Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409130(TA69-2409130)
Licenciement d’un enseignant stagiaire – Tribunal administratif de Lyon – Requête rejetée comme manifestement irrecevable – Absence de moyens et de conclusions conformes à l’article R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2304271(TA69-2304271)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Rhône à M. B, ressortissant marocain. Cette annulation est motivée par le défaut de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA69-2300575(TA69-2300575)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de titularisation du 9 septembre 2022, au motif que son ancienneté dans le secteur privé n’était pas prise en compte. Le ministre de la justice a ensuite pris un arrêté le 11 mai 2023 pour régulariser sa situation en lui accordant une ancienneté conservée. M. A s’est désisté de sa requête par un mémoire du 2 décembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 26 décembre 2024, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2402745(TA69-2402745)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une demande de condamnation de l’État à lui verser 10 712,24 euros en réparation du préjudice résultant du refus de la préfète du Rhône de lui accorder le concours de la force publique pour exécuter un jugement du tribunal judiciaire de Lyon du 3 septembre 2021. En défense, la préfète a opposé la signature d’un protocole transactionnel le 21 octobre 2024, prévoyant le versement de 6 372,65 euros et une renonciation à tout litige. Mme B s’est ensuite désistée de sa requête par un mémoire du 11 décembre 2024. Par ordonnance du 26 décembre 2024, la présidente de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2300571(TA69-2300571)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du garde des sceaux du 9 septembre 2022 le titularisant, au motif que son ancienneté n’était pas prise en compte. En cours d’instance, le ministre a pris un nouvel arrêté le 19 mai 2023 accordant à M. B une ancienneté conservée, ce qui a conduit ce dernier à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 26 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2204058(TA69-2204058)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Kapeci, mandataire d’un groupement conjoint, qui contestait un titre de recettes émis le 15 décembre 2021 par la Communauté d’agglomération du bassin de Bourg-en-Bresse pour le paiement de 55 300 euros de pénalités de retard. Sur la légalité externe, le tribunal a écarté les moyens tirés du défaut de signature et de l’absence de bases de liquidation, en se fondant sur l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Sur la légalité interne, la contestation du bien-fondé de la créance a été jugée irrecevable, le décompte général étant devenu définitif. La demande de la société Kapeci a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA69-2412960(TA69-2412960)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait le versement direct de prestations de compensation du handicap (aide humaine et parentalité) ainsi qu’une indemnité de retard. La juridiction administrative s’est déclarée incompétente, estimant que le litige relatif aux modalités de versement de ces prestations relève de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l’action sociale et des familles. La requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2407172(TA69-2407172)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté, estimant qu'il comporte un examen circonstancié de sa situation. Il juge également que la mesure d'éloignement ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de la situation de sa famille. En conséquence, la décision fixant le pays de renvoi est légale.
N° TA69-2300297(TA69-2300297)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Gleizé pour obtenir la condamnation solidaire de la société Vernis Sols (entreprise de travaux) et de la société Atelier d'architecture de Sev (maître d'œuvre) au titre de la garantie de parfait achèvement. La commune invoquait des désordres affectant des sols souples (décollements, déformations) ayant fait l'objet de réserves lors de la réception des travaux le 25 janvier 2021. Le tribunal a retenu la responsabilité de la société Vernis Sols sur le fondement de l'article 44 du CCAG applicable aux marchés publics de travaux, en raison d'une mauvaise préparation du support et d'une pose non conforme aux règles de l'art. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné les responsabilités respectives et les préjudices allégués, incluant les travaux de reprise et la perte de loyers.
N° TA69-2412942(TA69-2412942)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait des mesures urgentes pour obtenir le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 15 février 2024. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration le 15 juin 2024, rendant irrecevable la demande d'injonction de traiter le dossier. La condition d'urgence n'est pas remplie et la requête est manifestement mal fondée.
