Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 785/1852
N° TA69-2501060(TA69-2501060)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées concernant l’orientation de son fils vers une ULIS. En application de l’article L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2203377(TA69-2203377)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, détenu au centre de détention de Roanne, qui demandait l'annulation du refus implicite de son transfert vers le centre pénitentiaire de Majicavo à Mayotte pour motif familial. Le tribunal a jugé que la décision de refus de changement d'affectation entre établissements de même nature constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, sauf atteinte à des droits fondamentaux. En l'espèce, il a estimé que l'éloignement géographique n'était pas constitutif d'une ingérence disproportionnée dans la vie familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dès lors que les liens familiaux invoqués n'étaient pas particulièrement forts et que d'autres moyens de communication restaient possibles. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA69-2304408(TA69-2304408)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure lié à l'habilitation de l'agent ayant consulté le fichier TAJ, jugeant que cette circonstance n'affecte pas la légalité de la décision. Il a également considéré que le moyen fondé sur l'article 775-1 du code de procédure pénale était inopérant. La solution retenue confirme la légalité du retrait sur le fondement de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA69-2305401(TA69-2305401)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B, ressortissante arménienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète du Rhône rejetant sa demande de titre de séjour, ainsi que d’une demande indemnitaire. Le tribunal a annulé cette décision implicite, estimant qu’elle méconnaissait les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de l’ancienneté et de l’intensité des attaches privées et familiales de l’intéressée en France. Il a enjoint à la préfète de délivrer à Mme B une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois. En conséquence de cette illégalité fautive, le tribunal a également condamné l’État à verser à Mme B une provision de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence.
N° TA69-2500468(TA69-2500468)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par les sociétés MJA et STA, visant une décision de préemption du 9 décembre 2024 de la communauté de communes de la vallée du Garon portant sur des parcelles à Vourles. Le juge a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des moyens soulevés (incompétence de l'auteur de l'acte, insuffisance de motivation, erreur sur l'étendue du droit de préemption). La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 210-1 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2500141(TA69-2500141)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, rendue par le juge des référés, concerne une demande de Mme B visant à compléter une précédente ordonnance du 12 septembre 2024. Cette dernière avait suspendu le refus de la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et enjoint à l'administration de le faire. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge constate que la préfète a finalement convoqué Mme B le 4 février 2025, exécutant ainsi entièrement l'ordonnance initiale. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur la requête de Mme B.
N° TA69-2500195(TA69-2500195)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par Mme A, étudiante en soins infirmiers, pour demander la suspension de son exclusion définitive de l'IFSI du centre hospitalier d'Ardèche méridionale. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un vice de procédure et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt de la sécurité des patients primant sur la situation personnelle de l'étudiante. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2305918(TA69-2305918)
Le Tribunal administratif de Lyon annule la décision du 17 mai 2023 par laquelle le préfet de la Loire a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant marocain. Le tribunal juge que le motif invoqué par le préfet, à savoir l'existence d'une interdiction de retour sur le territoire français, n'est pas de nature à justifier légalement un tel refus, constituant une erreur de droit. Il enjoint au préfet de proposer un rendez-vous à M. B dans un délai d'un mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice. Cette décision s'appuie notamment sur les principes généraux régissant l'enregistrement des demandes de titre de séjour et les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2500584(TA69-2500584)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la demande de Mme B visant à suspendre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Constatant que le CNAPS avait finalement accordé le renouvellement de la carte après l'introduction du recours, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA69-2500809(TA69-2500809)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la décision du 6 décembre 2024 ne constituait pas un refus de principe, mais une simple invitation à déposer une nouvelle demande, et n'était donc pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête en annulation étant irrecevable, la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne pouvait prospérer. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
N° TA69-2309577(TA69-2309577)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a retenu que l'injection erronée de noradrénaline lors d'une anesthésie pour une septoplastie au centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne constituait une faute médicale engageant la responsabilité de l'établissement. Cette faute, non sérieusement contestable, a entraîné des lésions myocardiques et un préjudice corporel pour M. B. Le tribunal a condamné le CHU à verser une provision de 15 670,50 euros à valoir sur l'indemnisation finale, rejetant le surplus des demandes. La décision applique les articles L. 1142-1 du code de la santé publique et R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2309989(TA69-2309989)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant sur les requêtes de M. et Mme B, ressortissants albanais, a rejeté leurs demandes d'annulation des décisions implicites de refus de titre de séjour nées du silence de la préfète du Rhône. Le tribunal a relevé d'office la tardiveté des requêtes, celles-ci ayant été présentées plus d'un an après que les requérants ont eu connaissance des décisions implicites, soit au-delà du délai raisonnable de recours. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation ont été déclarées irrecevables, et les demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA69-2304314(TA69-2304314)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. D B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2019 et 2020. Le requérant invoquait notamment l’insuffisance de motivation des actes de procédure, l’irrégularité de la mise en recouvrement, et le droit à un quotient familial de trois parts. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que les impositions étaient fondées. En conséquence, il a rejeté les demandes de décharge et les conclusions accessoires de M. B.
N° TA69-2304315(TA69-2304315)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2019 et 2020. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure pour insuffisance de motivation et contestait le calcul des rappels et pénalités. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que les impositions étaient fondées. En conséquence, les demandes de décharge et d'indemnisation ont été rejetées.
N° TA69-2302703(TA69-2302703)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 décembre 2015 réglementant la pêche en eau douce dans l'Ardèche. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que la requête était tardive. L'arrêté avait été publié le 5 janvier 2016, et le recours contentieux, enregistré le 3 avril 2023, dépassait le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, même en tenant compte d'un recours gracieux formé en 2016. Les autres recours gracieux invoqués par le requérant, postérieurs à l'expiration de ce délai, n'ont pu le rétablir.
N° TA69-2500279(TA69-2500279)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d'une demande de suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En défense, la préfète du Rhône a fait valoir qu'une nouvelle décision favorable avait été prise le 15 janvier 2025, avec délivrance d'un titre de séjour "salarié" et d'un récépissé. Le juge des référés a constaté que cette nouvelle décision rendait sans objet la demande de suspension, la condition d'urgence n'étant plus caractérisée.
N° TA69-2301714(TA69-2301714)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la préfète du Rhône de classer sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le tribunal a relevé d'office que cette décision de classement, prise en application du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions en annulation et en injonction ont été déclarées irrecevables.
N° TA69-2500086(TA69-2500086)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le CROUS de Lyon d’une requête en référé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir l’expulsion d’un occupant sans droit ni titre d’un logement universitaire. Le CROUS s’est toutefois désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 21 janvier 2025. La juge des référés a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 28 janvier 2025, constatant qu’aucun obstacle ne s’y opposait.
N° TA69-2500601(TA69-2500601)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a délivré à l'intéressé une carte de résident valable jusqu'en 2035, rendant les conclusions à fin de suspension et d'injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2500305(TA69-2500305)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué le requérant, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais de justice. L'ordonnance admet par ailleurs M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.