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Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B... d’un litige l’opposant à sa banque, Boursobank, au sujet de paiements qu’elle estime frauduleux. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Il a jugé que ce litige, relatif à l’exécution d’un contrat de droit privé avec un établissement bancaire, relève de la compétence exclusive des juridictions de l’ordre judiciaire.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que, malgré une demande de régularisation, le requérant n'avait pas produit l'acte attaqué, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 8 août 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. C... A..., ressortissant djiboutien ayant sollicité le réexamen de sa demande d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a estimé que cette décision était entachée d'une erreur de fait, l'administration s'étant fondée sur une situation d'hébergement ponctuelle et non pérenne pour justifier son refus. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII d'octroyer ces conditions matérielles d'accueil au requérant. Cette solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent une prise en compte de la vulnérabilité du demandeur.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 15 décembre 2022 fixant son indice de rémunération à l'indice majoré 673 lors de sa nomination comme ingénieur stagiaire. Le tribunal a jugé que cet arrêté ne constituait pas un retrait d'une décision créatrice de droits, mais une simple régularisation de la situation administrative de l'intéressé pour sa troisième année de scolarité, distincte des arrêtés antérieurs. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de motivation a été écarté, et les autres moyens soulevés ont également été rejetés comme non fondés. La solution retenue s'appuie notamment sur l'article 13 du décret n° 2005-631 du 30 mai 2005 et l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante éthiopienne, qui contestait l'arrêté du 21 novembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la clause discrétionnaire de l'article 17 ne confère pas un droit aux demandeurs d'asile et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la famille de M. G... F... demandant la suspension de la décision médicale d'extubation sans ré-intubation prise par le centre hospitalier de Bourg-en-Bresse. Le juge a estimé que la procédure collégiale prévue par la loi Leonetti-Claeys (articles L. 1110-5-1 et suivants du code de la santé publique) avait été respectée et que la décision d'arrêt des thérapeutiques actives ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie ou à la dignité humaine, compte tenu de l'état neurologique irréversible et des souffrances du patient. La solution retenue confirme la possibilité pour l'équipe médicale de mettre fin à un traitement devenu une obstination déraisonnable, en l'absence de volonté contraire exprimée par le patient.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 22 août 2025 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d’accueil de M. B..., un demandeur d’asile nigérian. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d’un vice de procédure, l’OFII n’ayant pas respecté la procédure contradictoire préalable prévue à l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a également relevé que l’OFII n’avait pas démontré que M. B... avait été informé des rendez-vous qu’il aurait manqués, ni qu’il avait été mis en mesure de présenter ses observations. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’OFII de rétablir les conditions matérielles d’accueil et de verser l’allocation pour demandeur d’asile due depuis le 11 août 2025, sous astreinte.
Rejet d'une demande de remise gracieuse d'une dette de revenu de solidarité active (RSA) de 267,41 euros. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... au motif qu'elle ne présentait aucun élément nouveau par rapport à un précédent jugement ayant déjà rejeté sa demande. La solution est fondée sur le 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 23 octobre 2025 par lequel le préfet de l'Ardèche a retiré le titre de séjour « saisonnier » de M. B..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et que les moyens tirés du défaut de saisine de la commission du titre de séjour et de l'absence de procédure contradictoire préalable étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de restituer le titre de séjour à M. B... et de réexaminer sa situation sous un mois, sans astreinte. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 432-13 et L. 412-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. C... F..., ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 22 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant soutenait que sa demande tardive de renouvellement était due à une carence de l'administration et invoquait plusieurs vices de procédure, notamment l'absence de saisine de la commission du titre de séjour et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la demande, déposée moins d'un mois avant l'expiration du titre, constituait une première demande et non un renouvellement, et que les décisions attaquées étaient légalement justifiées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-tunisien.