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Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de la commune de Tassin-la-Demi-Lune contestant l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2023 prononçant sa carence en matière de logements sociaux pour la période 2020-2022, ainsi que l'arrêté du 16 février 2024 fixant le montant de la majoration financière associée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par la commune, incluant le défaut de motivation, l'erreur d'appréciation, la méconnaissance du principe d'égalité, le caractère disproportionné du taux de majoration de 101%, et l'irrégularité du transfert de compétence en matière d'urbanisme. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 302-7 et L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 10 juin 2025 par lequel le préfet de la Loire refusait un titre de séjour à M. A... C..., ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le préfet n'avait pas saisi la commission du titre de séjour avant de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour d'un étranger justifiant de plus de dix ans de résidence habituelle en France. Le tribunal a annulé l'ensemble des décisions contestées (refus de titre, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour) en raison de cette irrégularité procédurale. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Loire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation personnelle. Il a également estimé que l'avis du collège de médecins de l'OFII était régulier et que le requérant pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, puis a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère insuffisamment sérieux des études poursuivies par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire de l’arrêté, en raison d’une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour, fondée sur l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le 7° de l’article 6 de l’accord franco-algérien, n’était pas entachée d’un vice de procédure ni d’une erreur manifeste d’appréciation, dès lors que le requérant pouvait bénéficier d’un traitement approprié en Algérie. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, délai de départ et fixation du pays de destination ont été jugées légales.
Refus de titre de séjour opposé à un ressortissant algérien par la préfète de l’Ain. Le Tribunal administratif de Lyon rejette le recours pour excès de pouvoir. Il écarte le moyen tiré du défaut d’examen, constatant une motivation suffisante. Il juge que l’article L. 435-1 du CESEDA est inapplicable aux Algériens, régis par l’accord franco-algérien, mais que le préfet conserve un pouvoir discrétionnaire de régularisation. En l’espèce, l’activité professionnelle invoquée ne constitue pas une circonstance exceptionnelle justifiant une admission au séjour.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C... d’une demande de décharge d’une amende forfaitaire de 4 500 euros pour défaut de déclaration de comptes bancaires détenus à Hong-Kong. Le requérant invoquait sa bonne foi, sa qualité de primo-déclarant et sa résidence fiscale au Royaume-Uni en 2020. Le tribunal a constaté qu’un dégrèvement partiel supplémentaire de 1 241 euros avait été accordé en cours d’instance, rendant les conclusions sans objet à due concurrence. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles 1649 A et 1736 du code général des impôts, considérant que M. C... n’établissait pas que son domicile fiscal était situé hors de France au sens de l’article 4 B du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la société Primmo contestant le refus du maire de Belley de lui délivrer un permis d’aménager pour un lotissement de neuf lots. La société soutenait notamment que l'arrêté de refus constituait un retrait irrégulier d'un permis tacite, faute de notification valide par voie électronique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, considérant que l'arrêté attaqué n'était pas un retrait mais un refus initial, et que les motifs de refus, fondés sur le règlement du plan local d'urbanisme, étaient légalement justifiés. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation, la demande d'injonction et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau « Fragory » de M. D..., stationné depuis juillet 2023 sur le Rhône à La Mulatière. VNF demandait une amende de 5 000 euros, l’expulsion sous astreinte et le remboursement des frais de procès-verbal. M. D... contestait sa qualité de contrevenant et invoquait un cas de force majeure lié à la présence de squatteurs. Le tribunal a rejeté l’argument de force majeure, retenant que M. D... était le propriétaire et responsable du bateau, et l’a condamné à une amende de 1 500 euros, à libérer le domaine sous deux mois sous astreinte de 100 euros par jour, et à payer 538,50 euros de frais, sur le fondement des articles L. 2132-9 et L. 2132-27 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... et Mme D... tendant à l’annulation d’un permis modificatif délivré par le maire de Dagneux à la SEMCODA pour la construction de deux bâtiments de trente logements. Les requérants n’ont pas démontré que le projet était de nature à affecter directement leurs conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance de leur bien, comme l’exige l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. Par conséquent, leur recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l’OGEC Notre-Dame de Bellecombe, qui demandait la condamnation de la commune de Villeurbanne à lui verser une participation financière pour la scolarisation d’élèves résidant dans cette commune. