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Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société B électricité. Celle-ci contestait la notation de son offre pour le lot "électricité" d'un marché public de la métropole de Lyon, estimant que l'absence de fiches produits ne pouvait justifier une note défavorable. Le juge a considéré que le moyen était inopérant, car il ne lui appartient pas d'apprécier les mérites respectifs des offres, et mal fondé, le règlement de consultation imposant la production de ces fiches. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension et d'injonction, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. B, un ressortissant algérien, contestant le refus de la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, ainsi que le refus implicite né du silence gardé sur sa demande ultérieure. Le tribunal a jugé que le refus de rendez-vous, motivé par l'existence d'une mesure d'éloignement, ne constitue pas une décision faisant grief et est insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Par ailleurs, le silence gardé sur la demande de titre de séjour, présentée par voie postale de manière irrégulière, n'a pas fait naître de décision implicite de refus. En conséquence, les conclusions des requêtes ont été rejetées comme irrecevables, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien.
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à verser 2 000 euros à M. B, ressortissant béninois, pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence causés par l'illégalité de trois refus de renouvellement de titre de séjour (9 novembre 2021, 8 février 2022 et 20 octobre 2022), annulés pour erreur d'appréciation. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de la faute résultant de ces décisions illégales, mais les préjudices financiers et la perte de chance d'emploi n'ont pas été retenus, faute de preuve d'une activité professionnelle stable antérieure. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme A pour le retard fautif dans la délivrance de son titre de séjour, en méconnaissance du délai de trois mois prévu à l'article R. 424-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante, bénéficiaire de la protection subsidiaire depuis mai 2021, n'a été convoquée qu'en mai 2023, sans justification de l'administration. Le tribunal a écarté le préjudice financier et professionnel, faute de lien établi avec le retard, mais a reconnu un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros au conseil de Mme A au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B C, représenté par son tuteur, qui demandait la décharge de la taxe foncière 2023 sur un bien à Talissieu. Le requérant invoquait son handicap et la perte de l’allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a rappelé que l’exonération prévue à l’article 1390 du code général des impôts bénéficie aux titulaires de certaines allocations sous conditions de ressources et d’occupation du logement. Faute pour le requérant d’avoir produit les justificatifs nécessaires, sa demande a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l'OGEC Marie Vivier, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation pour l'année 2023 sur des dépendances situées à Bourg-Saint-Andéol. L'organisme soutenait que ces locaux, utilisés par un établissement scolaire associé au service public, n'étaient pas occupés à titre privatif. Le tribunal a jugé que l'OGEC n'avait pas apporté la preuve que ces dépendances étaient affectées à l'activité d'enseignement, conformément à l'article 1407 du code général des impôts. La demande a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B épouse D, ressortissante du Kosovo, qui contestait l'arrêté du 14 janvier 2025 de la préfète de l'Ain lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré l'ancienneté de sa présence et ses attaches familiales en France. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la méconnaissance du droit d'être entendu, à l'insuffisance de motivation et à la violation de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les demandes de la SAS Société Immobilières Les Cytises, qui sollicitait la décharge ou la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023 concernant un immeuble à Aubenas, devenu vacant après le départ de ses locataires en septembre 2021. La société invoquait l'exonération pour inexploitation prévue à l'article 1389 du code général des impôts, mais le tribunal a jugé que cette disposition ne s'applique pas, car la société n'exploitait pas elle-même l'immeuble à usage commercial ou industriel, mais le donnait à bail. La demande subsidiaire de reclassement de l'immeuble dans une autre catégorie a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A B, médium-magnétiseuse, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2023 concernant un local professionnel situé à Lyon. La requérante soutenait qu'elle n'était pas redevable de cette taxe car elle payait déjà la cotisation foncière des entreprises (CFE). Le tribunal a fait droit à sa demande, en application des articles 1407 et 1447 du code général des impôts, jugeant que le local était retenu pour l'établissement de la CFE, ce qui exclut l'assujettissement à la taxe d'habitation. La décision prononce la décharge de la taxe d'habitation pour l'année 2023.
