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Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A B qui contestait un refus d'entrée sur le territoire français et son placement en zone d'attente. La requête a été jugée irrecevable car elle présentait simultanément des demandes fondées sur les articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, ce qui est prohibé. De plus, la requérante n'avait pas déposé de requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. À titre subsidiaire, les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A D, ressortissante cap-verdienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône le 26 avril 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé inopérants les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du défaut de consultation du collège de l'OFII, la requérante n'ayant pas sollicité un titre de séjour pour raisons médicales. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 26 septembre 2023 par laquelle le recteur de l'académie de Lyon avait refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu à Mme B, professeure, le 19 juin 2023. Le tribunal a jugé que le recteur avait commis une erreur de droit en exigeant un lien non seulement direct mais aussi certain entre la pathologie et les faits, alors que les dispositions de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, applicables en l'espèce, présument l'imputabilité au service en l'absence de circonstances particulières détachant l'accident du service.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante kényane, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 5 juin 2023 clôturant sa demande d'autorisation de travail pour un poste d'hôtesse de train. Le tribunal a jugé qu'à la date de la décision, Mme C n'était titulaire que d'une carte de séjour "jeune au pair", et non d'un titre de séjour parmi ceux listés à l'article R. 5221-3 du code du travail permettant de solliciter une autorisation de travail. Par conséquent, la décision préfectorale ne méconnaît ni l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article R. 5221-3 du code du travail. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B, ressortissant camerounais, pour contester le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale" et pour demander réparation des préjudices subis. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a d'abord constaté que la demande d'aide juridictionnelle provisoire était devenue sans objet, M. B ayant été admis à l'aide juridictionnelle totale. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Rhône, en se fondant sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme, au motif que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante arménienne, qui contestait le refus du préfet du Rhône d’autoriser le regroupement familial pour son époux. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le signataire disposait d’une délégation de compétence valable et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a estimé que le refus, fondé sur la résidence irrégulière du conjoint en France (articles L. 434-6 et R. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers), ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni les droits des enfants. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour obtenir l’exécution d’une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône. En défense, la préfète a soulevé une irrecevabilité et indiqué avoir proposé un logement adapté à la requérante. Mme A s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 25 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales du Rhône de lui accorder une remise intégrale de sa dette de prime d'activité de 1 647,46 euros. La requérante n'a pas fourni, malgré une demande de régularisation, les précisions ou pièces justificatives nécessaires pour étayer son moyen tiré de sa bonne foi. En application des articles R. 222-1 7° et R. 772-6 du code de justice administrative, le juge a considéré que la requête n'était pas assortie de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La demande a donc été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, afin d'obtenir son relogement suite à une décision de la commission de médiation du Rhône du 2 juillet 2024 le reconnaissant comme prioritaire. Constatant qu'aucune offre de logement n'avait été adressée au requérant dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement avant le 1er mai 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société OTIS d’un litige relatif au solde d’un marché de travaux de remplacement d’escaliers mécaniques au Centre d’échanges de Lyon Perrache, conclu avec la Métropole de Lyon. Le tribunal a rejeté la demande de la société OTIS tendant au paiement d’une somme de 24 010,48 euros, en jugeant irrecevable sa demande de révision de prix, faute pour celle-ci d’avoir été incluse dans le projet de décompte final. Il a également fait droit à la demande reconventionnelle de la Métropole de Lyon en fixant le solde du marché à la somme de 315 330,03 euros en sa faveur, incluant des pénalités de retard. Cette décision s’appuie sur les stipulations du CCAG Travaux (arrêté du 8 septembre 2009) et du cahier des clauses administratives particulières du marché.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 30 mai 2023 par laquelle la préfète du Rhône avait mis en demeure Mme C de quitter un logement sous 24 heures. Le tribunal a jugé que le logement, qui était vide avant l'installation de la requérante, ne pouvait être qualifié de "domicile d'autrui" au sens de l'article 38 de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007. Cette méconnaissance des conditions légales a conduit à l'annulation de la mise en demeure. L'État est condamné à verser 600 euros à Mme C au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lyon a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D, préparatrice en pharmacie, afin d'évaluer les conséquences de sa maladie professionnelle reconnue imputable au service par le centre hospitalier du Haut-Bugey le 19 avril 2024. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expert devra notamment décrire l'état de santé de la requérante, proposer une date de consolidation, et évaluer les différents préjudices (déficit fonctionnel, souffrances, préjudice d'agrément, etc.) en distinguant la part imputable à la maladie professionnelle. La demande de frais de justice présentée par Mme D a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a annulé cette décision implicite pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, car la préfète n'a pas communiqué les motifs du refus malgré la demande de l'intéressé. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de M. et Mme B tendant à la décharge de la taxe nationale sur la cession de terrains nus rendus constructibles (article 1605 nonies du CGI), acquittée pour des cessions en 2017 et 2018. Les requérants contestaient notamment la prescription du droit de reprise et l'application de la taxe à des cessions ultérieures à la première. Le tribunal a rejeté leur requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution différente sur le fond. La décision applique les articles 1605 nonies du CGI et L.169 et L.173 du LPF, ainsi que l'ordonnance n° 2020-306.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le litige opposant la société Bati à la région Auvergne-Rhône-Alpes concernant la résiliation du lot n° 7a d’un marché de travaux pour la restructuration de la cité scolaire Honoré d’Urfé. La société contestait la régularité de la résiliation et le décompte de résiliation, réclamant le paiement de 166 178,37 euros TTC. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société requérante, jugeant que la résiliation était fondée et que le décompte de résiliation était régulier. Il a fixé le solde du marché à la somme de 41 642,28 euros TTC en faveur de la région, rejetant les demandes de révision de prix, de travaux supplémentaires et d’intérêts moratoires. La décision s’appuie sur le code de la commande publique et le CCAG applicable aux marchés publics de travaux.
Injonction d'attribution d'un logement. Tribunal administratif de Lyon. Incompétence territoriale constatée, transmission au tribunal administratif de Marseille. Application des articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Injonction d'attribution d'un logement. Tribunal Administratif de Lyon. Incompétence territoriale constatée, transmission au Tribunal Administratif de Marseille. Application des articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 24 décembre 2024 par lequel le préfet de la Loire avait retiré la carte de résident de Mme B, ressortissante congolaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'avait pas été respectée, car les observations de l'intéressée, reçues en préfecture le 18 novembre 2024, n'avaient pas été prises en compte. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont également été annulées. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A D, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet de la Loire le 8 octobre 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-7, L. 432-1, L. 612-8 et L. 612-10, ainsi que sur les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Fröhlich, qui demandait l'annulation du refus d'abroger le règlement local de publicité intercommunal de la communauté d'agglomération du Pays de Gex. La société invoquait plusieurs moyens, notamment l'absence de diagnostic préalable, le non-respect de la concertation, et des illégalités du règlement au regard du code de l'environnement et de la loi climat de 2021. Le tribunal a examiné l'ensemble des moyens, mais les a écartés comme infondés, jugeant que le règlement était légal et que la procédure d'élaboration avait été régulière. En conséquence, la décision de refus d'abroger a été maintenue, et la demande de la société Fröhlich a été rejetée.