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Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux social, était saisi par Mme B... d’une demande de remise totale de ses dettes d’aide personnalisée au logement (APL) et de revenu de solidarité active (RSA), après que la CAF du Rhône ne lui a accordé qu’une remise partielle. Le tribunal a constaté que la dette d’APL restante avait été intégralement soldée par des retenues antérieures à l’instance, rendant sans objet les conclusions sur ce point. S’agissant de la dette de RSA, le juge a rejeté la demande de remise totale, estimant que la situation de précarité et la bonne foi invoquées par la requérante ne justifiaient pas une remise supplémentaire au-delà de l’abandon partiel déjà accordé par la CAF. La décision se fonde sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives aux remises gracieuses d’indu.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision de la caisse d’allocations familiales de la Loire du 4 septembre 2024. Cette décision ne lui accordait qu’une remise partielle de 210,35 euros sur un trop-perçu de prime d’activité de 1 389,72 euros. Le tribunal a estimé que la situation de précarité de Mme A... n’était pas suffisamment établie par les pièces du dossier pour justifier une remise supplémentaire, et a rejeté sa demande de remise totale. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Lyon a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Labeaume pour une maison individuelle, un abri de voiture et une piscine. Cette suspension a été prononcée à la demande du préfet de l'Ardèche, sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge des référés a estimé que le moyen tiré de l'absence de sursis à statuer était propre à créer un doute sérieux sur la légalité du permis, en application de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Le projet était situé dans un site Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, et le maire n'avait pas opposé de sursis alors que le futur plan local d'urbanisme intercommunal était suffisamment avancé.
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, qui contestait les arrêtés du 12 janvier 2026 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), mais le tribunal estime que les éléments fournis sont insuffisants pour établir l'ancienneté de sa relation avec sa compagne française. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi par la préfète du Rhône d’une demande de mainlevée de l’astreinte prononcée contre l’État pour le relogement de M. B..., constate que ce dernier a signé un bail pour un logement de type T2 le 28 février 2025, soit avant la date limite du 1er mars 2025 fixée par l’ordonnance du 28 janvier 2025. L’État est ainsi regardé comme s’étant acquitté de son obligation de relogement. En conséquence, le tribunal ordonne qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Régie d'immeubles Bonnefoy-Carrier-Peret. Celle-ci déposait une plainte auprès du procureur de la République, une action qui relève de l'autorité judiciaire et non de l'ordre administratif. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son incompétence manifeste pour connaître de cette demande. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A... d’une demande en paiement d’un salaire impayé par son ancien employeur, la société Euro Pare-Brise + Lyon. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste. Il a jugé que ce litige, relatif à l’exécution d’un contrat de travail, relève de la compétence exclusive des juridictions judiciaires.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B..., sous-officier de gendarmerie, contestant son absence d'inscription au tableau d'avancement au choix pour 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'établissement d'un tableau d'avancement n'étant pas, en l'absence de circonstances particulières, constitutif d'une situation d'urgence. Les arguments du requérant sur les conséquences professionnelles et financières de la décision n'ont pas été jugés suffisants pour caractériser une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. Par ailleurs, la demande subsidiaire d'injonction a été rejetée comme manifestement irrecevable, le juge des référés ne pouvant prononcer une telle mesure en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait son relogement suite à une décision de la commission de médiation droit au logement opposable du Rhône du 25 juillet 2023. La requête a été jugée manifestement tardive, car enregistrée le 11 septembre 2025, soit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait jusqu'au 27 mai 2024. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans régularisation. Il a précisé que ce rejet ne remet pas en cause le bénéfice de la décision de la commission de médiation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B..., un ressortissant libyen demandeur d'asile, contestant la décision du directeur territorial de l'OFII de Lyon mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil suite à son refus d'une orientation vers un hébergement. Le tribunal a rejeté la demande de substitution de base légale de l'OFII et a annulé la décision attaquée, estimant qu'elle était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que le refus d'hébergement de M. B... était justifié par la nécessité de son suivi médical à Lyon pour une hernie discale, et non par un simple confort. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B..., ressortissante birmane, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, fondée sur l’article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen sérieux. Le tribunal a toutefois annulé cette décision, estimant que l'OFII avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas suffisamment en compte la vulnérabilité particulière de la requérante, liée à sa grossesse avancée et à son isolement social.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par Mme C..., qui demandait qu'il soit enjoint à la rectrice de l'académie de Lyon d'affecter une aide humaine à son fils handicapé, conformément à une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du 29 mai 2024. En cours d'instance, la rectrice a procédé au recrutement nécessaire pour assurer cette aide à compter du 5 janvier 2026. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en rejetant la demande de frais de justice présentée par la requérante.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 3 novembre 2025 par laquelle l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a refusé de rectifier la motorisation d'un véhicule Dodge Journey pour mentionner le carburant E85. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le surcoût financier invoqué n'étant pas suffisamment établi et l'intéressé ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'administration étant fondée à exiger un certificat de conformité face à une discordance entre le certificat suédois et les données d'homologation communautaire. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de Mme B..., qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint à la préfète du Rhône d’instruire sa demande de titre de séjour. La requérante n’ayant pas déposé de demande de titre de séjour régulière, faute d’avoir obtenu un rendez-vous en préfecture, le juge a estimé que la condition d’une demande préalablement déposée n’était pas remplie. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence ou l’utilité de la mesure.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de l'interdiction de retour en France de douze mois prise par le préfet de l'Ain le 5 janvier 2026. Cette demande est devenue sans objet car le recours en annulation contre cette même décision a déjà été tranché par un jugement du 20 janvier 2026. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, l'État n'étant pas la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble situé à Lyon, présentant un danger pour la sécurité publique en raison de désordres structurels (rupture de poutre, affaissement de plancher). Le tribunal a fait droit à la requête en désignant un expert chargé d'examiner l'immeuble et les constructions mitoyennes, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures provisoires de sécurité. La mission de l'expert a été fixée dans un délai contraint, avec dépôt du rapport au plus tard le 9 février 2026.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant le refus d’un congé bonifié par la métropole du Grand Lyon. La requérante s’est bornée à exposer sa situation personnelle et à solliciter un recours gracieux, sans formuler de conclusions relevant de l’office du juge administratif (annulation d’une décision ou condamnation pécuniaire). Le juge a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait d'enjoindre au préfet de la Loire de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge constate que la requérante ne produit pas son titre de séjour expiré, ne démontrant ainsi pas remplir les conditions fixées par les articles R. 431-15-1 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir l'attestation sollicitée. Par ailleurs, la demande visant à obtenir une décision sous 48 heures est sans objet, l'administration disposant d'un délai de quatre mois pour statuer, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A..., ressortissant afghan, visant à contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et la décision de clôture de sa demande pour dossier incomplet. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. A... avait déposé sa demande de renouvellement hors des délais prévus à l’article R. 431-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ne pouvant ainsi bénéficier de la présomption d’urgence applicable en cas de refus de renouvellement. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus d’entrée sur le territoire français prononcé le 14 septembre 2024 par le ministre de l’intérieur, assorti d’un placement en zone d’attente. L’avocat du requérant s’est désisté de sa mission le 18 octobre 2024, et M. A... n’a pas communiqué d’adresse pour recevoir les actes de la procédure. En application du 3° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer en l’état sur la requête, dans l’attente d’une éventuelle manifestation de volonté du requérant de poursuivre l’instance.