Rejet d'une requête pour excès de pouvoir par le Tribunal Administratif de Lyon. Le requérant contestait implicitement le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir formulé des conclusions ou exposé des moyens, en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet de la Haute-Loire du 13 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'arrivée récente de l'intéressé et de l'absence de liens familiaux stables en France. Il a également jugé que les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqués par le requérant, ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, dont la situation est régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de M. A, ressortissant algérien, contre une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de trois ans, et contre son assignation à résidence. Le requérant contestait notamment la légalité de ces mesures au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale, arguant de sa présence en France depuis 2008 et de l'impossibilité de rendre visite à ses enfants dans le Nord. La juridiction a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, y compris l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, n'étaient pas fondés. Les décisions ont été validées sur le fondement des articles L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, greffière principale, qui contestait le refus du garde des Sceaux de l'autoriser à se détacher au sein des Hospices civils de Lyon. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. S'agissant du fond, le juge a estimé que l'administration pouvait légalement opposer un refus fondé sur les nécessités du service, en application de l'article L. 511-3 du code général de la fonction publique et des lignes directrices de gestion ministérielles. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et la demande indemnitaire subséquente ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, de nationalité angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 24 octobre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, les décisions ayant été notifiées le 31 octobre 2024 à l'adresse indiquée par l'intéressé, sans que l'absence de son nom sur la boîte aux lettres ne constitue un cas de force majeure. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 421-5 et R. 776-2 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 614-4 et L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait une injonction à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a constaté que le dossier de demande de titre de séjour de M. A était incomplet, ce qui fait obstacle à la délivrance de l'attestation sollicitée, conformément aux articles R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'urgence n'a pas été jugée suffisante pour justifier la mesure demandée.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre la décision du 5 novembre 2020 fixant l’Algérie comme pays de destination. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant attendu plusieurs semaines après son placement en rétention pour saisir le tribunal, et que l’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’était pas établie. Il a notamment relevé que la demande d’asile en Espagne n’était pas de nature à remettre en cause la décision de renvoi, les autorités espagnoles ayant refusé de prendre en charge l’intéressé. La requête a été rejetée, sans application des dispositions relatives à l’aide juridictionnelle et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident "longue durée - UE". Le tribunal a estimé que, malgré l'impact de la pandémie de Covid-19 sur ses revenus, Mme A ne justifiait pas de ressources stables, régulières et suffisantes au sens de l'article L.426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision préfectorale n'a donc pas été entachée d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme et M. A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, afin d'obtenir le relogement prioritaire qui leur avait été reconnu par la commission de médiation du Rhône le 21 mai 2024. Constatant qu'aucune offre de logement ne leur avait été adressée dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer leur relogement avant le 1er juillet 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur la requête de M. C et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Le tribunal a d'abord pris acte d'un dégrèvement partiel de 1 752 euros prononcé par l'administration en cours d'instance, concernant la majoration de 25 % sur les revenus agricoles de Mme B, et a déclaré les conclusions correspondantes sans objet. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens relatifs à l'activité de M. C, notamment la régularité de la procédure et le bien-fondé des rectifications fondées sur l'article 111 du code général des impôts, ainsi que les sanctions appliquées. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais la décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A, ressortissante mongole, qui contestait l'arrêté du 11 avril 2025 ordonnant son transfert vers la Croatie, responsable de sa demande d'asile. La requérante invoquait des violences subies en Croatie (tentative de viol, mauvais traitements policiers) pour soutenir que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal estime qu'en l'absence de preuve de défaillances systémiques dans la procédure d'asile croate, ces craintes ne suffisent pas à écarter la présomption de protection des droits fondamentaux dans cet État membre. La solution s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (critères Dublin) et l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.