Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2412748(TA69-2412748)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant albanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et que le requérant ne justifiait pas d'un droit au séjour de plein droit en tant que père d'un enfant mineur ressortissant de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2412423(TA69-2412423)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 6 décembre 2024 par lequel le préfet de la Loire avait assigné à résidence M. B, ressortissant arménien. Le juge retient que la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français de deux ans, prise en 2020, avait expiré le 22 octobre 2024, soit avant l'édiction de l'assignation à résidence. Dès lors, la situation de M. B ne relevait plus des dispositions du 2° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le préfet a commis une erreur de droit.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2412819(TA69-2412819)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A se disant Alex B, ressortissant italien, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 18 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la menace pour l'ordre public était établie et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2411953(TA69-2411953)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la requête de Mme B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète ayant déjà convoqué la requérante à un rendez-vous le 14 février 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, devenue sans objet. En revanche, le tribunal a rejeté la demande d'injonction visant à obtenir l'enregistrement de la demande et la délivrance d'un récépissé lors de ce rendez-vous. L'État a été condamné à verser 500 euros à Mme B au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2412043(TA69-2412043)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. B, ressortissant algérien, dans un délai de quinze jours, afin qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a reconnu l’urgence, l’intéressé étant en situation irrégulière après l’expiration de son certificat de résidence et malgré ses multiples relances depuis septembre 2024. En revanche, il a rejeté les conclusions visant à obtenir l’enregistrement automatique de la demande et la délivrance d’un récépissé, cette mesure étant subordonnée au caractère complet du dossier. L’État a été condamné à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2412018(TA69-2412018)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d’une demande de suspension du refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône a pris une décision favorable accordant une carte de résident le 12 décembre 2024, ce qui a conduit M. A à se désister de ses conclusions à fin de suspension. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 500 euros à M. A au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA69-2412341(TA69-2412341)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a fait droit à cette demande en délivrant une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 11 mars 2025. Le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Cette décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles L. 521-3 et R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2412900(TA69-2412900)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la commune de C sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un bâtiment menaçant ruine situé 10 rue des Mineurs. La décision fait droit à la demande de la commune en désignant un expert chargé d'examiner l'immeuble, de constater son état (y compris celui des bâtiments mitoyens), de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. L'expert devra remettre son rapport au plus tard le 14 janvier 2025.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2302528(TA69-2302528)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la commune de Saint-Laurent-de-Chamousset, qui demandait la condamnation solidaire de la société Sapec Entreprise Nouvelle et de M. C sur le fondement de la garantie décennale pour des désordres affectant l'étanchéité de la toiture d'une salle plurivalente. Le tribunal a estimé que les désordres, notamment la stagnation d'eau, étaient apparents lors de la réception des travaux le 5 août 2019 et avaient fait l'objet de réserves non levées, ce qui exclut l'application de la garantie décennale. La responsabilité contractuelle de M. C a également été écartée, la réception ayant mis fin aux rapports contractuels. En conséquence, les conclusions de la commune ont été rejetées, de même que les appels en garantie formés par M. C contre la société Pure Ingénierie et la société Qualiconsult.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2205585(TA69-2205585)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient la condamnation de la commune de La Bénisson-Dieu à les indemniser pour l’effondrement de leur maison survenu en 2013. Le tribunal a jugé que la prescription quadriennale était acquise, le sinistre étant antérieur de plus de quatre ans à leur demande préalable. Il a également estimé qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n’était établie, ni dans la délivrance du permis de construire, ni dans l’exercice des pouvoirs de police du maire. La requête a donc été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2207170(TA69-2207170)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. E F, M. A F et Mme C F d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de préemption du 4 mai 2022 prise par le président de Saint-Etienne Métropole sur un bien immobilier, ainsi que contre la délibération du 15 septembre 2022 approuvant son acquisition. Les requérants contestaient notamment la régularité de la notification de la décision de préemption, le non-respect des délais prévus aux articles L. 213-2 et R. 213-7 du code de l’urbanisme, et l’absence de projet d’aménagement justifié. