Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2413055(TA69-2413055)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Lyon, qui avait rejeté sa demande d'aide juridictionnelle pour une affaire devant la cour d'appel. Le tribunal a constaté que, selon l'article 13 de la loi du 10 juillet 1991, les décisions des sections du bureau d'aide juridictionnelle chargées des affaires portées devant les cours d'appel relèvent de l'ordre judiciaire. Par conséquent, la juridiction administrative est manifestement incompétente pour connaître de ce litige. La requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411030(TA69-2411030)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation (DALO). La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 2 avril 2024 pour un logement de type T4, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai de six mois. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2402547(TA69-2402547)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Boralex d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de la préfète de l’Ardèche du 15 janvier 2024 rejetant sa demande d’autorisation de défrichement sur la commune de Laviolle. En cours d’instance, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 23 janvier 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité de l’arrêté préfectoral.
N° TA69-2411846(TA69-2411846)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 février 2025. La commission de médiation avait reconnu M. B comme prioritaire le 6 août 2024, mais aucune offre d'hébergement ne lui avait été adressée dans le délai légal de six semaines. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 février 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2404196(TA69-2404196)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant portugais, contestant l'arrêté préfectoral du 24 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône était compétente et que la décision était suffisamment motivée. Il a estimé que M. B ne justifiait pas d'un droit au séjour sur le fondement des articles L. 234-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA69-2408940(TA69-2408940)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 25 avril 2024 par lequel la préfète du Rhône avait refusé un titre de séjour à M. C, ressortissant arménien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire. La juridiction a retenu que la décision était entachée d'une erreur de fait, la préfète ayant considéré à tort que l'intéressé était sans charge de famille, alors qu'il est père d'un enfant né en France en 2024. Cette annulation implique le réexamen de la situation de M. C, sans astreinte. Les textes appliqués sont notamment l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2411059(TA69-2411059)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, afin d'obtenir le relogement urgent reconnu par la commission de médiation du Rhône le 19 janvier 2024. Constatant qu'aucune offre de logement n'avait été adressée à la requérante malgré l'expiration du délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer ce relogement au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2403663(TA69-2403663)
Refus de bourse scolaire – Tribunal Administratif de Lyon – Irrecevabilité de la requête pour défaut de conclusions et de moyens. Le tribunal a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision du directeur des services départementaux de l'éducation nationale du Rhône refusant la bourse de sa fille, au motif qu'elle ne contenait ni conclusions, ni exposé des faits et moyens, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2500774(TA69-2500774)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de la préfète de l’Ain prolongeant une interdiction de retour sur le territoire, a renvoyé l’affaire au Tribunal Administratif d’Amiens. Cette décision est motivée par le fait que le requérant, M. B C, a également introduit un recours contre un arrêté d’assignation à résidence pris par le préfet de l’Oise, relevant de la compétence territoriale d’Amiens. Le tribunal a estimé que, dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice, l’ensemble des conclusions devait être jugé par la même juridiction. Cette solution s’appuie sur les articles R. 351-3, R. 776-15 et R. 776-16 du code de justice administrative.
N° TA69-2500794(TA69-2500794)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de statuer sur sa demande de titre de séjour déposée le 29 septembre 2023. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née le 29 janvier 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la requérante n'était pas fondée à demander le traitement de sa demande, la voie appropriée étant de contester cette décision implicite. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience.
N° TA69-2410325(TA69-2410325)
Contentieux du renouvellement d'un titre de séjour. Le Tribunal administratif de Lyon, par une ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B, la préfète du Rhône ayant fait droit à sa demande de carte de séjour en cours d'instance. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat est condamné à verser 600 euros au requérant au titre des frais d'instance.
N° TA69-2500173(TA69-2500173)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme A. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué la requérante pour la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Il a toutefois condamné l'État à verser 600 euros à Mme A au titre des frais d'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2500694(TA69-2500694)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, contestant un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 18 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation familiale et du passé pénal de l'intéressé. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-1 à L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2500153(TA69-2500153)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante somalienne, qui contestait l'arrêté du 30 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la clause discrétionnaire de l'article 17 de ce règlement ne constitue pas un droit pour le demandeur et que la requérante n'a pas démontré de risques de traitements inhumains ou dégradants en Allemagne au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision de transfert a donc été confirmée.
N° TA69-2500293(TA69-2500293)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante russe, qui contestait son transfert aux autorités croates responsables de l’examen de sa demande d’asile. La requérante invoquait la présence de sa sœur en France pour demander l’application de l’article 9 du règlement (UE) n° 604/2013, mais le tribunal a jugé que la sœur ne constitue pas un « membre de la famille » au sens de ce règlement. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l’article 17 du même règlement, sans préciser de fondement suffisant pour une dérogation. En conséquence, l’arrêté de transfert du 8 janvier 2025 a été confirmé.
N° TA69-2500148(TA69-2500148)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant somalien, qui contestait l'arrêté du 30 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le juge a rappelé que la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 ne confère aucun droit au demandeur et que le moyen tiré d'un risque de traitement inhumain et dégradant en Allemagne, fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, était insuffisamment étayé. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
N° TA69-2500714(TA69-2500714)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Loire de finaliser le renouvellement de son titre de séjour étudiant ou de lui délivrer une attestation de prolongation. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, faute pour la requérante de préciser les libertés fondamentales auxquelles la péremption de son titre de séjour porterait une atteinte grave et manifestement illégale. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de ce défaut de caractérisation.
N° TA69-2500310(TA69-2500310)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. C, ressortissant kosovar, contre les décisions du 9 janvier 2025 de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 33 de la convention de Genève et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en considérant que la décision mettant fin à la protection subsidiaire était régulière et que la menace à l'ordre public justifiait les mesures. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la CESDH et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée au regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge de l'État les frais d'aide juridictionnelle.
N° TA69-2407623(TA69-2407623)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante de la République Démocratique du Congo, qui contestait un arrêté du préfet de la Loire du 5 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation et que le droit d'être entendu n'avait pas été violé. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de son enfant à naître. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA69-2500188(TA69-2500188)
Le Tribunal Administratif de Lyon a ordonné la radiation du dossier n° 2500188 du registre du greffe. Cette décision fait suite à la constatation que les documents enregistrés sous ce numéro constituaient en réalité un mémoire complémentaire à une requête précédente (n° 2411772), déjà en cours d'instruction. La solution retenue est le rattachement de ces pièces au dossier initial et la radiation de la nouvelle instance. Cette ordonnance est fondée sur les règles de procédure administrative contentieuse régissant la gestion des instances.