Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2300517(TA69-2300517)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour et le recours gracieux de Mme C épouse B. L'annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de quatre mois, sans préjuger de la délivrance d'un titre.
N° TA69-2209381(TA69-2209381)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête du GAEC de l'Effondras demandant l'annulation de l'arrêté du 14 novembre 2022 par lequel le maire de Confrançon ne s'est pas opposé à la déclaration préalable pour l'installation d'un pylône de radiotéléphonie. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 162-3 du code rural et de la pêche maritime, l'autorisation d'urbanisme étant délivrée sous réserve des droits des tiers. Il a également écarté comme inopérant le moyen relatif à un prétendu "devoir de mutualisation" des antennes, faute de valeur normative de la recommandation invoquée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir.
N° TA69-2300516(TA69-2300516)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. B, déposée le 27 mars 2019. La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité a entraîné l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. B dans un délai de quatre mois.
N° TA69-2300071(TA69-2300071)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant le refus du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un prétendu refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour pour raisons de santé, cette décision étant inexistante matériellement. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus de séjour du 8 juillet 2022, au motif qu'elle méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance d'un titre de séjour à un étranger confié à l'aide sociale à l'enfance avant ses seize ans.
N° TA69-2209588(TA69-2209588)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l'Association de défense des intérêts et du cadre de vie de la Côtière de Saint-Maurice-de-Beynost, qui demandait l'annulation de la délibération du 11 juillet 2022 par laquelle le conseil municipal de Saint-Maurice-de-Beynost a adopté une déclaration de projet emportant mise en compatibilité du plan local d'urbanisme (PLU) pour permettre la construction d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut de note de synthèse, l'insuffisance de l'avis d'enquête publique, le défaut d'information des personnes publiques associées, l'insuffisance de la note de présentation, l'absence d'intérêt général suffisant du projet, et la méconnaissance des objectifs du PLU et du schéma de cohérence territoriale. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens n'étaient pas fondés, en s'appuyant notamment sur les dispositions des articles L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales et L. 153-54 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2304451(TA69-2304451)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Corcelles-en-Beaujolais d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir la condamnation solidaire de l’entreprise Debrun Jérémy et de plusieurs membres de l’indivision E au paiement d’une contribution spéciale de voirie, sur le fondement de l’article L. 141-9 du code de la voirie routière, en raison de dégradations causées à une voie communale par des engins de chantier. La juridiction a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par les défendeurs, notamment l’absence de tentative préalable d’accord amiable, et a considéré que les dégradations étaient imputables aux passages répétés des camions de l’entreprise mandatée par les consorts E. Le tribunal a condamné solidairement l’entreprise Debrun Jérémy et les consorts E à verser à la commune la somme de 22 383 euros au titre de la contribution spéciale de voirie, ainsi que 2 986,80 euros au titre des frais d’expertise, et a rejeté les demandes subsidiaires de limitation de responsabilité.
N° TA69-2309525(TA69-2309525)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». La juridiction a constaté que ce refus implicite avait été remplacé par une décision expresse de la préfète du Rhône en date du 20 décembre 2024, à laquelle les conclusions d’annulation devaient désormais se rapporter. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d’un défaut de motivation de la décision implicite, celui-ci étant inopérant après l’intervention de la décision expresse. La solution retenue est donc un rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens, sur le fondement des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2500309(TA69-2500309)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante gabonaise, qui demandait à se voir délivrer un rendez-vous pour obtenir un titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et une atteinte grave à ses libertés fondamentales, notamment son droit au séjour et au travail, en raison du risque de perdre son emploi. Le juge a estimé que la seule perspective d'une situation irrégulière ne caractérisait pas une urgence justifiant une intervention dans les 48 heures, condition requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2500264(TA69-2500264)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait son assignation à résidence dans le département de la Loire pour 45 jours, décidée par le préfet de la Loire le 2 janvier 2025. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation. Il estime que la décision est fondée sur l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que ses modalités, notamment l’obligation de présentation trois fois par semaine, ne sont pas disproportionnées. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
N° TA69-2309526(TA69-2309526)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A épouse B, de nationalité albanaise, contestant le refus implicite puis explicite (arrêté du 20 décembre 2024) de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la décision expresse de refus s'était substituée à la décision implicite.
