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Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle avait déposé sa demande d'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France sans motif légitime. Le tribunal estime que Mme B n'a pas apporté la preuve de sa vulnérabilité ou de son état de santé, et que l'OFII n'a donc commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation. En conséquence, la décision de refus est maintenue et les conclusions à fin d'injonction sont également rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler le titre de voyage pour étranger bénéficiaire de la protection internationale de M. A, ressortissant arménien réfugié. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison du délai écoulé depuis la demande et de l'impossibilité pour l'intéressé de se rendre à un voyage professionnel aux États-Unis. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 561-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.