Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

37 028 décisions disponibles — page 814/1852

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2401916(TA69-2401916)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 6ème chambre, a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien. La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA69-2411999(TA69-2411999)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d'une demande de rectification d'une erreur matérielle de date affectant un jugement du juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Lyon. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 462 du code de procédure civile, seule la juridiction judiciaire qui a rendu la décision est compétente pour réparer une telle erreur. Par conséquent, la juridiction administrative s'est déclarée manifestement incompétente pour connaître de cette requête. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2405318(TA69-2405318)

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 9 août 2022, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas réexaminé la demande de titre de séjour de Mme B comme cela lui avait été enjoint. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l’exécution du jugement dans un délai de 15 jours. La demande de nouvelle injonction a été rejetée, faute de circonstance nouvelle. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à l’avocate de Mme B au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2408845(TA69-2408845)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de 2013 du ministre de l’intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. En cours d’instance, le ministre a supprimé les mentions litigieuses du relevé d’information et restitué l’intégralité des points, rendant sans objet les conclusions principales. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate le non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la demande de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408464(TA69-2408464)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 22 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, compte tenu de son entrée tardive en France et de ses attaches persistantes au Cameroun.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408471(TA69-2408471)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice adjointe bénéficiant d'une délégation régulière. Concernant le refus de titre de séjour, il a jugé que Mme B ne justifiait pas de moyens d'existence suffisants et que ses études secondaires en France ne constituaient pas un motif impérieux pour obtenir un titre "étudiant" au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les autres moyens, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été implicitement rejetés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411950(TA69-2411950)

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne le refus implicite de la préfète du Rhône d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme C et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge rejette la requête. Il estime que le silence gardé pendant quatre mois par l'administration a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande d'injonction se heurte à l'existence de cette décision préalable, et la requérante est invitée à la contester par d'autres voies de droit.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2409272(TA69-2409272)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par la préfète du Rhône. Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète a délivré à l’intéressé une carte de résident de dix ans. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et subsidiaires, devenues sans objet. Les conclusions accessoires tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411990(TA69-2411990)

Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou un document provisoire l’autorisant à travailler, et d’examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés constate que la demande de titre de séjour de l’intéressé n’a pas encore été enregistrée, faute de rendez-vous obtenu en préfecture, et qu’il ne peut donc prétendre ni à la délivrance d’un récépissé ni à l’examen de son dossier. La solution retenue est fondée sur l’absence de dépôt préalable du dossier, ce qui rend les mesures sollicitées inutiles au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2411415(TA69-2411415)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait l'annulation d'un titre de recettes émis par le département de la Loire pour un montant de 259,44 euros. Le juge a constaté que, malgré une demande de régularisation, le requérant n'avait pas produit l'acte attaqué, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2413053(TA69-2413053)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A qui demandait la révision du montant de sa contribution à l'entretien et à l'éducation de sa fille. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a estimé que ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2413044(TA69-2413044)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B A d'une demande visant à modifier les modalités d'exécution d'un sursis probatoire et à réexaminer une interdiction du territoire français, prononcées par un jugement du tribunal correctionnel d'Annecy. Statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Il a rappelé que de telles demandes, relatives à l'exécution ou à la révision de décisions pénales, relèvent exclusivement de la compétence de l'ordre judiciaire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2413024(TA69-2413024)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme A comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Les requérants contestaient un jugement d'adjudication du tribunal judiciaire de Vienne et des décisions de rejet de leurs plaintes. Le juge a rappelé que ces contestations relèvent exclusivement de la compétence de la juridiction judiciaire. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2307358(TA69-2307358)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de conjointe de français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Ensuite, il a jugé que la demande de Mme B, qui sollicitait un titre de séjour temporaire d'un an sur le fondement de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relevait en réalité des stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, lequel prévoit la délivrance d'un titre de séjour de dix ans pour le conjoint d'un Français. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408521(TA69-2408521)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2307231(TA69-2307231)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un certificat de résidence. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions, au motif que la demande de titre de séjour avait été irrégulièrement présentée par voie postale, sans que la préfecture ait prescrit ce mode de dépôt. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé sur une demande irrégulièrement formulée ne fait pas naître de décision implicite de rejet susceptible d'être contestée. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2306917(TA69-2306917)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 16 juin 2023 par laquelle la préfète du Rhône refusait de fixer un rendez-vous à Mme B pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus était insuffisamment motivé, car l'administration n'avait pas démontré le caractère abusif ou dilatoire de la demande, et que Mme B justifiait de circonstances nouvelles (présence en France depuis plus de dix ans et vie maritale). La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous à Mme B.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2303314(TA69-2303314)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B D veuve C, ressortissante russe, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut d'examen de sa situation, et la méconnaissance de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et que l'intéressée, disposant de revenus suffisants et ayant vendu son bien en Russie pour acquérir un logement en France, ne pouvait être considérée comme un ascendant à charge d'une ressortissante française. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de délivrance de la carte de résident.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411314(TA69-2411314)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante invoquait la situation de son mari et leurs conditions de logement et de revenus, sans soulever de moyen utile contre la décision attaquée. Le juge a estimé que ces arguments étaient inopérants et a rejeté la requête sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant de trancher par ordonnance les recours manifestement infondés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411313(TA69-2411313)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son affectation provisoire annuelle sur deux postes par le recteur de l'académie de Lyon. La requérante invoquait la responsabilité de l'État et le principe d'égalité des fonctionnaires, sans soulever de moyens opérants ou suffisamment précis. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que ces moyens étaient inopérants ou manifestement insuffisants pour apprécier le bien-fondé de la demande. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.

Résumé IA