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Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme E... demandant l'annulation du permis de construire délivré le 20 décembre 2024 par le maire de Mornant à la SARL Prodexia pour un immeuble de quatorze logements. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'incomplétude du dossier de demande, et de méconnaissance des articles UA 4-2-2, UA 6 et UA 3-2 du règlement du plan local d'urbanisme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 431-4, R. 431-7, R. 431-8 et R. 431-10.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé provision, a rejeté la demande de la société 01 System qui sollicitait le versement d'une provision de 98 787,22 euros suite à la résiliation de ses prestations informatiques par la commune de Miribel. Le juge a considéré que l'obligation invoquée était sérieusement contestable, car la commune pouvait résilier unilatéralement le contrat pour un motif d'intérêt général, d'autant plus que les bons de commande étaient entachés d'irrégularités (absence de publicité et de mise en concurrence). En conséquence, la société ne pouvait prétendre qu'au remboursement de ses dépenses utiles sur un terrain quasi-contractuel, et non à l'indemnité contractuelle de résiliation anticipée. La demande de provision a donc été rejetée, de même que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a examiné la demande de M. A... visant à obtenir l’exécution du jugement du 16 juillet 2024, qui annulait des retenues sur ses prestations et ordonnait un nouveau calcul de ses droits au revenu de solidarité active. Le tribunal a constaté que la caisse d’allocations familiales du Rhône avait pleinement exécuté ce jugement, notamment en neutralisant les aides de Mme A..., rendant ainsi la demande d’exécution sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté les autres conclusions de M. A..., qui soulevaient des litiges distincts non couverts par le jugement initial. La décision s’appuie sur les articles R. 222-13 et R. 772-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision initiale de l'OFII était fondée sur le départ de la requérante de son lieu d'hébergement, conformément à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, car l'examen de vulnérabilité n'avait révélé aucun motif exceptionnel et la famille était prise en charge par le 115. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de l'OFII.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... afin de modifier une précédente ordonnance du 12 novembre 2025. La requérante soutenait que l'injonction faite au préfet de l'Ain de prendre une nouvelle décision sur sa demande de titre de séjour n'avait pas été exécutée. Le tribunal a constaté qu'aucune nouvelle décision n'avait effectivement été prise, constituant un élément nouveau justifiant l'intervention du juge des référés. En application des articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative, le juge peut ordonner des mesures pour assurer l'exécution de ses précédentes injonctions.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 12 novembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet de l'Ain de prendre une nouvelle décision sur sa demande de titre de séjour, ce que l'administration n'a pas fait. Le juge a constaté que cette inexécution constitue un élément nouveau justifiant la modification des mesures ordonnées. Il a donc enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte, en application des articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension des décisions du 4 juin 2025 par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, en raison du caractère suspensif du recours en annulation déjà introduit. Sur le refus de titre de séjour, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, méconnaissance de l'accord franco-camerounais et de l'article L. 425-9 du CESEDA, erreur de fait et d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A..., ressortissant gabonais, qui contestait un arrêté du préfet de l’Ardèche l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal écarte l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation et le défaut d’examen de la situation personnelle. Il juge que la mesure d’assignation à résidence, qui n’entraîne pas de séparation avec ses enfants, ne méconnaît pas l’intérêt supérieur de l’enfant protégé par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation afin de désigner un expert pour un immeuble situé à Saint-Fons, présentant des désordres structurels (dégradation du plancher, fissures) constituant un danger pour la sécurité publique. La juridiction a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner le bâtiment et les constructions mitoyennes, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures provisoires de sécurité. L'expert devra déposer son rapport sous forme électronique dans un délai contraint, avant le 11 février 2026. La décision applique les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., professeur, qui contestait le refus du recteur de l’académie de Lyon de lui verser une indemnité de frais de changement de résidence. Le juge a constaté que la décision attaquée, relative à un élément de rémunération, relevait de la médiation préalable obligatoire prévue par l’article L. 213-11 du code de justice administrative et le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022. M. A... n’ayant pas engagé cette procédure avant de saisir le tribunal, sa requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi par la préfète du Rhône d’une demande de levée de l’astreinte prononcée le 18 octobre 2021 pour défaut d’hébergement de Mme B..., a constaté que l’intéressée est logée depuis le 16 août 2023. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a procédé à la liquidation définitive de l’astreinte. Il a condamné l’État à verser 15 000 euros au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, sous réserve des paiements déjà effectués.
