37 028 décisions disponibles — page 533/1852
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Loire le 14 août 2024. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet ayant reçu une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le requérant, n'est pas applicable aux ressortissants algériens dont la situation est régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, et que les décisions ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, qui contestait le refus de la préfète de l'Ain de lui délivrer un titre de séjour en tant que père d’une enfant française. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, estimant la décision suffisamment motivée et régulièrement signée. Sur le fond, le tribunal a jugé que M. B ne justifiait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de sa fille, condition requise par l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la convention internationale des droits de l’enfant. La requête a ainsi été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 8ème chambre, a examiné les requêtes de Mme A, ressortissante marocaine, contestant le retrait de sa carte de résident et l'obligation de quitter le territoire français prononcés par le préfet de la Loire le 10 octobre 2023, ainsi que le rejet implicite de sa demande d'abrogation de ces décisions. Le tribunal a joint les deux requêtes et a rejeté la requête n°2403804 comme tardive, constatant que la requête n'avait pas été présentée dans le délai de deux mois suivant la notification des décisions attaquées. Pour la requête n°2503222, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la demande d'abrogation, au motif que le préfet n'avait pas motivé sa décision en méconnaissance des articles L. 232-4 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant cet examen, tout en rejetant le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D et autres contestant un permis de construire délivré par le maire de Saint-Genis-Laval pour une micro-crèche. Les requérants n'ont pas justifié avoir notifié leur recours au bénéficiaire du permis dans le délai de quinze jours, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation, cette irrecevabilité n'a pas été couverte. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a radié la requête n° 2506405 de M. A B, qui demandait la suspension de la suppression de son revenu de solidarité active (RSA). Cette requête a été jugée comme un doublon de la requête n° 2506404, déposée le même jour et aux mêmes fins. La solution retenue est la radiation du registre du greffe, sans examen au fond. L'ordonnance se fonde sur les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire le 29 juillet 2024. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également jugé que cette décision ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour ont été rejetées comme étant privées de base légale.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à une ressortissante algérienne pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. La requérante justifiait de démarches infructueuses depuis octobre 2021 et de sa situation familiale (résidence en France depuis 2017 avec son époux et trois enfants scolarisés), caractérisant l'urgence et l'utilité de la mesure. Aucune astreinte n'a été prononcée, mais l'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite rejetant la demande d'affectation de M. B au centre pénitentiaire de Nouméa. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, les difficultés d'adaptation et d'éloignement familial invoquées étant inhérentes à la situation de détention et ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant. En conséquence, la requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par l'association CCDH d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du centre hospitalier Saint Jean de Dieu de communiquer des documents relatifs aux pratiques d'isolement et de contention pour l'année 2023. En cours d'instance, l'association a informé le tribunal avoir reçu les documents demandés et s'est désistée de sa requête. Par une ordonnance du 16 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition légale n'a été appliquée au fond, la procédure s'étant achevée sans jugement sur le litige initial.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de M. et Mme B, ressortissants albanais, contre les refus de la préfète du Rhône de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants invoquaient notamment un vice de procédure (absence de saisine de la commission du titre de séjour) et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir analysé les moyens, a rejeté les demandes d'annulation des décisions du 8 avril 2024, en application des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la commune de l'Etrat d'une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation in solidum de plusieurs sociétés à l'indemniser de désordres survenus lors de la construction d'un restaurant scolaire. Par un mémoire du 15 avril 2025, la commune s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 16 juin 2025. Les conclusions accessoires des parties, notamment celles fondées sur l'article L. 761-1 du même code, ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation restée sans réponse, la preuve du dépôt de sa demande ayant fait naître la décision implicite contestée, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-2 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Presse Média Santé d'un litige relatif à la résiliation d'une convention d'édition d'un livret d'accueil par le Centre hospitalier Robert Morlevat. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que ce contrat n'était pas un contrat administratif. Il a considéré que la convention n'était pas conclue à titre onéreux au sens du code de la commande publique et ne comportait ni clause exorbitante ni mission de service public. Par conséquent, le litige relève de la compétence du juge judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Presse Média Santé d’un litige relatif à la résiliation d’une convention d’édition d’un livret d’accueil conclue avec le Centre hospitalier de la Haute Côte-d’Or. Le juge a estimé que ce contrat, bien que conclu pour répondre à un besoin du service public hospitalier, n’était pas onéreux, ne comportait pas de clause exorbitante du droit commun et ne confiait pas une mission de service public au cocontractant. En conséquence, il a considéré que le contrat ne revêtait pas un caractère administratif. Par une ordonnance du 16 juin 2025, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un décret du Premier ministre rapportant un décret de naturalisation, se déclare incompétent. Il constate que l’acte attaqué est un décret, dont l’annulation relève de la compétence directe du Conseil d’État en application de l’article R. 311-1 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Conseil d’État.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône. La juridiction a jugé que ce classement, fondé sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, le défaut de production des pièces justificatives requises, notamment un test de langue B1 ou un certificat médical de dispense, justifie légalement cette mesure. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 23 janvier 2025 classant sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, dès lors que la requérante n'a pas produit les pièces demandées. La requête a donc été considérée comme manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions du 9 juin 2025 par lesquelles le préfet de la Côte-d'Or avait obligé M. B, citoyen de l'Union européenne, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de deux ans. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas démontré que le comportement de M. B constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, condition nécessaire pour l'éloignement d'un citoyen européen en vertu de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les faits invoqués, anciens ou non établis, ne suffisaient pas à justifier une telle mesure.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les décisions du préfet du Puy-de-Dôme lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant, y compris médicale. Les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur d’appréciation sur le risque de soustraction, ont été écartés. La décision s’appuie sur les articles L. 613-1 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A C. Ce dernier contestait la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour, mais la préfète du Rhône a finalement décidé, en cours d'instance, de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction sont devenues sans objet. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. C au titre des frais de justice.