Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2405738(TA69-2405738)
Désistement d’office. Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement de la requête de M. C A, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation DALO lui reconnaissant un droit à un hébergement. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions après s’être vu proposer un hébergement par la préfète du Rhône, le requérant n’a pas répondu dans le délai d’un mois. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté.
N° TA69-2410332(TA69-2410332)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a estimé que le préfet avait suffisamment examiné la situation personnelle et médicale du requérant, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA69-2402701(TA69-2402701)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. B qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône de ne lui accorder qu'une remise partielle de 50 % de sa dette d'aide personnelle au logement. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi non contestée du requérant, sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour justifier une remise totale ou supplémentaire, compte tenu de ses ressources et charges. La solution s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2308765(TA69-2308765)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme B, agente contractuelle de l'État, qui réclamait le paiement d'un solde de traitement, d'heures supplémentaires et d'une indemnité compensatrice de congés payés non pris, ainsi que des dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal a constaté que l'administration avait régularisé la situation en versant le traitement dû pour la période du 22 au 24 février 2023, rendant sans objet cette partie de la demande. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions, estimant que les heures supplémentaires n'avaient pas été demandées par le chef de service et que l'intéressée ne justifiait pas d'un préjudice moral indemnisable. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°2002-634 du 29 avril 2002 relatif au compte épargne-temps.
N° TA69-2401336(TA69-2401336)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d'une opposition à une contrainte émise par la CAF du Rhône pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 260 euros. En cours d'instance, la CAF a annulé cet indu, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur la requête. La décision se fonde sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les articles L. 823-9 et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2301731(TA69-2301731)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative, qui contestait le compte rendu de son évaluation professionnelle pour l’année 2021. Le tribunal a jugé que l’agent ne peut se prévaloir d’un droit au maintien des appréciations antérieures, rendant inopérant le moyen tiré de la dégradation de sa notation par rapport aux années 2019 et 2020. Il a également écarté l’argument fondé sur l’avis consultatif de la commission administrative paritaire et a estimé que le compte rendu ne présentait pas de contradiction interne. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif à l’entretien professionnel des fonctionnaires.
N° TA69-2413059(TA69-2413059)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer son permis de conduire définitif. Le juge estime que la mesure sollicitée ne présente pas le caractère d'utilité requis, faute pour le requérant d'avoir produit des éléments justifiant de démarches concrètes et d'une impossibilité de délivrance imputable à l'administration. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2303978(TA69-2303978)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la Fédération Parapluie Rouge visant à annuler l'arrêté préfectoral du 3 mai 2023 interdisant le stationnement des véhicules utilisés pour la prostitution dans le 7e arrondissement de Lyon. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône avait suffisamment établi la réalité et l'intensité des troubles à l'ordre public (dégradations, violences, nuisances sanitaires) dans le quartier de Gerland, justifiant ainsi la mesure. La solution retenue écarte les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des libertés, en s'appuyant notamment sur l'article L. 2214-4 du code général des collectivités territoriales relatif aux pouvoirs de police de l'État.
N° TA69-2308680(TA69-2308680)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la demande de remboursement de la Caisse des dépôts et consignations suite à un versement indu de 627 539,72 euros. Le tribunal a jugé inopérants les moyens de M. A, qui conditionnait la restitution des sommes à sa réintégration comme fonctionnaire territorial, et irrecevables ses conclusions à fin d'injonction. En application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative, M. A a été condamné à une amende de 2 000 euros pour recours abusif.
N° TA69-2301132(TA69-2301132)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la Fédération départementale du Rhône et de la métropole de Lyon pour la pêche et la protection du milieu aquatique et de deux associations agréées, qui demandaient l'annulation de la décision du maire de Saint-Bernard refusant d'abroger l'article 6 de son arrêté du 1er août 2022 réglementant la pêche sur le chemin de halage « voie bleue ». Le tribunal a jugé que les associations requérantes ne justifiaient pas d’un intérêt à agir, faute d’établir qu’elles détenaient des droits de pêche dans le département de l’Ain, conformément à leurs statuts. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen des moyens au fond, sur le fondement des dispositions du code de justice administrative.
