Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2411588(TA69-2411588)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B contestant le rejet implicite de sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH) par la CDAPH de la Loire. Le juge constate que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, et non de la juridiction administrative. En conséquence, la requête est rejetée pour incompétence et le dossier est transmis au pôle social du Tribunal judiciaire de Saint-Étienne, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA69-2409321(TA69-2409321)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions du préfet de la Loire du 21 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé un certificat de résidence algérien le 7 octobre 2024, conduisant M. B à se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA69-2409316(TA69-2409316)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Ardèche. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à l'admission exceptionnelle des jeunes majeurs confiés à l'aide sociale à l'enfance, et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, considérant que la préfète n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B et avait commis une erreur de droit en ne vérifiant pas les conditions de l'article L. 435-3. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de l'intéressé dans un délai de deux mois.
N° TA69-2411394(TA69-2411394)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait une exonération partielle ou totale d’une somme de 763,06 euros mise à sa charge par un titre exécutoire de la métropole de Lyon. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car il ne peut se prononcer directement sur une remise de dette sans que l’administration ait été préalablement saisie et ait rejeté la demande. Le moyen tiré de la situation financière difficile de la requérante a été jugé inopérant, faute de pièces justificatives et d’incidence sur le bien-fondé de la créance. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables ou ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA69-2409132(TA69-2409132)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant les décisions du 8 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. La requérante invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que Mme A n'apportait aucun élément probant sur la réalité et la stabilité de ses liens en France, ni sur son intégration, et a donc écarté ce moyen. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA69-2410129(TA69-2410129)
Le Tribunal Administratif de Lyon a donné acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de renouveler son titre de séjour. La requête en excès de pouvoir a été abandonnée par le requérant, ce qui a conduit la juridiction à clore l'affaire sans examiner le fond. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
N° TA69-2408678(TA69-2408678)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante arménienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que les décisions étaient légalement fondées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-9, et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA69-2405941(TA69-2405941)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, porte sur une demande d’expertise médicale présentée par Mme D, agent public, qui conteste la date de consolidation de son état de santé fixée par son employeur, la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre d’une maladie professionnelle. Le juge des référés a fait droit à la demande, considérant qu’un nouvel examen médical (IRM) réalisé après la décision contestée était de nature à avoir une incidence sur la date de consolidation, rendant ainsi la mesure d’expertise utile au sens de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La fin de non-recevoir soulevée par la région, tirée de l’absence de moyens dans la requête, a été écartée. Un expert a été désigné pour examiner l’état de santé de Mme D, déterminer les causes de ses arrêts de travail et proposer une nouvelle date de consolidation.
N° TA69-2500690(TA69-2500690)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la sanction disciplinaire prononcée par la commission académique du baccalauréat à l’encontre d’un candidat pour fraude lors de l’épreuve du grand oral. La sanction, qui prévoyait une interdiction de passer tout examen du baccalauréat ou diplôme post-bac pour deux ans avec sursis et l’annulation de la session, a été jugée non disproportionnée. Le juge a estimé que le moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction n’était pas propre à créer un doute sérieux sur sa légalité, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de l’urgence.
N° TA69-2306423(TA69-2306423)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant kosovar. L'annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA69-2500381(TA69-2500381)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant les décisions du préfet de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi que son assignation à résidence par la préfète du Rhône. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens d'illégalité soulevés contre l'interdiction de retour et l'assignation à résidence, fondés sur l'illégalité de la mesure d'éloignement, ont été écartés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2409699(TA69-2409699)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Saint-Étienne. Cette mesure vise à déterminer les causes et conséquences des désordres (déformations) affectant la piste d'athlétisme Henri Lux, rénovée en 2017-2018 et réceptionnée sans réserve en novembre 2018. Le tribunal a donné acte du désistement de la commune à l'égard de la société Atlas Architectes et a rejeté les conclusions relatives aux dépens, leur taxation étant réservée à l'issue de l'expertise.
N° TA69-2410570(TA69-2410570)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 15 mars 2024, constate que la préfète du Rhône n’a pas procédé au réexamen de la situation de M. B, comme cela lui avait été enjoint. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l’exécution dans un délai de deux mois. L’État est également condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA69-2410049(TA69-2410049)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 29 septembre 2023, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas procédé au réexamen de la situation de M. B, pourtant enjoint par cette décision. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l’exécution dans un délai de deux mois. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’autorité de la chose jugée.
N° TA69-2500795(TA69-2500795)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 janvier 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour douze mois. La juridiction a constaté que la requête, enregistrée le 19 janvier 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de recours de sept jours prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 922-17 du même code, le recours a été rejeté comme irrecevable manifestement.
N° TA69-2500756(TA69-2500756)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’un recours en appel formé par M. A B et la société Vert Habitat contre un jugement du 19 novembre 2024 ayant rejeté leur demande d’annulation d’une amende administrative de 56 700 euros et d’une mesure de publication, a estimé que cette requête relevait de la compétence de la cour administrative d’appel de Lyon. En application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence au profit de la cour administrative d’appel.
N° TA69-2500818(TA69-2500818)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant les décisions du 20 janvier 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de sept ans. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas son droit à une vie privée et familiale, malgré ses liens familiaux en France, en raison de la menace grave pour l'ordre public que constituait sa présence. La solution s'appuie sur les articles L. 613-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2401048(TA69-2401048)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B épouse C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 23 octobre 2023 du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui refusant une autorisation préalable d’accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré l’autorisation sollicitée le 20 août 2024. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par la requérante au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2301293(TA69-2301293)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Groupe Esr Prom-s d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Genas du 12 décembre 2022 exerçant le droit de préemption communal sur un bail commercial. La société requérante s’est désistée de sa requête et de son action par un mémoire du 14 janvier 2025. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par une ordonnance du 24 janvier 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, l’affaire étant close sans examen de la légalité de la décision de préemption.
N° TA69-2400678(TA69-2400678)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme C d’une demande de réduction de leur impôt sur le revenu 2022, portant sur un crédit d’impôt pour emploi d’un salarié à domicile. L’administration fiscale a prononcé un dégrèvement en cours d’instance, rendant la requête sans objet. Invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, les requérants n’ont pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal leur a donné acte de leur désistement d’office.