erreur d’appréciation, car le mur projeté est similaire à d’autres clôtures avoisinantes autorisées. Il ne se prononce pas sur le second motif tiré de l’article L. 113-2 du code de l’urbanisme, la commune n’ayant pas démontré son bien-fondé. En conséquence, le tribunal enjoint au maire de délivrer une décision de non-opposition dans un délai d’un mois et condamne la commune à verser 2 000 euros à M. C... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme H... et de M. C... demandant l'annulation du permis de construire délivré le 13 juin 2023 par le maire de Lyon à la société Fornas promotion construction pour un immeuble de bureaux. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants, mais a jugé que l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'insuffisance du dossier de demande, à la méconnaissance du plan local d'urbanisme et de l'habitat (PLU-H) de la métropole de Lyon, ainsi qu'à l'insertion architecturale, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme sollicités à titre subsidiaire.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C... qui contestait le refus du maire de Thueyts de lui délivrer un permis de construire une maison individuelle en zone naturelle (N). Le juge estime que le projet, qui ne constitue ni un logement de fonction agricole ni une extension, n’entre pas dans les constructions autorisées par l’article N1 du règlement du PLUi. La qualification de « dent creuse » invoquée par le requérant est sans effet, aucune dérogation n’étant prévue par le règlement pour ce type de situation. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du règlement du PLUi de la communauté de communes Ardèche des Sources et Volcans.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait le montant de 5 000 euros alloué par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. La requérante soutenait que ce montant ne couvrait pas l’intégralité de son préjudice. Le tribunal a appliqué l’article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et l’article 9 du décret n° 2022-394 du 18 mars 2022 modifié, fixant un barème forfaitaire. Il a jugé que la somme attribuée était conforme à ces textes, couvrant l’ensemble des préjudices subis du fait des conditions d’accueil et de vie après le rapatriement.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le montant de 6 000 euros alloué par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. Le tribunal a appliqué l’article 9 du décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, dans sa rédaction issue du décret modificatif n° 2025-256 du 20 mars 2025, pour calculer l’indemnité forfaitaire en fonction de la durée de séjour dans les structures d’accueil. Il a constaté que le requérant avait séjourné 18 mois dans un camp autre que Bias ou Saint-Maurice-l’Ardoise, ce qui lui ouvrait droit à 4 000 euros pour la première année et 1 000 euros pour l’année supplémentaire, soit un total de 5 000 euros. Dès lors, la somme de 6 000 euros déjà attribuée excédait ce montant, et la requête a été rejetée comme non fondée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C..., ressortissante arménienne, contestant le refus de titre de séjour du 5 novembre 2025 et le rejet implicite de sa demande d'abrogation. Le tribunal a jugé que la demande d'abrogation du refus implicite initial était sans objet, car une décision de refus de titre de séjour produit tous ses effets dès son entrée en vigueur. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 5 novembre 2025 pour vice de procédure, en raison de l'absence de consultation obligatoire de la commission du titre de séjour, en application de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du 17 janvier 2024 par lequel le président de la métropole de Lyon a exercé le droit de préemption urbain sur une parcelle à Saint-Priest. Le tribunal a jugé que le président de la métropole était compétent pour exercer ce droit en vertu d'une délégation du conseil métropolitain, conformément aux articles L. 211-2 du code de l'urbanisme et L. 3611-3 du code général des collectivités territoriales. Il a également estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait pas d'absence de projet d'aménagement, écartant ainsi les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de ses enfants. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, puis a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au regard de son maintien irrégulier en France et de son activité professionnelle limitée. La solution s'appuie sur l'article 6-5° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l’État à verser 11 200 euros à Mme C... pour carence fautive dans l’exécution d’une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône, qui l’avait reconnue prioritaire pour un relogement adapté au handicap de plusieurs membres de son foyer. La responsabilité de l’État a été engagée du 19 avril 2022 au 14 octobre 2025, faute de proposition de logement dans le délai imparti, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a écarté l’argument de la préfète du Rhône selon lequel la requérante aurait fait obstruction, faute de preuve, et a indemnisé les troubles dans les conditions d’existence subis par le foyer.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 27 décembre 2023 par laquelle la caisse d’allocations familiales du Rhône notifiait à M. A... des indus de prime exceptionnelle de fin d’année (2021 et 2022) et d’aide exceptionnelle de solidarité (2022), en raison d’un défaut de signature régulière. La juridiction a jugé que la décision ne permettait pas d’identifier l’auteur de l’acte, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. Par voie de conséquence, les décisions subséquentes (du 3 février 2024 et du 18 juin 2024) ont également été annulées. La solution retenue repose sur un vice de forme affectant la légalité externe de l’acte administratif.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi de quatre requêtes par M. B..., concernant des indus de prime exceptionnelle de fin d'année (2021-2023), un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 17 769,10 euros, et une amende administrative de 3 284 euros. Le requérant contestait la légalité de ces décisions pour divers vices de forme et de fond, notamment l'absence de motivation, le défaut de justification des indus, et la violation du principe du contradictoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a confirmé le bien-fondé des créances et de l'amende. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B... contestant des indus de prime d'activité et d'allocation de logement sociale notifiés par la caisse d'allocations familiales du Rhône. La juridiction a constaté un non-lieu partiel à statuer, la caisse ayant ramené l'indu de prime d'activité de 3 780,49 euros à 851,74 euros après régularisation des droits. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, jugeant que les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, absence de justification des indus) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur le code de la sécurité sociale et le code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a examiné les recours de M. A... contestant des indus de revenu de solidarité active (22 071,88 €), d’aide exceptionnelle de solidarité et de prime de fin d’année, ainsi qu’un indu d’aide personnalisée au logement (7 009,96 €). Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment l’absence de justification de la fraude, l’illégalité de la procédure de recouvrement et le défaut de motivation, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la construction et de l’habitation, sans faire droit aux conclusions accessoires ou à la demande de sursis à statuer.
Rejet d’une demande de réparation fondée sur l’article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. La solution retenue est que le requérant, bien qu’ayant vécu à Largentière, n’a pas démontré avoir séjourné dans l’une des structures d’accueil gérées par l’État figurant sur la liste annexée au décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, condition nécessaire pour bénéficier de l’indemnité forfaitaire. Les textes appliqués sont la loi du 23 février 2022 et le décret du 18 mars 2022 modifié.
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à verser 850 euros à M. C... pour les troubles dans ses conditions d'existence, suite à l'absence de relogement après une décision de la commission de médiation du Rhône du 14 mars 2023 le déclarant prioritaire. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive entre le 14 septembre 2023 et le 31 mai 2024, date du refus d'une proposition de logement par M. C... sans motif impérieux. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande d'indemnisation pour préjudice moral a été rejetée, faute de preuve.