37 028 décisions disponibles — page 454/1852
Refus de délivrance d’un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Tribunal administratif de Lyon, juge des référés. Rejet de la requête en référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) : la demande d’injonction ferait obstacle à l’exécution d’une décision administrative de refus de séjour et d’éloignement, et il n’appartient pas au juge des référés d’ordonner la délivrance d’un titre de séjour.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. et Mme B contestant une décision de la CDAPH de l'Ain relative au projet personnalisé de scolarisation de leur fils handicapé. Le tribunal se déclare incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire, conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet pour incompétence de la juridiction administrative, avec invitation à saisir le tribunal judiciaire de Bourg-en-Bresse.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par Mme A épouse C, ressortissante marocaine, contestant le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident. La préfète du Rhône a soulevé une exception de non-lieu à statuer en raison de la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction, mais le tribunal l’a écartée, estimant que cette mesure ne privait pas la demande d’objet. Le juge a reconnu l’urgence présumée, s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, et a considéré que les moyens invoqués, notamment l’erreur de droit au regard de l’article L. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l’exécution de la décision implicite de rejet a été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer Mme B née C sous quinze jours pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le titre avait expiré le 2 mai 2025, justifiait d'une urgence liée à la perte de ses prestations familiales et au risque de perdre son emploi. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies, sans toutefois ordonner la délivrance immédiate d'un récépissé avant vérification du dossier. L'État a été condamné à verser 400 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour. Constatant l'urgence liée à l'expiration de son titre et à la précarité de sa situation, le juge a enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous sous quinze jours. En revanche, la demande de délivrance immédiate d'un récépissé a été rejetée, cette mesure étant subordonnée au dépôt effectif et à la complétude du dossier. L'État a été condamné à verser 400 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait les décisions du préfet de la Drôme du 12 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour 12 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante gabonaise. La requérante justifiait d'une situation d'urgence et d'utilité, son dossier de demande d'admission exceptionnelle au séjour étant complet et déposé depuis le 11 avril 2025, sans qu'aucun récépissé ne lui ait été remis. Le tribunal a considéré que cette absence de récépissé, en violation de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la plaçait dans une situation de précarité et faisait obstacle à l'exercice d'un emploi. L'injonction a été prononcée sans astreinte, dans un délai de 48 heures.
Refus d’enregistrement d’une demande de titre de séjour – Tribunal administratif de Lyon – Rejet de la requête en référé – Absence d’urgence caractérisée. Le juge des référés a rejeté la demande de M. B, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Il a estimé que l’urgence n’était pas établie, compte tenu du maintien prolongé en situation irrégulière malgré deux refus antérieurs. Les textes appliqués sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C D, ressortissant mongol, qui contestait un arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de quatre ans, ainsi qu'un arrêté du préfet de la Loire l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la demande d'asile postérieure à l'arrêté et les rejets antérieurs de ses demandes par l'Ofpra ne justifiaient pas l'annulation de la décision d'éloignement. Il a également jugé que l'intéressé, célibataire et sans enfant, ne démontrait pas d'attaches familiales ou personnelles suffisamment stables en France pour que la mesure porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par l'association Orasi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du greffe des associations de la préfecture du Rhône refusant d'enregistrer une modification de ses statuts. L'association s'est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 21 juillet 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition légale ou réglementaire n'a été appliquée au fond.
Rejet pour irrecevabilité manifeste d'une requête de M. A contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône. Le Tribunal administratif de Lyon a constaté que le requérant s'était borné à transmettre la décision préfectorale sans formuler de conclusions ni exposer de moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, rejette la requête sans invitation à régulariser.
Référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) – Tribunal administratif de Lyon. Mme A demandait au juge des référés d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète lui a fixé un rendez-vous le 29 juillet 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 500 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l’incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, conformément à l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La notification de la demande de pièces complémentaires, effectuée via l’application informatique dédiée, a été réputée faite à l’issue du délai de quinze jours prévu par l’arrêté du 3 février 2023. En l’absence de production des documents requis dans les délais, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon donne acte du désistement de M. B A, qui avait contesté le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par la préfète du Rhône. Le requérant s'est désisté après avoir obtenu une décision favorable lui accordant le renouvellement sollicité. Le tribunal, constatant que le désistement était pur et simple, l'a accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Loire de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " mention " stationnement ". La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En application des articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Loire de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " avec mention " stationnement ". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation restée sans réponse, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône pour dossier incomplet. Le juge constate que le courrier de l'intéressée constitue un recours gracieux, dont il n'appartient pas au juge administratif de connaître. Il relève en outre que l'avis de classement sans suite n'est pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête est ainsi rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1, 4°, et R. 411-1 du code de justice administrative.
Refus de carte mobilité inclusion (mentions "priorité" et "invalidité") – Tribunal administratif de Lyon – Incompétence de la juridiction administrative au profit du juge judiciaire. Le tribunal rejette la requête de Mme B comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles (V bis) et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le dossier est transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Saint-Étienne, conformément à l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A dirigée contre une décision de classement sans suite de sa demande de naturalisation. La préfète du Rhône avait motivé ce classement par l'incomplétude du dossier, malgré une demande de pièce complémentaire (copie d'acte de naissance) notifiée via l'application informatique dédiée. Le tribunal a jugé que ce classement sans suite, fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la préfète du Rhône de classer sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. M. B n'a pas contesté le caractère incomplet de son dossier, notamment l'absence de test de langue B1, et n'a pas prouvé le dysfonctionnement technique allégué. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.