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires dirigées contre la commune en raison de l’existence d’un recours parallèle devant le préfet. Sur le fond, la demande de l’OGEC a été rejetée, la juridiction estimant que les conditions prévues par l’article L. 442-5-1 du code de l’éducation pour obtenir une dérogation au principe de scolarisation dans la commune de résidence n’étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour 2019 et 2020. Le requérant soutenait que la proposition de rectification était irrégulière car adressée à lui seul, alors qu'il était lié par un pacte civil de solidarité (PACS) depuis 2016 et devait faire l'objet d'une imposition commune. Le tribunal a rejeté ce moyen, considérant que M. A... avait déclaré sa situation de célibataire dans ses déclarations de revenus et de cession de droits sociaux, et qu'il appartenait au contribuable de fournir des indications exactes. La solution retenue est un non-lieu à statuer à hauteur d'un dégrèvement partiel de 10 245 euros prononcé en cours d'instance, et le rejet du surplus de la requête, sur le fondement des articles 6 et 170 du code général des impôts et de l'article L.57 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer des liens privés et familiaux stables en France. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont également été écartés comme infondés ou insuffisamment précis.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contestant les décisions du 28 avril 2025 par lesquelles la préfète du Rhône lui avait imposé une obligation de quitter le territoire français, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier de la situation personnelle. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), applicable aux ressortissants algériens en vertu de l’accord franco-algérien de 1968, dès lors que M. A... ne justifiait pas d’une entrée régulière sur le territoire français.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... B... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le requérant, ressortissant nigérien, sollicitait un titre sur le fondement de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais son diplôme de "Master of Business Administration" n'était pas reconnu par l'État. Le tribunal a jugé que sa bonne foi et l'erreur commise par son établissement étaient sans incidence sur la légalité de la décision, et a écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 6 février 2023 par lequel la maire de Neyron s'est opposée à la déclaration préalable de travaux pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile par la société SFR. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, l'arrêté ne précisant pas les articles du code de l'urbanisme ou du plan local d'urbanisme sur lesquels il se fonde, en méconnaissance des articles L. 424-3 et A. 424-4 du code de l'urbanisme. Le tribunal rejette les demandes de substitution de motifs présentées par la commune, estimant que les moyens soulevés ne sont pas fondés. Il enjoint à la commune de réexaminer la déclaration préalable dans un délai de quinze jours et condamne la commune à verser 1 500 euros à SFR au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par des conseillers municipaux d'opposition de Rillieux-la-Pape contestant le refus du maire de publier leur tribune dans le magazine municipal, au motif qu'elle constituait une propagande électorale pour les élections européennes. Le tribunal rappelle que, selon l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales, la commune doit réserver un espace d'expression à l'opposition, et que le maire ne peut en contrôler le contenu sauf en cas de caractère manifestement outrageant, diffamatoire ou injurieux. En l'espèce, la tribune ne présentant pas un tel caractère, le refus de publication est annulé.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise médicale collégiale (rhumatologie et pharmacologie) sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette expertise vise à déterminer les conditions de la prise en charge et les circonstances du décès de M. G... O..., survenu le 22 juin 2021 au sein des Hospices civils de Lyon. La demande d'injonction de communication du dossier médical a été rejetée, cette mesure n'étant pas prévue par le texte applicable. Les dépens sont réservés.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de M. et Mme C... et B... demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Beynost pour une maison individuelle. Les requérants n'ont pas démontré, comme l'exige l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, en quoi le projet autorisé affecterait directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance de leurs biens. En conséquence, le tribunal a également rejeté leurs conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 20 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de l'absence de liens familiaux établis en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.