Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2305401(TA69-2305401)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B, ressortissante arménienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète du Rhône rejetant sa demande de titre de séjour, ainsi que d’une demande indemnitaire. Le tribunal a annulé cette décision implicite, estimant qu’elle méconnaissait les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de l’ancienneté et de l’intensité des attaches privées et familiales de l’intéressée en France. Il a enjoint à la préfète de délivrer à Mme B une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois. En conséquence de cette illégalité fautive, le tribunal a également condamné l’État à verser à Mme B une provision de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2413074(TA69-2413074)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation (droit au logement opposable). La commission de médiation du Rhône avait reconnu M. B comme prioritaire le 30 avril 2024, mais aucune offre de logement ne lui a été faite dans le délai légal de six mois. Le tribunal a donc enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de M. B au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2306505(TA69-2306505)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SAS Grand Frais Gestion, qui contestait des rehaussements fiscaux (impôt sur les sociétés, CVAE, contributions sociales et pénalités) pour les exercices 2015 à 2018. L'administration fiscale avait estimé que la société avait commis un acte anormal de gestion en ne refacturant pas intégralement les frais de publicité aux groupements d'intérêt économique (GIE) de l'enseigne. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve de contreparties suffisantes justifiant cette renonciation à recettes, conformément aux articles 38 et 209 du code général des impôts. Les pénalités pour manquement délibéré ont également été maintenues.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2305918(TA69-2305918)

Le Tribunal administratif de Lyon annule la décision du 17 mai 2023 par laquelle le préfet de la Loire a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant marocain. Le tribunal juge que le motif invoqué par le préfet, à savoir l'existence d'une interdiction de retour sur le territoire français, n'est pas de nature à justifier légalement un tel refus, constituant une erreur de droit. Il enjoint au préfet de proposer un rendez-vous à M. B dans un délai d'un mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice. Cette décision s'appuie notamment sur les principes généraux régissant l'enregistrement des demandes de titre de séjour et les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA69-2412763(TA69-2412763)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 9 juillet 2024 pour un hébergement d'urgence, n'avait reçu aucune proposition dans le délai légal de six semaines. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son accueil dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 février 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2309577(TA69-2309577)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a retenu que l'injection erronée de noradrénaline lors d'une anesthésie pour une septoplastie au centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne constituait une faute médicale engageant la responsabilité de l'établissement. Cette faute, non sérieusement contestable, a entraîné des lésions myocardiques et un préjudice corporel pour M. B. Le tribunal a condamné le CHU à verser une provision de 15 670,50 euros à valoir sur l'indemnisation finale, rejetant le surplus des demandes. La décision applique les articles L. 1142-1 du code de la santé publique et R. 541-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2500636(TA69-2500636)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une requête en référé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions par un mémoire enregistré le 24 janvier 2025, désistement pur et simple dont le juge des référés lui a donné acte. Par ordonnance du 28 janvier 2025, le tribunal a constaté ce désistement et prononcé un non-lieu à statuer sur la demande.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2309989(TA69-2309989)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant sur les requêtes de M. et Mme B, ressortissants albanais, a rejeté leurs demandes d'annulation des décisions implicites de refus de titre de séjour nées du silence de la préfète du Rhône. Le tribunal a relevé d'office la tardiveté des requêtes, celles-ci ayant été présentées plus d'un an après que les requérants ont eu connaissance des décisions implicites, soit au-delà du délai raisonnable de recours. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation ont été déclarées irrecevables, et les demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2412255(TA69-2412255)

Le Tribunal administratif de Lyon, par une ordonnance du 28 janvier 2025, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 14 mai 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le requérant n’ayant reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 du même code. L’ordonnance assortit cette injonction d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2500667(TA69-2500667)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A B d’un litige l’opposant à sa banque, le Crédit Agricole Centre-Est. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Il a rappelé que seul le juge judiciaire est compétent pour connaître des litiges entre un client et sa banque. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2412176(TA69-2412176)

Le Tribunal administratif de Lyon, par une ordonnance du 28 janvier 2025, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 20 février 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Cette décision est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant qu'aucune offre de logement n'a été faite dans le délai de six mois. L'injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2412146(TA69-2412146)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 21 mai 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant l'absence d'offre de logement dans le délai réglementaire de six mois. L'ordonnance assortit cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2500086(TA69-2500086)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le CROUS de Lyon d’une requête en référé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir l’expulsion d’un occupant sans droit ni titre d’un logement universitaire. Le CROUS s’est toutefois désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 21 janvier 2025. La juge des référés a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 28 janvier 2025, constatant qu’aucun obstacle ne s’y opposait.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2500468(TA69-2500468)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par les sociétés MJA et STA, visant une décision de préemption du 9 décembre 2024 de la communauté de communes de la vallée du Garon portant sur des parcelles à Vourles. Le juge a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des moyens soulevés (incompétence de l'auteur de l'acte, insuffisance de motivation, erreur sur l'étendue du droit de préemption). La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 210-1 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2304698(TA69-2304698)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B pour contester le refus, implicite puis explicite, du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal a joint les deux requêtes et a interprété les conclusions comme étant également dirigées contre la décision initiale de refus du 30 janvier 2023. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement s'appuie sur le code de la sécurité intérieure et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2500195(TA69-2500195)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par Mme A, étudiante en soins infirmiers, pour demander la suspension de son exclusion définitive de l'IFSI du centre hospitalier d'Ardèche méridionale. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un vice de procédure et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt de la sécurité des patients primant sur la situation personnelle de l'étudiante. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2500279(TA69-2500279)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d'une demande de suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En défense, la préfète du Rhône a fait valoir qu'une nouvelle décision favorable avait été prise le 15 janvier 2025, avec délivrance d'un titre de séjour "salarié" et d'un récépissé. Le juge des référés a constaté que cette nouvelle décision rendait sans objet la demande de suspension, la condition d'urgence n'étant plus caractérisée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2500509(TA69-2500509)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension d'une décision de préemption prise le 9 décembre 2024 par la communauté de communes de la vallée du Garon, portant sur des parcelles à Vourles. Les requérants, vendeurs et acquéreur évincé, contestaient la légalité de cette décision en invoquant notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et l'absence de projet réel justifiant la préemption. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie pour les consorts A et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette solution s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 210-1 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2500305(TA69-2500305)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué le requérant, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais de justice. L'ordonnance admet par ailleurs M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2500317(TA69-2500317)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de Mme C, ressortissante russe, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car à la date de l'ordonnance, Mme C était encore en situation régulière jusqu'au 20 février 2025 et la préfecture disposait d'un délai suffisant pour lui fixer un rendez-vous. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'utilité de la mesure.

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