Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2307466(TA69-2307466)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par la métropole de Lyon pour le recouvrement d’un supplément de taxe d’assainissement. En cours d’instance, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 30 décembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.
N° TA69-2409543(TA69-2409543)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait l’attribution d’un logement T3. La requérante avait refusé une proposition de logement à Anse le 23 février 2024, sans justifier de motifs impérieux, ce qui lui a fait perdre le bénéfice de la décision de la commission de médiation du 21 novembre 2023. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2410208(TA69-2410208)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré le 29 juillet 2024 par le maire du Coteau pour l’extension d’une habitation. Le juge a considéré que le moyen soulevé par la requérante, tiré d’une perte de luminosité et d’ensoleillement due à la construction d’un mur, était inopérant car sans incidence sur la légalité de l’acte attaqué. En application de l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA69-2409568(TA69-2409568)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société YC Hospitality and Events d’un recours en excès de pouvoir contre deux titres de perception d’un montant total de 44 895 euros émis pour le paiement d’une taxe d’aménagement. En cours d’instance, la société a indiqué que ces titres avaient été retirés par l’administration, rendant sans objet ses conclusions en annulation et en décharge. Le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer sur ces conclusions en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de la société au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA69-2308839(TA69-2308839)
Rejet d'une requête de Mme B contestant le refus de reconnaissance de la qualité de travailleuse handicapée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Loire. Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête comme manifestement insuffisamment motivée, faute pour la requérante d'avoir fourni, malgré une demande de régularisation, des précisions sur ses qualifications et l'emploi occupé ou visé, conformément aux articles R. 222-1, R. 772-6 et R. 772-7 du code de justice administrative.
N° TA69-2405765(TA69-2405765)
Rejet de la demande de réparation de M. A, harki, par le Tribunal Administratif de Lyon. La requête en annulation de la décision du 25 mars 2024 de la commission nationale a été jugée irrecevable pour défaut de motivation, en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Les conclusions indemnitaires nouvelles, présentées après l'expiration du délai de recours, ont également été déclarées irrecevables. Le tribunal a rejeté l'ensemble de la requête.
N° TA69-2412537(TA69-2412537)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Savoie suspendant le permis de conduire de M. B pour trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré de conséquences graves et immédiates sur son activité professionnelle, et a relevé que la mesure était justifiée par une infraction grave à la sécurité routière (151 km/h au lieu de 110 km/h). La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2411867(TA69-2411867)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de remettre à M. B, ressortissant dominicain, son titre de séjour pluriannuel portant la mention "vie privée et familiale" valable jusqu'au 12 juin 2025. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, l'administration ayant décidé de délivrer le titre sans l'avoir remis, et a ordonné cette remise sous un mois sans astreinte. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA69-2409044(TA69-2409044)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a examiné la demande de M. B visant à obtenir l'exécution de l'ordonnance du 9 janvier 2024 qui enjoignait à la préfète du Rhône de le reloger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B avait fait obstacle à l'exécution de la décision de la commission de médiation en ne répondant pas dans les délais à une proposition de logement adaptée, rendant ainsi son dossier caduc. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent une obligation de résultat à l'État mais dégagent l'administration en cas de comportement obstructif du demandeur.
N° TA69-2405791(TA69-2405791)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Normandie Structures d’un recours en plein contentieux visant à obtenir la communication de divers documents relatifs à un marché public, ainsi que l’annulation du refus opposé par le département de l’Ain. En cours d’instance, le département a communiqué l’intégralité des documents sollicités. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2407856(TA69-2407856)
Cette requête, introduite devant le Tribunal Administratif de Lyon par Mme C sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), visait à obtenir une injonction de logement après une décision favorable de la commission de médiation du Rhône du 21 novembre 2023. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la proposition de logement de type T4 faite par la préfète le 18 juillet 2024 était adaptée aux besoins et capacités de la requérante. Le refus de Mme C, motivé par l'éloignement de l'école de ses enfants et de son lieu de travail, n'a pas été jugé comme un motif impérieux justifiant ce refus, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2412528(TA69-2412528)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante kosovare, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que le refus était légal, car la demande de réexamen de la demande d'asile de Mme B, enregistrée le 6 décembre 2024, justifiait le refus des conditions matérielles d'accueil, sans erreur de droit ou d'appréciation. Mme B a néanmoins été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA69-2408389(TA69-2408389)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique, a été saisi par Mme A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir son relogement et l’indemnisation de son préjudice, suite à une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Loire du 15 février 2024 la reconnaissant prioritaire. La préfète de la Loire a opposé une fin de non-recevoir, soutenant que Mme A avait perdu le bénéfice de cette décision en refusant, sans motif impérieux, une proposition de logement faite le 3 septembre 2024. Le tribunal a fait droit à cette argumentation, considérant que le refus pour des raisons géographiques ne constituait pas un motif impérieux, et a rejeté la requête. S’agissant des conclusions indemnitaires, le tribunal les a déclarées irrecevables car non précédées d’une demande préalable auprès de l’administration, en application des articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2412343(TA69-2412343)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Loire sur la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A, ressortissante japonaise et mère d'un enfant français. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-8 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2412659(TA69-2412659)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la délivrance d’une nouvelle attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, en raison de l’existence d’une décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfecture pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également relevé l’absence de péril grave justifiant de faire obstacle à cette décision administrative, invitant la requérante à contester celle-ci par les voies de droit appropriées, notamment un référé suspension.
N° TA69-2300268(TA69-2300268)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié". En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Les conclusions accessoires relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA69-2410552(TA69-2410552)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. La décision attaquée était fondée sur une condamnation pénale pour violences avec arme, constituant une menace pour l’ordre public. Le requérant s’est borné à affirmer remplir les conditions sans apporter d’élément factuel ou juridique pour contester ce motif. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement insuffisamment précisée et rejetée par ordonnance.
N° TA69-2406393(TA69-2406393)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en plein contentieux par M. C, a examiné sa demande d’exécution d’une ordonnance du 15 décembre 2023 enjoignant à la préfète du Rhône de lui attribuer un logement T5 urgent, conformément à la décision de la commission de médiation du 28 février 2023. La préfète a conclu au non-lieu à statuer, arguant qu’un bail avait été signé le 4 octobre 2024 après une proposition de logement adaptée. Le tribunal a constaté que le requérant avait effectivement reçu un logement tenant compte de ses besoins, rendant la requête sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer, appliquant les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2413166(TA69-2413166)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de Savoie du 24 décembre 2024 fixant le pays de destination de son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était légale et que le requérant n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour en Algérie. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.
N° TA69-2410075(TA69-2410075)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux social, a été saisi par M. C A pour obtenir une injonction de relogement suite à une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône du 27 février 2024 le reconnaissant comme prioritaire. La préfète du Rhône a soulevé une irrecevabilité pour production incomplète de la décision, mais le tribunal a écarté ce moyen, estimant que l'absence du verso mentionnant les voies de recours n'affectait pas la recevabilité de la requête. Sur le fond, le tribunal a constaté que M. C A n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois prévu par l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. En application de l'article L. 441-2-3-1 du même code, le tribunal a ordonné à la préfète du Rhône de loger ou reloger M. C A sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du 1er mars 2025.