Le tribunal administratif de Lyon a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 3 avril 2020 à l'encontre de l'État, qui devait proposer un hébergement à Mme B... sous peine de 100 euros par jour de retard. L'administration a justifié avoir exécuté son obligation le 7 juillet 2020 en hébergeant l'intéressée à l'hôtel Le Mazenod. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le juge a condamné l'État à verser 5 000 euros au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sous réserve des paiements déjà effectués.
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi par la préfète du Rhône d’une demande de mainlevée de l’astreinte prononcée pour défaut de relogement de M. B..., a procédé à la liquidation définitive de cette astreinte. Il a constaté que l’administration s’était acquittée de son obligation de relogement le 24 février 2025, soit après le délai fixé au 1er décembre 2024. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, l’astreinte a été liquidée à 600 euros pour la période de retard, somme que l’État devra verser au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... qui demandait l’annulation du refus implicite du maire d’Annonay de retirer pour fraude un permis de construire délivré le 4 novembre 2022 à la SCI Les Genets pour une salle de réception. Le tribunal a estimé que les allégations de fraude (abattage d’arbres, omission d’éléments dans le dossier, nature des activités) n’étaient pas établies, le permis n’ayant pas été obtenu par des manœuvres dolosives. Par ailleurs, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au refus de dresser un procès-verbal d’infraction, le maire n’étant pas en situation de compétence liée pour agir. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment l’article L. 480-1.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale, en se fondant sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 6-5° de l’accord franco-algérien. Le tribunal a estimé que la décision était légalement motivée et que le requérant, en situation irrégulière prolongée et sans insertion professionnelle notable, ne justifiait pas d’une atteinte disproportionnée à ses droits. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, confirmant ainsi la légalité du refus de séjour.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... contestant deux indus d'allocation de solidarité spécifique notifiés par France Travail. La requête a été jugée irrecevable car elle n'avait pas été précédée de la médiation préalable obligatoire prévue à l'article L. 213-11 du code de justice administrative, en application des articles R. 5312-47 et R. 5312-48 du code du travail. Le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris sa demande subsidiaire de remise gracieuse.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique (chambre sociale), a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu d’allocation de solidarité spécifique de 2 799,08 euros réclamé par France Travail. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’erreur de l’administration, car la requérante ne contestait pas le bien-fondé de l’indu. S’agissant de la demande de remise gracieuse, le tribunal a estimé que la bonne foi de Mme A... n’était pas établie, l’indu résultant d’un manquement à ses obligations déclaratives. La décision s’appuie sur les articles L. 5426-8-3 du code du travail et R. 222-13 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A... contestant le refus de la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a jugé que les conclusions du requérant devaient être interprétées comme dirigées à la fois contre la décision initiale du 27 février 2024 et contre le rejet de son recours gracieux du 2 juillet 2024. Il a écarté comme inopérants les moyens soulevés spécifiquement contre la décision de rejet du recours gracieux (insuffisance de motivation, défaut d’examen, erreur de droit), ceux-ci se rattachant à des vices propres de cette décision. La solution retenue repose sur l’application des principes généraux du contentieux administratif relatifs au recours gracieux et aux dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait réparation du préjudice subi en raison de l'absence de proposition de logement adapté jusqu'au 8 octobre 2024, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 31 octobre 2023. La responsabilité de l'État a été engagée sur une période de cinq mois et huit jours, mais le tribunal a estimé que Mme B... n'avait pas démontré avoir subi des troubles dans ses conditions d'existence, étant hébergée chez ses enfants. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis de l’indemniser sur le fondement de l’article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. La requérante, née à Largentière en 1965, n’a pas séjourné dans une structure d’accueil gérée par l’État figurant sur la liste fixée par décret, condition nécessaire pour bénéficier de la réparation forfaitaire. Le tribunal écarte l’argument tiré de l’indemnisation de ses sœurs, faute de lien avec sa situation personnelle. La solution retenue est fondée sur les articles 1er et 3 de la loi du 23 février 2022 et le décret n° 2022-394 du 18 mars 2022.