37 028 décisions disponibles — page 673/1852
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Sogelam, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 janvier 2023 de la préfète de la Loire la mettant en demeure de traiter des pollutions aux composés organo-halogénés volatils et hydrocarbures sur son site. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la compétence du signataire était établie et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 514-5 du code de l'environnement avait été respectée. Il a également estimé que le délai de trois mois pour réaliser les travaux n'était pas déraisonnable et que l'arrêté ne méconnaissait pas les prescriptions antérieures. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B E, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aude du 27 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe de section bénéficiant d'une délégation régulière en l'absence de ses supérieurs hiérarchiques. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans que les moyens soulevés par le requérant ne soient retenus.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 3 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également rejeté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 251-1, L. 251-2 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution s'appuie sur les dispositions du CESEDA et les textes européens invoqués.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 9 août 2024 par lequel le préfet de la Loire refusait de renouveler le titre de séjour "salarié" de M. B, ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. B, compte tenu de son parcours d'intégration (arrivé mineur isolé, travail continu, obtention du regroupement familial). En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée. La décision se fonde sur l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en 1ère chambre, a examiné les recours de M. D E A, ressortissant béninois, contre un refus de titre de séjour (26 octobre 2023) et une obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour (20 juin 2024). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que le refus de séjour était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'exception d'illégalité du refus de séjour soulevée contre l'obligation de quitter le territoire a été écartée, et les autres moyens relatifs à la compétence, à la motivation, au défaut d'examen, au délai de départ volontaire, au pays de destination et à l'interdiction de retour ont été jugés infondés.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme E épouse D, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône le 23 avril 2024. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et la délégation de signature régulière. Il estime également que la requérante n'a pas été privée de son droit d'être entendue et que la décision ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'accord franco-tunisien de 1988, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête est rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 décembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. La juridiction a constaté que l'arrêté avait été notifié le 18 décembre 2023 et que la requête, enregistrée le 5 juin 2024, était tardive. En application de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le recours devait être formé dans les quarante-huit heures suivant la notification. La solution retenue est donc l'irrecevabilité pour forclusion, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance le 25 mars 2025, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 4 juin 2024, en raison de l’absence d’offre de logement dans le délai légal de six mois. Saisi sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a ordonné ce relogement au plus tard le 1er mai 2025. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante albanaise, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de douze mois pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a également jugé que la procédure de consultation du collège de médecins de l'OFII, prévue à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait été respectée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. A tendant à la décharge de l'obligation de payer une somme de 56 826,63 euros, correspondant à des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (2007-2008) ainsi qu'à une cotisation de contribution sociale généralisée (2005). Le tribunal a écarté le moyen tiré de la prescription de l'action en recouvrement sur le fondement de l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, estimant que la mise en demeure du 8 juin 2023 ne constituait pas le premier acte de poursuite permettant d'invoquer cette prescription. Il a également jugé que l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon déchargeant M. A de l'obligation de payer la cotisation de 2005 était sans incidence sur la validité de la mise en demeure contestée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui recherchait la responsabilité des Hospices civils de Lyon pour des préjudices subis lors de sa prise en charge en 2022. Le requérant invoquait notamment une infection nosocomiale (gale) et des fautes médicales liées à un traitement post-opératoire et à un retard de diagnostic. Le tribunal a jugé que l'infection par la gale ne présentait pas un caractère nosocomial au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, et qu'aucune faute médicale n'était établie dans la prise en charge ou le diagnostic. En conséquence, la requête a été entièrement rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du 26 février 2025 par lequel la préfète de l'Ain a prolongé d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre le signalement au système d'information Schengen (SIS), considérant qu'il ne s'agit pas d'une décision distincte. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a annulé la décision de la préfète du Rhône au motif qu'elle n'avait pas saisi la commission du titre de séjour, alors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Cette obligation procédurale, prévue par les articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'applique même aux ressortissants algériens régis par l'accord franco-algérien. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A, ressortissant guinéen, par la préfète du Rhône. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d’un défaut de motivation, la préfète n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huit jours. L’État est condamné à verser 1 000 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 26 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités slovènes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le requérant invoquait des craintes pour ses droits fondamentaux en Slovénie et des attaches familiales en France. Le tribunal a jugé que M. A n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer l'existence de défaillances systémiques en Slovénie au sens de l'article 3 du règlement Dublin III, ni que la décision méconnaissait les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Par conséquent, la décision de transfert a été validée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B, ressortissant guinéen, d'une demande de condamnation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour défaut de versement de l'allocation pour demandeur d'asile sur deux périodes comprises entre janvier 2019 et mai 2023. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles L. 744-1, L. 744-7 et L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que l'OFII était fondé à refuser ou interrompre le versement de l'allocation dès lors que M. B avait fait l'objet d'un arrêté de transfert vers l'État responsable de sa demande d'asile et ne s'était pas présenté pour son exécution, sans que les autorités françaises aient ultérieurement décidé d'examiner sa demande. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'indemnisation.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. B, qui sollicitait la remise sous astreinte de son titre de séjour ou d’un document provisoire. Le requérant avait invoqué l’urgence liée à un déplacement funéraire en Tunisie et une atteinte à ses libertés. La préfète du Rhône ayant délivré le titre de séjour le 24 mars 2025, l’objet du litige a disparu. Les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Refus de délivrance d’un titre de séjour provisoire. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, le requérant bénéficiant déjà d’un récépissé valable jusqu’au 1er juin 2025, et qu’il n’appartient pas au juge des référés d’enjoindre la délivrance d’un titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait une décision de l'Université C. Bernard - Lyon I portant retrait de son inscription administrative en 3e année de licence. La requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 20 mars 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'université.
Permis de construire – Abrogation en cours d’instance – Non-lieu. Le Tribunal administratif de Lyon constate, par ordonnance du 24 mars 2025, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. et Mme D et de M. et Mme A, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré le 8 février 2024 par le maire d’Écully. En effet, ce permis a été abrogé par un arrêté municipal du 3 octobre 2024, postérieur à l’introduction de la requête, privant d’objet les conclusions des requérants. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.