N° TA69-2412979(TA69-2412979)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Coligny sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour un bâtiment menaçant ruine (risque d'éboulement de toiture) présentant un danger pour la sécurité publique. La juge des référés a fait droit à cette demande et a désigné un expert avec pour mission d'examiner le bâtiment, de dresser un constat de son état, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de mise en sécurité. L'expert devra déposer son rapport au plus tard le 10 janvier 2025. La décision est fondée sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2412900(TA69-2412900)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la commune de C sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un bâtiment menaçant ruine situé 10 rue des Mineurs. La décision fait droit à la demande de la commune en désignant un expert chargé d'examiner l'immeuble, de constater son état (y compris celui des bâtiments mitoyens), de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. L'expert devra remettre son rapport au plus tard le 14 janvier 2025.
N° TA69-2405161(TA69-2405161)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la requérante ne justifiait pas d'une qualification ou d'une activité professionnelle suffisante pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA69-2412423(TA69-2412423)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 6 décembre 2024 par lequel le préfet de la Loire avait assigné à résidence M. B, ressortissant arménien. Le juge retient que la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français de deux ans, prise en 2020, avait expiré le 22 octobre 2024, soit avant l'édiction de l'assignation à résidence. Dès lors, la situation de M. B ne relevait plus des dispositions du 2° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le préfet a commis une erreur de droit.
N° TA69-2412018(TA69-2412018)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d’une demande de suspension du refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône a pris une décision favorable accordant une carte de résident le 12 décembre 2024, ce qui a conduit M. A à se désister de ses conclusions à fin de suspension. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 500 euros à M. A au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2405160(TA69-2405160)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a relevé d'office que la décision de refus de titre de séjour en qualité de "salarié" ne pouvait être fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la délivrance d'un tel titre est entièrement régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Après avoir substitué cette base légale erronée par le pouvoir général de régularisation du préfet, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de M. B, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de fait, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B.
N° TA69-2209143(TA69-2209143)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La requérante n'a pas apporté de preuves suffisantes pour démontrer sa résidence continue en France depuis plus de dix ans, ni pour établir ses liens personnels et familiaux, ce qui a conduit au rejet des moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, faute de demande en ce sens. En conséquence, toutes les conclusions de Mme B, y compris celles à fin d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA69-2207170(TA69-2207170)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. E F, M. A F et Mme C F d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de préemption du 4 mai 2022 prise par le président de Saint-Etienne Métropole sur un bien immobilier, ainsi que contre la délibération du 15 septembre 2022 approuvant son acquisition. Les requérants contestaient notamment la régularité de la notification de la décision de préemption, le non-respect des délais prévus aux articles L. 213-2 et R. 213-7 du code de l’urbanisme, et l’absence de projet d’aménagement justifié. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, estimant que la requête était irrecevable faute pour les requérants de justifier de leur qualité d’acquéreurs évincés, et a également constaté un non-lieu à statuer sur certains points. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 210-1, L. 213-2, R. 213-7 et D. 213-13-2 du code de l’urbanisme.
N° TA69-2209127(TA69-2209127)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A B contestant le refus du maire de La Fouillouse de lui délivrer un permis de construire pour changer une grange en habitation. La requérante invoquait notamment un vice de procédure (absence de consultation de la CDPENAF) et une exception d'illégalité du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le motif de refus tiré de l'absence de clos et de couvert du bâtiment, au sens de l'article A2 du PLU, était fondé et pouvait être substitué au motif initial. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU de la commune.
N° TA69-2302528(TA69-2302528)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la commune de Saint-Laurent-de-Chamousset, qui demandait la condamnation solidaire de la société Sapec Entreprise Nouvelle et de M. C sur le fondement de la garantie décennale pour des désordres affectant l'étanchéité de la toiture d'une salle plurivalente. Le tribunal a estimé que les désordres, notamment la stagnation d'eau, étaient apparents lors de la réception des travaux le 5 août 2019 et avaient fait l'objet de réserves non levées, ce qui exclut l'application de la garantie décennale. La responsabilité contractuelle de M. C a également été écartée, la réception ayant mis fin aux rapports contractuels. En conséquence, les conclusions de la commune ont été rejetées, de même que les appels en garantie formés par M. C contre la société Pure Ingénierie et la société Qualiconsult.