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d'enjoindre au maire de Polliat de raccorder sa parcelle au réseau électrique. Le requérant invoquait la nécessité de ce raccordement pour faire fonctionner l'appareil médical de son fils souffrant d'apnée du sommeil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, relevant notamment que le fils résidait temporairement ailleurs et que le maire avait autorisé un branchement provisoire en attendant une nouvelle autorisation. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lyon annule la décision du recteur de l’académie de Lyon du 18 décembre 2023 confirmant l’exclusion définitive avec sursis d’un collégien. Le juge estime que si le devoir rendu par l’élève, rédigé dans le cadre d’un exercice d’écriture d’invention, exprime une vision violente des rapports humains fondée sur des considérations religieuses, il ne ressort pas des pièces du dossier que l’élève ait été animé d’une intention de choquer, menacer ou inciter à la haine. Dès lors, les faits ne constituent pas une faute disciplinaire justifiant une sanction, en application de l’article L. 511-1 du code de l’éducation. L’État est condamné à verser 1 500 euros aux parents au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A..., professeur agrégé, contestant son arrêté de titularisation dans le corps des ingénieurs des travaux publics de l’État au 10e échelon (indice majoré 673). Le requérant soutenait que cet arrêté méconnaissait l’article 26-3 du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985, en ne le reclassant pas dans un grade dont l’indice sommital serait égal à celui de son grade d’origine (professeur agrégé, indice majoré 800). La juridiction a rejeté la requête, considérant le moyen non fondé.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel la préfète du Rhône avait ordonné l'expulsion de M. B..., ressortissant albanais, au motif d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La juridiction a considéré que, malgré la gravité de ses condamnations pour trafic de stupéfiants, l'intéressé justifiait d'une intégration familiale et professionnelle solide en France, étant père de deux enfants français, vivant avec sa compagne française, et exerçant un emploi stable. Cette solution a été fondée sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en tenant compte de l'avis défavorable de la commission d'expulsion et des gages de réinsertion présentés. La décision a également mis à la charge de l'État le versement de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société FMC France d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de la décision de l’ANSES refusant d’instruire sa demande d’autorisation de mise sur le marché du produit phytopharmaceutique « Frolo ». La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 3 décembre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune des mesures sollicitées (suspension, injonction ou frais d’instance) n’a donc été accordée.
La Fédération des acteurs de la solidarité a saisi le juge des référés du Tribunal Administratif de Lyon, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, pour demander la suspension des décisions de la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes instaurant un nouveau cadre contractuel pour l’hébergement d'urgence dans le Rhône. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, ces décisions imposant des changements majeurs et immédiats aux structures d'accueil, susceptibles de perturber la prise en charge des personnes hébergées. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'inconditionnalité et la continuité de l'accueil, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. En conséquence, le juge a ordonné la suspension de l'exécution des décisions contestées jusqu'à ce qu'il soit statué au fond.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., technicien hospitalier, qui contestait le refus de l’Hôpital intercommunal de Neuville-sur-Saône de reconnaître l’imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. Le tribunal a jugé que la demande de l’agent, présentée le 11 octobre 2022, était tardive car elle excédait le délai de deux ans prévu par l’article 35-3 du décret n°88-386 du 19 avril 1988, à compter de la date à laquelle il avait été informé du lien possible entre sa maladie et son activité professionnelle. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé avec autorisation de travail dans le cadre du renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône a fait droit à la demande de l’intéressée en lui délivrant un titre de séjour pluriannuel et en la convoquant à un rendez-vous. Le juge a pris acte du désistement des conclusions à fin d’injonction de Mme A..., devenues sans objet, et a condamné l’État à lui verser 500 euros au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre plusieurs décisions du 22 novembre 2025 de la préfète de l’Ain, incluant le retrait de sa carte de séjour, une obligation de quitter le territoire français sans délai, une fixation du pays de destination et une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment une atteinte à son droit d’être entendu, une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et une erreur d’appréciation quant à la menace à l’ordre public. Après examen, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. A..., confirmant la légalité des décisions attaquées. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 mars 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de six mois. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment circonstancié. Sur le fond, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se référant à la situation de l'emploi, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.