Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2300071(TA69-2300071)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant le refus du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un prétendu refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour pour raisons de santé, cette décision étant inexistante matériellement. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus de séjour du 8 juillet 2022, au motif qu'elle méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance d'un titre de séjour à un étranger confié à l'aide sociale à l'enfance avant ses seize ans.
N° TA69-2310384(TA69-2310384)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Voies navigables de France d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SCI Tollet, pour le stationnement sans titre de son bateau "Labor" sur le domaine public fluvial du Rhône depuis février 2020. Constatant que les faits constituent l’infraction prévue à l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques, le tribunal condamne la SCI à une amende de 3 500 euros. Il lui enjoint également de libérer le domaine public sans délai, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai d’un mois.
N° TA69-2300516(TA69-2300516)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. B, déposée le 27 mars 2019. La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité a entraîné l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. B dans un délai de quatre mois.
N° TA69-2300517(TA69-2300517)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour et le recours gracieux de Mme C épouse B. L'annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de quatre mois, sans préjuger de la délivrance d'un titre.
N° TA69-2308823(TA69-2308823)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial pour ses deux enfants. La requête a été jugée tardive, car le délai raisonnable d’un an pour contester la décision implicite née le 10 juillet 2020 était expiré, sans que le requérant puisse se prévaloir d’une méconnaissance des voies de recours. Le tribunal a appliqué les principes relatifs au délai raisonnable de recours, sans examiner le fond des moyens soulevés.
N° TA69-2302428(TA69-2302428)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant béninois, contestant le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, constatant que la préfète avait communiqué les motifs de sa décision dans le délai légal d'un mois suivant la demande de l'intéressé. Sur le fond, il a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA69-2307986(TA69-2307986)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. Buard, conseiller communautaire, contestant la décision du président de la communauté de communes Ardèche Rhône Coiron limitant l’accès à un espace d’expression dans le magazine communal et la communication du planning de bouclage aux seuls conseillers membres d’un groupe d’élus. Le tribunal a jugé que la demande de M. Buard ne constituait pas une sollicitation d’abrogation de l’article 56 du règlement intérieur, et que la décision attaquée ne pouvait donc être regardée comme un refus d’abroger. Par conséquent, la requête a été rejetée, la solution retenue étant fondée sur l’analyse des termes de la demande initiale et non sur le fond du droit d’expression des élus prévu à l’article L.2121-27-1 du code général des collectivités territoriales.
N° TA69-2302442(TA69-2302442)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A Q F et autres demandant l'annulation de la délibération n°2023/5 du 30 janvier 2023 par laquelle la commune de Vénissieux a accordé une subvention de 610 000 euros à la régie autonome personnalisée du journal "Expressions". Le tribunal a écarté le moyen tiré de la participation de conseillers municipaux intéressés, jugeant que leur intérêt se confondait avec celui des habitants de la commune. Il a qualifié l'activité de la régie de service public administratif, en raison de sa dépendance financière à 90% aux subventions communales, ce qui justifiait le financement public. Enfin, le tribunal a estimé que la subvention ne constituait pas une aide d'État au sens des articles 107 et 108 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, car elle finançait un service public administratif non économique, et n'avait donc pas à être notifiée à la Commission européenne.
N° TA69-2306938(TA69-2306938)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A B contestant le retrait d’une subvention MaPrimRénov’ par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). La décision de retrait est fondée sur le non-respect de l’article 2 du décret du 14 janvier 2020, qui exige que les travaux soient commencés après l’enregistrement de la demande de prime. Il est établi que les travaux ont débuté avant cet enregistrement, sans dérogation invoquée. Le tribunal confirme ainsi la légalité du retrait et rejette la demande d’annulation.
N° TA69-2411530(TA69-2411530)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 26 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le juge a constaté que le recours, bien que visant à obtenir l'annulation de cette décision, n'était assorti d'aucun moyen. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans demande de régularisation.
N° TA69-2411502(TA69-2411502)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de la caisse d’allocations familiales du Rhône de lui accorder une remise de dette d’allocation de logement sociale de 1 699,85 euros. La requérante invoquait sa situation de précarité, mais n’a pas fourni les pièces justificatives demandées par le tribunal, malgré une invitation à régulariser sa requête en application de l’article R. 772-6 du code de justice administrative. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, conformément au 7° de l’article R. 222-1 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête pour insuffisance de motivation et d’éléments probants.
N° TA69-2411097(TA69-2411097)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 24 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le juge a constaté que la requête, bien que produite, était dépourvue de tout moyen juridique à l’expiration du délai de recours, la rendant manifestement irrecevable. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter de telles requêtes sans instruction préalable.
N° TA69-2410218(TA69-2410218)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une requête en indemnisation pour un accident de circulation survenu le 10 février 2023, imputé à un défaut de signalisation de travaux publics. Le requérant demandait la condamnation des compagnies d’assurances AXA et SMA BTP, en leur qualité d’assureurs des entreprises chargées des travaux. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que les conclusions relatives à l’exécution d’un contrat de droit privé entre les entreprises et leur assureur relèvent de la compétence judiciaire. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411351(TA69-2411351)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante bosnienne, contestant l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an prononcées par la préfète du Rhône. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et avaient fait l'objet d'un examen particulier de sa situation. Elle a également jugé que la durée de l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur de droit, la préfète ayant tenu compte des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, tous les moyens soulevés par la requérante ont été écartés.
N° TA69-2411349(TA69-2411349)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant bosnien, contestant l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de dix-huit mois prononcées par la préfète du Rhône. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et avaient été précédées d'un examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas suffisamment étayé et que l'interdiction de retour, fondée sur l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entachée d'erreur de droit.
N° TA69-2407494(TA69-2407494)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales précitées.
N° TA69-2403667(TA69-2403667)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône. Le requérant invoquait notamment une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'état de santé de ses enfants. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la préfète avait suffisamment motivé sa décision en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII, lequel concluait à la possibilité d'un traitement approprié pour les enfants dans leur pays d'origine. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les textes internationaux précités.
N° TA69-2404160(TA69-2404160)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 26 mars 2024. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, jugeant l’arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il considère comme inopérant le moyen tiré de l’article 84 du décret du 27 novembre 1991 relatif à la profession d’avocat, sans lien avec le séjour des étrangers. La décision est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 422-1 et L. 435-1, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2411098(TA69-2411098)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 21 octobre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. Le juge a estimé que ce classement, fondé sur le défaut de production d’un certificat de naissance récent malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief au sens de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Par conséquent, la requête, dirigée contre un acte non décisoire, a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2403899(TA69-2403899)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de remise de dette d’allocation de logement sociale (139 euros) par la CAF du Rhône. Saisi en plein contentieux, le juge a rappelé qu’il lui appartient d’apprécier la remise gracieuse au regard de la précarité et de la bonne foi du requérant, en application de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 772-6 du code de justice administrative, M. B n’a fourni aucune pièce justificative sur sa situation de précarité. La requête a donc été rejetée comme manifestement insuffisamment motivée, sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code.