37 028 décisions disponibles — page 254/1852
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société AH Formation pour suspendre la sanction de déréférencement de trois mois prononcée par la Caisse des dépôts et consignations sur la plateforme « Mon compte formation ». En cours d'instance, la période de déréférencement étant arrivée à expiration, le juge a relevé d'office un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension, cette mesure ayant été entièrement exécutée. La requête est donc devenue sans objet sur ce point, et les conclusions relatives au refus de paiement des dossiers en cours, qui constituent une décision distincte, n'ont pas été examinées au fond.
Classement sans suite d'une demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette le recours pour excès de pouvoir de M. B... contre la décision de la préfète du Rhône. Il juge que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief dès lors que l'incomplétude du dossier n'est pas contestée sérieusement. La requête est donc irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de M. A..., chef de la police municipale de Saint-Fons, contestant deux sanctions disciplinaires : une révocation (arrêté du 26 juin 2024) et une exclusion temporaire de 19 mois (arrêté du 1er octobre 2024). Après avoir joint les deux requêtes, le tribunal a annulé l'arrêté du 26 juin 2024 pour vice de procédure, estimant que l'agent n'avait pas bénéficié d'un droit à une défense effective. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté du 1er octobre 2024, jugeant que la nouvelle sanction, prise après une procédure régulière et fondée sur des faits établis, n'était pas disproportionnée. Les décisions s'appuient notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 2 février 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de fixer un rendez-vous à M. A... pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande d’admission exceptionnelle au séjour ne pouvant être effectuée par téléservice, l’administration était tenue de permettre son dépôt physique et de délivrer un récépissé. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-12 et R. 431-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de la préfète du Rhône du 29 septembre 2025 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le juge a relevé que le courrier de M. A... constituait un recours administratif, non une requête contentieuse, et qu'à le supposer dirigé contre la décision préfectorale, il ne soulevait aucun moyen opérant. L'avis de classement sans suite a été jugé insusceptible de faire grief et donc non attaquable par un recours pour excès de pouvoir. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1, 4° et 7°, et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., professeure, qui contestait une décision de la rectrice de l’académie de Lyon confirmant une retenue sur traitement pour absence de service fait. La requête était soumise à la procédure de médiation préalable obligatoire prévue par l’article L. 213-11 du code de justice administrative et le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022, applicable aux décisions individuelles défavorables relatives à la rémunération des agents publics de l’académie de Lyon. Mme A... n’ayant pas engagé cette médiation avant de saisir le tribunal, sa demande a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. et Mme C... contre le refus implicite du maire de Plateau d’Hauteville de délivrer un certificat de non-opposition à leur déclaration préalable de travaux. Le tribunal constate que, postérieurement à l’introduction de la requête, la commune a délivré le certificat sollicité, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions. En revanche, les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées, aucune circonstance ne justifiant de mettre les frais à la charge de la commune.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Paul Distribution d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 23 juin 2025 par lequel le maire de Renaison avait délivré un permis de construire modificatif. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 25 septembre 2025. Le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et qu’il n’y avait plus lieu d’y statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 11 octobre 2025 par lequel la préfète de la Loire obligeait M. A., ressortissant ivoirien gravement malade, à quitter le territoire français. La magistrate désignée a jugé que la préfète avait méconnu l'autorité de la chose jugée attachée aux jugements des 5 janvier 2022 et 20 décembre 2024, qui imposaient un réexamen de sa situation et la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'arrêté du 11 novembre 2025 portant assignation à résidence a également été annulé.
Classement sans suite d’une demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette le recours pour excès de pouvoir de Mme A... contre la décision de la préfète du Rhône. Il juge que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief dès lors que la demande était incomplète et que la requérante n’a pas déféré à la mise en demeure de produire les pièces manquantes, la notification étant réputée faite via l’application informatique conformément à l’arrêté du 3 février 2023. La requête est donc irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B..., ressortissant guinéen, contestant les décisions du 31 octobre 2025 par lesquelles la préfète du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé une interdiction de retour de dix-huit mois et l'a assigné à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B.... Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme, et la directive 2008/115/CE.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône lui a délivré une carte de résident de dix ans, rendant sans objet les conclusions principales. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces demandes. Il condamne néanmoins l’État à verser 1 200 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante camerounaise, contestant un arrêté préfectoral du 29 octobre 2025 prononçant une interdiction de retour de douze mois et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier, estimant l’arrêté suffisamment motivé et fondé sur un examen complet de sa situation. Il a également rejeté les griefs spécifiques contre l’interdiction de retour, en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône lui a délivré une carte de résident de dix ans, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne l’État à verser 1 200 euros à l’avocat de M. B... au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre à la maire de Vaulx-en-Velin de publier sa tribune sans modification dans le magazine municipal. Le juge a estimé que l'incompétence alléguée du rédacteur en chef ne présentait pas de lien direct avec une atteinte grave à une liberté fondamentale. Surtout, il a considéré que le texte de M. A..., bien que relevant de l'espace réservé à l'opposition prévu par l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales, contenait des imputations de faits précis présentant un caractère diffamatoire au sens de la loi du 29 juillet 1881, justifiant ainsi le refus de publication. La condition d'urgence n'a pas été examinée, la requête étant manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... D..., ressortissant tchadien, contestant l'arrêté du 15 mai 2025 de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de progression et d'obtention de diplôme depuis 2019. Il a également écarté le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu, considérant que le requérant ne pouvait ignorer le risque d'éloignement en cas de refus. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour de six mois. La juridiction a jugé la requête tardive, car introduite après l'expiration du délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification de l'arrêté ayant été régulièrement effectuée. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du même code ou des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a donc été examiné au fond.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 novembre 2024 refusant son admission au séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'état de santé de son fils et de ses attaches familiales en France. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien de 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 20 novembre 2024 par lequel le préfet de la Loire refusait un titre de séjour à Mme E..., ressortissante algérienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Cette solution a été retenue car le refus portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée, compte tenu de l'état de santé de son enfant et de ses attaches en France.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant un certificat de résidence algérien à Mme B... et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge des référés a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la mesure d'éloignement, car le recours en annulation déposé par la requérante faisait obstacle à son éloignement effectif en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence et irrecevabilité des conclusions.