N° TA69-2412237(TA69-2412237)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une contrainte émise par la CAF de l'Ardèche pour un indu d'allocation logement sociale de 8 011 euros. La requérante ne contestait pas le bien-fondé de la dette, mais demandait uniquement un échelonnement des remboursements à 350 euros par mois. Le juge a estimé que ces conclusions ne relevaient pas de la compétence du juge administratif, car elles ne constituent pas un recours en excès de pouvoir valable. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA69-2305350(TA69-2305350)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes de lui accorder une remise gracieuse sur la première échéance de remboursement d’une avance remboursable de 7 500 euros. Le requérant invoquait sa situation financière difficile, mais n’a produit aucune pièce justificative pour établir son impécuniosité. La juridiction a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la région, estimant que la requête contenait un moyen (erreur manifeste d’appréciation). La solution retenue est fondée sur l’absence de preuve de la situation alléguée, sans application de texte spécifique autre que les principes généraux du contentieux administratif.
N° TA69-2412656(TA69-2412656)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Loire de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision prise sur le recours administratif préalable obligatoire ou la preuve de son dépôt, conformément aux articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative et à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA69-2304601(TA69-2304601)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête indemnitaire de M. A, qui demandait réparation pour le délai d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé qu'aucune faute de l'administration n'était établie, car une décision implicite de rejet était née au terme du délai légal de quatre mois prévu par les articles R. 311-12 et R. 311-12-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA69-2304349(TA69-2304349)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du président du SITOM Sud Rhône de lui permettre l’enregistrement d’un véhicule tiers pour accéder à la déchetterie de Mornant. Le requérant invoquait un accès discriminatoire et l’absence de solution alternative pour les véhicules non enregistrés. Le tribunal a relevé qu’une solution alternative (ouverture manuelle par un agent) avait été proposée et refusée, et que la plateforme permettait l’enregistrement ponctuel d’un véhicule d’emprunt. En conséquence, le moyen tiré de l’absence de solution alternative a été écarté comme manquant en fait, et la requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir. M. C a été condamné à verser 1 500 euros au SITOM au titre des frais de justice.
N° TA69-2500390(TA69-2500390)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile selon le règlement Dublin III) et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que M. A, qui déclarait comprendre le français, avait bénéficié d'un entretien individuel dont il avait signé le résumé en confirmant avoir compris la procédure. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles 4 et 5 du règlement (UE) n°604/2013.
N° TA69-2412730(TA69-2412730)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B et Mme D d'une demande d'injonction visant à obtenir des rendez-vous pour le dépôt de leurs demandes de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué les requérants le 20 janvier 2025, rendant leur demande sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2500624(TA69-2500624)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. B à l'aide juridictionnelle. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats ont porté sur la légalité de la mesure d'éloignement et de l'interdiction de retour, en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2302615(TA69-2302615)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le titre de recette de 250 euros émis par la commune de Tain l'Hermitage le 10 mars 2022 à l'encontre de M. B A pour frais de nettoyage d'un dépôt sauvage d'ordures. La commune n'ayant pas contesté l'affirmation du requérant selon laquelle il n'était pas l'auteur du dépôt, le tribunal a jugé que la créance n'était pas fondée. La décision se fonde sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative. M. A est déchargé de l'obligation de payer la somme correspondante.
N° TA69-2301123(TA69-2301123)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. Raphaël Buard, conseiller municipal, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision orale du maire du Teil refusant de répondre à ses questions orales lors du conseil municipal du 14 novembre 2022, au motif qu’elles avaient été déposées hors du délai de 48 heures prévu par le règlement intérieur. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, estimant que la requête conservait un objet et que l’intérêt à agir de l’élu était établi. Sur le fond, il a jugé que le refus de réponse immédiate ne méconnaissait pas les articles L. 2121-13 et L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales, dès lors que le règlement intérieur autorisait un report de réponse à une séance ultérieure pour nécessité d’étude, ce qui avait été fait le 12 décembre 2022. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions indemnitaires et la demande d’amende pour recours abusif.