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Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, détenu, qui contestait la décision de prolongation de son placement à l'isolement au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse. Le juge a constaté que la décision du 7 février 2023 lui avait été notifiée en mains propres le 8 février 2023, avec mention des voies et délais de recours. La requête, enregistrée le 2 mai 2023, était tardive car présentée après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par renvoi du tribunal de Grenoble, a examiné la requête de M. B, un citoyen de l'Union européenne, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut d'examen, de la méconnaissance de l'article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'autorité de la chose jugée, en estimant que M. B ne justifiait pas d'un droit au séjour permanent. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté attaqué, sur le fondement des articles L. 251-1 et L. 251-2 du CESEDA.