Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 789/1852
N° TA69-2411071(TA69-2411071)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’Intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance. Par une ordonnance du 27 janvier 2025, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2500932(TA69-2500932)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en référé liberté de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de statuer rapidement sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née le 29 janvier 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la requérante n'est donc pas fondée à demander le traitement de sa demande. La requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA69-2412502(TA69-2412502)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer des amendes forfaitaires majorées liées à des contraventions au code de la route. Le juge a estimé que ces contestations relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, en application des articles 529-2, 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale, et non de l'ordre administratif. La demande d'enregistrement de la vente d'un véhicule sur le site de l'ANTS a également été jugée irrecevable, car le tribunal ne peut adresser des injonctions à titre principal à l'administration. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente et manifestement irrecevable.
N° TA69-2412488(TA69-2412488)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer une amende pénale de 1 545 euros. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que le litige relève de l'ordre judiciaire. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA69-2412347(TA69-2412347)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 4 juin 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Constatant qu'aucune offre de logement n'avait été adressée au requérant malgré l'expiration du délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2412313(TA69-2412313)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 21 mai 2024, au plus tard le 1er mars 2025. Constatant qu'aucune offre de logement n'avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2310880(TA69-2310880)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de M. B, ressortissant algérien, visant à obtenir l’abrogation de l’arrêté d’expulsion du 15 décembre 2016, implicitement refusée par le préfet de la Loire. Le tribunal a relevé que M. B résidait en France sans relever des exceptions prévues à l’article L. 632-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui conférait une compétence liée au préfet pour rejeter la demande. Il a jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant étaient opérants mais non fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B.
N° TA69-2413155(TA69-2413155)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A D épouse A C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué l'intéressée le 28 février 2025, rendant sans objet la demande d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410362(TA69-2410362)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». La décision implicite de rejet, née le 17 décembre 2021 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, n’a pas été attaquée dans le délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande de communication des motifs, présentée en juillet 2024, n’a pu interrompre ce délai déjà expiré. L’ordonnance, fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête sans invitation à régulariser.
N° TA69-2411517(TA69-2411517)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 29 mars 2024 ayant annulé un refus implicite de titre de séjour et enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de M. B, constate que cette injonction n’a pas été exécutée. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il prononce une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète si elle ne justifie pas du réexamen dans un délai de deux mois. L’État est également condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA69-2306423(TA69-2306423)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant kosovar. L'annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA69-2410404(TA69-2410404)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la préfète de l'Ain de lui délivrer une carte professionnelle de conducteur de voiture de transport. Le refus était fondé sur la présence d’une condamnation définitive au bulletin n°2 de son casier judiciaire, ce qui l’empêche légalement d’exercer cette profession en vertu de l’article R. 3120-8 du code des transports. Le tribunal a considéré que la préfète était en situation de compétence liée et que les arguments du requérant (ancienneté, formation) étaient inopérants. La demande de délivrance de la carte par le tribunal a également été jugée manifestement irrecevable.
N° TA69-2305471(TA69-2305471)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 8 décembre 2023 par laquelle la préfète du Rhône refusait de renouveler la carte de résident de dix ans de M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que la préfète ne pouvait se fonder sur l’allégation d’une fraude au mariage pour refuser le renouvellement, dès lors que la carte initiale n’avait pas été retirée et que le requérant pouvait prétendre de plein droit au renouvellement en vertu de l’article 10 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La décision a été annulée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
N° TA69-2409653(TA69-2409653)
Le Tribunal administratif de Lyon a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité par le Conseil national des activités privées de sécurité. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux. Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, M. A n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la notification de l'ordonnance de rejet, il est réputé s'être désisté.
N° TA69-2413091(TA69-2413091)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé fiscal par M. et Mme E, contestant le refus du comptable public d’accepter leur proposition de garantie (caution personnelle et nantissement de parts sociales) pour obtenir le sursis de paiement de suppléments d’impôt sur le revenu. Le juge a rejeté la requête, estimant que la garantie offerte, constituée principalement de titres d’une société dont la valeur est fluctuante et provisionnée pour dépréciation, ne présentait pas des sûretés suffisantes au sens de l’article L. 277 du livre des procédures fiscales. La décision retient que les requérants ne démontrent pas avoir consigné le dixième des impôts contestés, condition de recevabilité posée par l’article L. 279 du même code. En conséquence, la demande d’annulation de la décision du comptable du 29 novembre 2024 est rejetée.
N° TA69-2409655(TA69-2409655)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le retrait de sa carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité. La requête, enregistrée le 25 septembre 2024, se limitait à transmettre un recours gracieux et une page de décision, sans exposer les conclusions ni les moyens exigés par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
N° TA69-2410129(TA69-2410129)
Le Tribunal Administratif de Lyon a donné acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de renouveler son titre de séjour. La requête en excès de pouvoir a été abandonnée par le requérant, ce qui a conduit la juridiction à clore l'affaire sans examiner le fond. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
N° TA69-2405941(TA69-2405941)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, porte sur une demande d’expertise médicale présentée par Mme D, agent public, qui conteste la date de consolidation de son état de santé fixée par son employeur, la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre d’une maladie professionnelle. Le juge des référés a fait droit à la demande, considérant qu’un nouvel examen médical (IRM) réalisé après la décision contestée était de nature à avoir une incidence sur la date de consolidation, rendant ainsi la mesure d’expertise utile au sens de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La fin de non-recevoir soulevée par la région, tirée de l’absence de moyens dans la requête, a été écartée. Un expert a été désigné pour examiner l’état de santé de Mme D, déterminer les causes de ses arrêts de travail et proposer une nouvelle date de consolidation.
N° TA69-2408678(TA69-2408678)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante arménienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que les décisions étaient légalement fondées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-9, et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA69-2409132(TA69-2409132)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant les décisions du 8 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. La requérante invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que Mme A n'apportait aucun élément probant sur la réalité et la stabilité de ses liens en France, ni sur son intégration, et a donc écarté ce moyen. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.