Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2300268(TA69-2300268)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié". En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Les conclusions accessoires relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2413166(TA69-2413166)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de Savoie du 24 décembre 2024 fixant le pays de destination de son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était légale et que le requérant n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour en Algérie. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.

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DécisionREJETE

TA69-2409044(TA69-2409044)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a examiné la demande de M. B visant à obtenir l'exécution de l'ordonnance du 9 janvier 2024 qui enjoignait à la préfète du Rhône de le reloger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B avait fait obstacle à l'exécution de la décision de la commission de médiation en ne répondant pas dans les délais à une proposition de logement adaptée, rendant ainsi son dossier caduc. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent une obligation de résultat à l'État mais dégagent l'administration en cas de comportement obstructif du demandeur.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2413218(TA69-2413218)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Grandris sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine (effondrement partiel) situé 31 rue du Commerce. La juge des référés a fait droit à cette demande, ordonnant une expertise pour constater l'état du bâtiment et des constructions mitoyennes, se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et proposer des mesures de sécurité. L'expert désigné devra remettre son rapport sous vingt jours, dans le cadre de la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2412561(TA69-2412561)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante rwandaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2024 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du règlement Dublin III, l'irrégularité de l'entretien individuel, un défaut d'examen de sa situation personnelle, et des risques en cas de transfert en Espagne. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure était régulière et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application de la clause de souveraineté. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2300722(TA69-2300722)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence de dix ans. Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône lui a délivré le titre sollicité. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et accessoires de la requête. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2412301(TA69-2412301)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B contre un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge, appliquant les articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, constate que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif du lieu de résidence de l'intéressé, soit Marseille. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Marseille, seul compétent pour statuer en premier ressort.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2413162(TA69-2413162)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A qui demandait d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante, titulaire d'une carte de séjour expirée en 2022, avait vu sa demande de renouvellement implicitement rejetée en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge estime que la demande se heurte à l'existence de cette décision implicite de rejet, en l'absence de péril grave, et que la requérante peut contester ce refus par un recours en annulation ou un référé suspension. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2413194(TA69-2413194)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui demandait la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour étudiant l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que, faute de réponse de l'administration dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'absence de délivrance d'un récépissé n'a pas été considérée comme une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, rendant la requête manifestement mal fondée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2301713(TA69-2301713)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande indemnitaire de Mme A et M. E, qui sollicitaient la condamnation de la commune de Saint-Bonnet-de-Mure pour inaction face à des nuisances sonores causées par des entreprises voisines. Les requérants invoquaient une faute du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales). Le tribunal a estimé que le maire avait pris des mesures suffisantes (mises en demeure, engagements des entreprises) et que les nuisances avaient cessé, selon un rapport d'expertise de 2021. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'a été retenue.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA69-2404554(TA69-2404554)

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de Mme A C dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 janvier 2025. Cette injonction fait suite à la décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 19 décembre 2023, qui avait reconnu la requérante comme prioritaire, sans qu'aucune offre d'hébergement ne lui ait été adressée dans le délai réglementaire de six semaines. L'ordonnance assortit cette injonction d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 janvier 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA69-2405738(TA69-2405738)

Désistement d’office. Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement de la requête de M. C A, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation DALO lui reconnaissant un droit à un hébergement. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions après s’être vu proposer un hébergement par la préfète du Rhône, le requérant n’a pas répondu dans le délai d’un mois. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2406018(TA69-2406018)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. B, propriétaire d'un caveau familial au cimetière de Givors, afin de déterminer l'origine et les conséquences des infiltrations d'eau constatées. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour éclairer un éventuel litige portant sur la responsabilité de la commune, qui doit assurer la paisible jouissance de la concession. La société Marbrerie Feve Maurisot a été mise hors de cause, n'étant intervenue que pour des opérations ponctuelles, tandis que la société PFG Services Funéraires, fournisseur et installateur du caveau, a été rendue commune et opposable aux opérations d'expertise.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2306104(TA69-2306104)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident " résident de longue durée-UE ". Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait pas invoquer l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, car les dispositions spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile régissent seules le traitement des demandes de titres de séjour. Sur le fond, la décision a été prise en application des articles L. 426-17, L. 426-19, L. 413-7 et R. 413-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs aux conditions de ressources, d'assurance maladie et d'intégration républicaine, notamment la maîtrise de la langue française. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2303978(TA69-2303978)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la Fédération Parapluie Rouge visant à annuler l'arrêté préfectoral du 3 mai 2023 interdisant le stationnement des véhicules utilisés pour la prostitution dans le 7e arrondissement de Lyon. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône avait suffisamment établi la réalité et l'intensité des troubles à l'ordre public (dégradations, violences, nuisances sanitaires) dans le quartier de Gerland, justifiant ainsi la mesure. La solution retenue écarte les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des libertés, en s'appuyant notamment sur l'article L. 2214-4 du code général des collectivités territoriales relatif aux pouvoirs de police de l'État.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA69-2302371(TA69-2302371)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, agent de l'Office français de la biodiversité (OFB), qui demandait le versement de la prime de restructuration de service. Le tribunal a jugé que le changement de résidence administrative de M. B, intervenu en 2022, ne constituait pas une opération de restructuration ouvrant droit à cette prime, car celle-ci était liée à la création de l'OFB en 2020 et non à une réorganisation ultérieure. La solution retenue s'appuie sur le décret n° 2008-366 du 17 avril 2008 et l'arrêté du 13 mars 2020 désignant les opérations de restructuration éligibles. Par conséquent, la demande d'annulation de la décision implicite de rejet et la demande indemnitaire ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2308680(TA69-2308680)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la demande de remboursement de la Caisse des dépôts et consignations suite à un versement indu de 627 539,72 euros. Le tribunal a jugé inopérants les moyens de M. A, qui conditionnait la restitution des sommes à sa réintégration comme fonctionnaire territorial, et irrecevables ses conclusions à fin d'injonction. En application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative, M. A a été condamné à une amende de 2 000 euros pour recours abusif.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2301902(TA69-2301902)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, gendarme, contestant sa notation annuelle pour 2022. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, car le recours préalable obligatoire auprès de la commission des recours des militaires n'avait pas été formé dans le délai de deux mois suivant la notification de la notation initiale. La solution retenue est fondée sur les articles R. 4125-1 et R. 4125-2 du code de la défense.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2308240(TA69-2308240)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme H G, agent d'entretien, qui contestait le refus de la CNRACL de lui attribuer une rente d'invalidité imputable au service suite à un AVC survenu sur son lieu de travail. La requérante invoquait notamment l'incompétence des signataires, le défaut de motivation des décisions et l'imputabilité au service de sa pathologie. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en validant les délégations de signature régulièrement publiées. Il a également jugé que le défaut de mention des textes dans la décision de rejet du recours gracieux était sans incidence sur la légalité des décisions attaquées, en application des articles R. 411-5 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA69-2208763(TA69-2208763)

Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple du syndicat interprofessionnel des marchés alimentaires lyonnais, qui contestait l'arrêté du maire de Lyon du 7 juin 2022 approuvant le règlement général des marchés de Lyon. Le syndicat invoquait notamment la méconnaissance de la liberté d'entreprendre et du principe d'égalité. En conséquence, le tribunal a constaté que l'intervention des fédérations soutenant la requête était devenue sans objet. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à un constat procédural.

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