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, estimant que la requête était irrecevable faute pour les requérants de justifier de leur qualité d’acquéreurs évincés, et a également constaté un non-lieu à statuer sur certains points. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 210-1, L. 213-2, R. 213-7 et D. 213-13-2 du code de l’urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2209143(TA69-2209143)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La requérante n'a pas apporté de preuves suffisantes pour démontrer sa résidence continue en France depuis plus de dix ans, ni pour établir ses liens personnels et familiaux, ce qui a conduit au rejet des moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, faute de demande en ce sens. En conséquence, toutes les conclusions de Mme B, y compris celles à fin d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2405160(TA69-2405160)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a relevé d'office que la décision de refus de titre de séjour en qualité de "salarié" ne pouvait être fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la délivrance d'un tel titre est entièrement régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Après avoir substitué cette base légale erronée par le pouvoir général de régularisation du préfet, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de M. B, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de fait, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2405161(TA69-2405161)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la requérante ne justifiait pas d'une qualification ou d'une activité professionnelle suffisante pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2209127(TA69-2209127)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A B contestant le refus du maire de La Fouillouse de lui délivrer un permis de construire pour changer une grange en habitation. La requérante invoquait notamment un vice de procédure (absence de consultation de la CDPENAF) et une exception d'illégalité du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le motif de refus tiré de l'absence de clos et de couvert du bâtiment, au sens de l'article A2 du PLU, était fondé et pouvait être substitué au motif initial. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU de la commune.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2412864(TA69-2412864)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un bâtiment appartenant aux Hospices Civils de Lyon, dont la toiture et un mur en pisé menacent de s'effondrer sur la voie publique. La solution retenue est la désignation d'un expert chargé d'examiner l'état du bâtiment et des constructions mitoyennes, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures conservatoires. La mission de l'expert est encadrée par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative, et le rapport doit être déposé au plus tard le 8 janvier 2025.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2412133(TA69-2412133)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a décidé de délivrer le titre de séjour sollicité, valable du 12 décembre 2024 au 11 décembre 2025, ce qui a abrogé le refus implicite et rendu sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2310882(TA69-2310882)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, technicien supérieur, qui demandait l'annulation de son compte-rendu d'entretien professionnel pour l'année 2022. Le requérant invoquait une procédure irrégulière, notamment un non-respect des délais de notification et l'absence de visa via l'application "Estève", mais le tribunal a jugé que le guide ministériel invoqué était dépourvu de valeur réglementaire et que le document avait été régulièrement visé et notifié. Les deux erreurs de fait alléguées (mention d'événements de 2023) ont été écartées comme étant sans influence sur l'appréciation de la valeur professionnelle de l'agent pour l'année 2022. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2205379(TA69-2205379)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Eiffage Energie Systèmes - IT Rhône Alpes (EES), sous-traitante de la société Hitachi Zosen Inova AG (HZI) pour le compte du Syndicat intercommunal de la valorisation (SIVALOR), afin d'obtenir le paiement direct de ses prestations. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 2193-11 et R. 2193-12 du code de la commande publique, le refus motivé du titulaire du marché (HZI) de valider la demande de paiement direct, notifié dans les quinze jours, fait obstacle au droit du sous-traitant d'exiger ce paiement auprès du maître d'ouvrage (SIVALOR). En l'espèce, la solution retenue par le tribunal dépend de l'appréciation de la validité du refus opposé par HZI et de la réalité de l'exécution des travaux par EES.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2206945(TA69-2206945)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, agent de l’INSA de Lyon, qui contestait une décision de l’agent comptable lui réclamant un trop-perçu de rémunération et un arrêté le plaçant en congé de maladie sans rémunération. Le requérant soutenait que ces actes constituaient le retrait illégal d’une décision créatrice de droits, intervenue hors délai et sans procédure contradictoire. Le tribunal a jugé que le courrier du 29 novembre 2021, invoqué par M. B, ne constituait pas une décision créatrice de droits, mais une simple indication d’intention. En conséquence, les moyens tirés des conditions de retrait d’une décision administrative ont été écartés, et l’ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.

Résumé IA