N° TA69-2308581(TA69-2308581)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un premier titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte, celle-ci étant régulièrement établie par un arrêté de délégation. Il a également jugé que la préfète n'était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour, car M. A ne remplissait pas les conditions pour obtenir de plein droit un titre sur le fondement des articles L. 423-23 ou L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA69-2308240(TA69-2308240)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme H G, agent d'entretien, qui contestait le refus de la CNRACL de lui attribuer une rente d'invalidité imputable au service suite à un AVC survenu sur son lieu de travail. La requérante invoquait notamment l'incompétence des signataires, le défaut de motivation des décisions et l'imputabilité au service de sa pathologie. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en validant les délégations de signature régulièrement publiées. Il a également jugé que le défaut de mention des textes dans la décision de rejet du recours gracieux était sans incidence sur la légalité des décisions attaquées, en application des articles R. 411-5 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA69-2307541(TA69-2307541)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de remise d’un indu d’allocation de logement sociale de 2 475 euros. En cours d’instance, la caisse d’allocations familiales du Rhône a accordé une remise partielle de 1 237,50 euros, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer à hauteur de cette somme. Sur le surplus, le tribunal a examiné la demande de remise au regard des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation. Il a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, sa situation de précarité ne justifiait pas une remise supplémentaire, rejetant ainsi le surplus des conclusions.
N° TA69-2306951(TA69-2306951)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté l’opposition de M. B à une contrainte émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) Ardèche Drôme Loire pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 91,65 euros (février à mai 2022). Le requérant contestait le versement effectif des sommes, mais la MSA a démontré l’existence du trop-perçu par des pièces non contestées. Le tribunal a appliqué les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que les articles L. 823-9 et L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation. La requête a été rejetée, et les conclusions reconventionnelles de la MSA visant à condamner M. B au paiement ont également été rejetées comme irrecevables.
N° TA69-2309588(TA69-2309588)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, gendarme, qui contestait la sanction disciplinaire de 30 jours d'arrêt avec dispense d'exécution qui lui a été infligée le 24 août 2023. La sanction était motivée par des propos à connotation raciste et antisémite tenus sur un groupe WhatsApp, ainsi que par une consommation d'alcool en service, en méconnaissance des obligations déontologiques prévues aux articles R. 434-12 et R. 434-14 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la partialité de l'enquête, estimant que le requérant avait pu présenter ses observations et produire des attestations. Il a jugé que les faits étaient établis et que la sanction n'était pas disproportionnée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les convictions personnelles de l'intéressé.
N° TA69-2309938(TA69-2309938)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté l'opposition de M. B à une contrainte émise par la CAF du Rhône pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 537 euros. Le juge a rappelé que le débiteur ne peut contester le bien-fondé de l'indu sans avoir exercé au préalable un recours administratif obligatoire, ce que M. B n'avait pas fait. Les arguments de bonne foi et de précarité financière ont été jugés sans incidence sur la validité de la contrainte. La décision s'appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les articles L. 823-9 et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2304668(TA69-2304668)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, technicien de police scientifique, qui contestait le compte-rendu de son entretien professionnel pour l'année 2022. Le requérant soutenait que cet entretien, mené par son N+3, constituait une sanction déguisée en raison de son signalement pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la conduite de l'entretien par un supérieur hiérarchique non direct était régulière, faute de disponibilité de son N+1 et N+2. Il a également estimé que les appréciations portées sur les qualités relationnelles et le sens des responsabilités, bien que moins favorables, relevaient de l'exercice normal du pouvoir d'évaluation et ne constituaient pas une mesure de rétorsion prohibée par les articles L. 135-4 et L. 133-3 du code général de la fonction publique.
N° TA69-2300051(TA69-2300051)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du garde des Sceaux de la promouvoir au deuxième grade du corps des secrétaires administratifs du ministère de la justice. La requérante invoquait l'irrégularité de la composition du jury et le relèvement du seuil d'admission à 12,5 pour l'examen professionnel. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la présidente du jury était bien titulaire du grade requis et que le jury pouvait légalement fixer un seuil supérieur à 10 sur 20, sans être tenu d’admettre un nombre de candidats égal au nombre de postes ouverts. La solution retenue s’appuie notamment sur l’arrêté du 30 décembre 2015 et le code général de la fonction publique.
N° TA69-2406018(TA69-2406018)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. B, propriétaire d'un caveau familial au cimetière de Givors, afin de déterminer l'origine et les conséquences des infiltrations d'eau constatées. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour éclairer un éventuel litige portant sur la responsabilité de la commune, qui doit assurer la paisible jouissance de la concession. La société Marbrerie Feve Maurisot a été mise hors de cause, n'étant intervenue que pour des opérations ponctuelles, tandis que la société PFG Services Funéraires, fournisseur et installateur du caveau, a été rendue commune et opposable aux opérations d'expertise.
N° TA69-2407918(TA69-2407918)
Désistement d’une requête en injonction de logement. Le Tribunal Administratif de Lyon constate que la requérante, Mme B, n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après une proposition de logement de la préfète du Rhône. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Le tribunal donne acte de ce désistement.