Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2500796(TA69-2500796)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant un arrêté préfectoral du 8 janvier 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour douze mois. La requête a été jugée irrecevable car introduite le 19 janvier 2025, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de sept jours prévu à l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a constaté que la notification de l’arrêté mentionnait les voies et délais de recours, rendant la tardiveté manifeste et insusceptible d’être régularisée. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 922-17 du même code.
N° TA69-2410362(TA69-2410362)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». La décision implicite de rejet, née le 17 décembre 2021 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, n’a pas été attaquée dans le délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande de communication des motifs, présentée en juillet 2024, n’a pu interrompre ce délai déjà expiré. L’ordonnance, fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête sans invitation à régulariser.
N° TA69-2500818(TA69-2500818)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant les décisions du 20 janvier 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de sept ans. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas son droit à une vie privée et familiale, malgré ses liens familiaux en France, en raison de la menace grave pour l'ordre public que constituait sa présence. La solution s'appuie sur les articles L. 613-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2303984(TA69-2303984)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B A. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite de rejet, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de la requérante dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA69-2500190(TA69-2500190)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait de récépissés régulièrement renouvelés et ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La solution retenue s'appuie sur l'absence d'urgence caractérisée, sans examen des moyens soulevés par le requérant (défaut de motivation, méconnaissance de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la CEDH).
N° TA69-2500436(TA69-2500436)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la demande de suspension de la décision de la préfète du Rhône du 27 septembre 2024, qui avait clôturé la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante tunisienne. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante se bornant à des considérations générales sur sa situation irrégulière et précaire sans éléments précis. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, conformément à l’article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2500218(TA69-2500218)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 27 novembre 2024 par laquelle la préfète de l'Ain avait suspendu le permis de conduire de M. B pour quatre mois, suite à un excès de vitesse supérieur à 40 km/h. Le juge a estimé que les moyens invoqués (incompétence de l’auteur, insuffisance de motivation, défaut d’établissement des faits, disproportion) n’étaient pas, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.
N° TA69-2411825(TA69-2411825)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de Mme A dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 février 2025. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 6 août 2024, n'avait reçu aucune proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 février 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2411822(TA69-2411822)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, afin d’obtenir son relogement suite à une décision de la commission de médiation du Rhône du 21 mai 2024 le reconnaissant comme prioritaire. Constatant qu’aucune offre de logement ne lui avait été adressée dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer son relogement au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La décision se fonde sur les dispositions des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2409024(TA69-2409024)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant une amende administrative de 500 euros infligée par le maire de Gex pour dépôt irrégulier de déchets. La requérante invoquait des circonstances personnelles (réception tardive des badges d'accès, situation financière difficile) pour contester la sanction. Le juge a considéré ces moyens comme inopérants, car sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête pour défaut de moyens pertinents.
N° TA69-2413236(TA69-2413236)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que l'OFII ne s'était pas estimé en situation de compétence liée et que le requérant n'avait pas été privé d'une garantie, car il avait été informé des conséquences d'un dépôt tardif de sa demande d'asile. En conséquence, les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance du droit d'asile et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA69-2411875(TA69-2411875)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 23 janvier 2025, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation Droit au logement opposable le 28 mai 2025, en raison de l’absence d’offre de logement dans le délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue ordonne le relogement au plus tard le 1er mars 2025, sous astreinte de 300 euros par mois de retard, conformément à l’article L. 441-2-3-1 du même code.
N° TA69-2411424(TA69-2411424)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 27 février 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence d’offre de logement dans le délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 du même code. L’ordonnance assortit cette injonction d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2409984(TA69-2409984)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l’association Bien-vivre à Haute-Rivoire, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 6 août 2024 enregistrant une unité de méthanisation. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’absence d’audition de l’association après la consultation publique était inopérant, car sans incidence sur la légalité de la décision. Le second moyen, relatif à la crainte d’une augmentation des nuisances olfactives et sonores due à une hausse de tonnage, a été jugé insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2305537(TA69-2305537)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la Société stéphanoise des eaux, qui sollicitait la condamnation de Saint-Etienne Métropole à lui verser une indemnité de 1 460 238 euros TTC pour le rachat de son parc de compteurs à l'échéance normale de la concession de distribution d'eau potable. Le tribunal a jugé que les compteurs constituent des biens de retour, revenant gratuitement à la collectivité en fin de contrat, et que la clause contractuelle (article 52 bis) prévoyant une indemnité de rachat était illicite car contraire à ce principe. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411691(TA69-2411691)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation pour obtenir son relogement, suite à une décision de la commission de médiation du Rhône du 27 février 2024 la reconnaissant comme prioritaire. Constatant qu'aucune offre de logement adapté ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de Mme B au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2411699(TA69-2411699)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger Mme B au plus tard le 1er mars 2025, conformément à la décision de la commission de médiation du 23 janvier 2024 la reconnaissant comme prioritaire. Constatant l’absence d’offre de logement malgré l’expiration du délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a ordonné le relogement sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du même code. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2411337(TA69-2411337)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, afin d'obtenir son relogement suite à une décision de la commission de médiation du Rhône du 16 janvier 2024 la reconnaissant comme prioritaire. Constatant qu'aucune offre de logement ne lui avait été adressée dans le délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement au plus tard le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2406390(TA69-2406390)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de points de son permis de conduire pour onze infractions routières. Le juge a d'abord constaté l'irrecevabilité des conclusions concernant deux infractions, les points correspondants ayant déjà été restitués avant l'introduction de la requête. Ensuite, les conclusions relatives à une infraction commise le 27 juillet 2022 ont été jugées tardives, la décision de retrait ayant été notifiée en février 2023 et devenue définitive. Enfin, le tribunal a rappelé le principe de sécurité juridique, estimant que les autres décisions de retrait, notifiées entre 2020 et 2022, ne pouvaient plus être contestées au-delà d'un délai raisonnable.
N° TA69-2409811(TA69-2409811)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône lui a délivré une carte de résident valable dix ans. En conséquence, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.