Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

37 028 décisions disponibles — page 838/1852

DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2301713(TA69-2301713)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande indemnitaire de Mme A et M. E, qui sollicitaient la condamnation de la commune de Saint-Bonnet-de-Mure pour inaction face à des nuisances sonores causées par des entreprises voisines. Les requérants invoquaient une faute du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales). Le tribunal a estimé que le maire avait pris des mesures suffisantes (mises en demeure, engagements des entreprises) et que les nuisances avaient cessé, selon un rapport d'expertise de 2021. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'a été retenue.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2300549(TA69-2300549)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de M. B, gardien de la paix, victime d’un accident de service le 14 mai 2021 reconnu imputable au service. Le tribunal a rappelé le principe de la responsabilité sans faute de l’administration, qui doit garantir ses agents contre les risques professionnels et réparer les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux non couverts par les prestations statutaires. La solution retenue n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait, mais le tribunal a statué sur la base des principes généraux de la responsabilité administrative et des dispositions du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2208302(TA69-2208302)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, agent technique de l'environnement, contestant l'arrêté du 19 mai 2022 du directeur général de l'Office français de la biodiversité (OFB) régularisant sa résidence administrative. Le tribunal a rejeté la requête en considérant que cet arrêté, qui se borne à tirer les conséquences d'une situation de fait préexistante sans modifier sa situation juridique, ne constitue pas un acte faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions principales à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables, entraînant le rejet des conclusions accessoires à fin d'injonction.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2309820(TA69-2309820)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, était saisi par Mme A d’une opposition à une contrainte émise par la CAF du Rhône pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale de 272 euros. La CAF a indiqué que la créance était soldée suite au remboursement par le bailleur. Constatant que le recouvrement avait été effectué et que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer. La décision s’appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les articles L. 823-9 et L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408164(TA69-2408164)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Rhône le 10 août 2024. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, relatif au droit à la vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que M. B, présent en France depuis moins d'un an et conservant des attaches en Algérie, ne justifiait pas de liens personnels ou familiaux suffisamment stables et intenses sur le territoire. La décision a donc été jugée proportionnée et la requête rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2412523(TA69-2412523)

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme F, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 21 novembre 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La décision est motivée par le fait que Mme F et sa fille bénéficiaient déjà d'une protection internationale en Italie, ce qui justifie la cessation de ces conditions en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'erreur de droit et la méconnaissance de la convention internationale des droits de l'enfant, estimant la décision proportionnée et légalement fondée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2413028(TA69-2413028)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. D d’une requête en référé « mesures utiles » sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à contester le délai anormalement long de traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le requérant d’avoir formulé des conclusions suffisamment précises. Il a également relevé que, conformément à l’article L. 433-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, M. D conserve son droit au séjour et au travail jusqu’au 21 février 2025, ce qui atténue l’urgence alléguée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA69-2404554(TA69-2404554)

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de Mme A C dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 janvier 2025. Cette injonction fait suite à la décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 19 décembre 2023, qui avait reconnu la requérante comme prioritaire, sans qu'aucune offre d'hébergement ne lui ait été adressée dans le délai réglementaire de six semaines. L'ordonnance assortit cette injonction d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 janvier 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA69-2407918(TA69-2407918)

Désistement d’une requête en injonction de logement. Le Tribunal Administratif de Lyon constate que la requérante, Mme B, n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après une proposition de logement de la préfète du Rhône. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Le tribunal donne acte de ce désistement.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA69-2409115(TA69-2409115)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C A pour obtenir l’attribution d’un logement suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône. La préfète du Rhône a indiqué avoir proposé un logement adapté à la requérante. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité Mme C A à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’elle n’a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance du 27 décembre 2024, la première vice-présidente a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2413067(TA69-2413067)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui demandait une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est que, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 21 juillet 2024. Par conséquent, l'absence de délivrance d'une attestation ou d'un récépissé n'est pas constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2413129(TA69-2413129)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant ne justifie pas de tentatives répétées et suffisantes pour obtenir un rendez-vous, n'ayant effectué que deux démarches en six mois, et que la condition d'urgence n'est pas caractérisée au regard de sa situation personnelle et professionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2403508(TA69-2403508)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour obtenir une injonction de relogement suite à une décision de la commission de médiation du Rhône du 19 décembre 2023. En cours d'instance, la requérante s'est relogée par ses propres moyens, rendant la demande sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410274(TA69-2410274)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an prononcées par la préfète de l'Ain. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la requérante, arrivée en France à 35 ans, n'établissait pas que sa cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer au Kosovo.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410296(TA69-2410296)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Loire. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée, l'irrégularité de notification alléguée étant sans incidence sur sa légalité. Le tribunal a également estimé que la mesure n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée limitée du séjour en France de l'intéressée et de ses attaches persistantes en Algérie. Les conclusions accessoires de Mme B ont été rejetées, l'État n'étant pas la partie perdante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2305780(TA69-2305780)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ingénieure de police technique et scientifique, qui contestait le compte-rendu de son entretien professionnel pour l'année 2022. La juridiction a jugé que la conduite de l'entretien par le supérieur hiérarchique N+2, en l'absence de la supérieure directe, n'était pas irrégulière au regard du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. Elle a également estimé que la requérante n'apportait pas la preuve que son évaluation aurait été motivée par des signalements de harcèlement moral ou des actions en justice, en violation des articles L. 133-2, L. 133-3 et L. 135-4 du code général de la fonction publique. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2304118(TA69-2304118)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la CNRACL de réviser sa pension de retraite pour tenir compte d’une promotion rétroactive intervenue après son départ en retraite. Le tribunal a jugé que la pension doit être calculée sur l’indice correspondant à l’emploi effectivement détenu depuis au moins six mois à la date de cessation des services, et qu’une modification rétroactive postérieure ne peut être invoquée que si elle résulte de l’exécution d’une loi, d’un règlement rétroactif ou d’une décision juridictionnelle, ce qui n’était pas le cas. La solution retenue s’appuie sur l’article 17 du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2403614(TA69-2403614)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d’une requête en plein contentieux par plusieurs personnes physiques et une SCI, demandant la condamnation de l’État à leur verser 21 707,10 euros en réparation de préjudices liés à l’occupation de lieux. En défense, la préfète du Rhône a opposé la conclusion d’un protocole transactionnel le 17 juin 2024, prévoyant le versement de 15 208,33 euros aux requérants et emportant renonciation définitive à toute action. Constatant que ce protocole réglait le litige, le tribunal a, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions indemnitaires et rejeté le surplus des demandes.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408057(TA69-2408057)

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 27 octobre 2023, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas procédé au réexamen de la situation de Mme A, comme cela lui avait été enjoint. En application des articles L. 911-4 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l’exécution dans un délai d’un mois. Il a également accordé l’aide juridictionnelle provisoire à Mme A et condamné l’État à verser 1 200 euros à son avocat sous conditions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2305656(TA69-2305656)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. C, ressortissant algérien, par la préfète du Rhône. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.

Résumé IA