Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2310882(TA69-2310882)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, technicien supérieur, qui demandait l'annulation de son compte-rendu d'entretien professionnel pour l'année 2022. Le requérant invoquait une procédure irrégulière, notamment un non-respect des délais de notification et l'absence de visa via l'application "Estève", mais le tribunal a jugé que le guide ministériel invoqué était dépourvu de valeur réglementaire et que le document avait été régulièrement visé et notifié. Les deux erreurs de fait alléguées (mention d'événements de 2023) ont été écartées comme étant sans influence sur l'appréciation de la valeur professionnelle de l'agent pour l'année 2022. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2302581(TA69-2302581)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, directeur adjoint au centre hospitalier du Forez, contestant la décision du 22 février 2023 fixant à 2,5 le coefficient de calcul de la part fonctionnelle de sa prime de fonctions et de résultats à compter du 1er janvier 2022. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, faute pour le requérant d'avoir présenté une demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA69-2305162(TA69-2305162)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, directeur d’établissement sanitaire, contestant la décision du 26 avril 2023 du centre hospitalier du Forez mettant fin de manière anticipée à sa mise à disposition auprès de trois EHPAD. Le tribunal a relevé d’office que le directeur de l’hôpital, tenu de placer l’agent dans une situation statutaire régulière après la fin de son détachement, se trouvait en situation de compétence liée pour prendre cette décision. En conséquence, le moyen tiré de l’illégalité de la décision ne pouvait qu’être écarté, et les conclusions à fin d’annulation ont été rejetées. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de liaison préalable du contentieux. La décision s’appuie notamment sur le décret n°88-976 du 13 octobre 1988.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2311255(TA69-2311255)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme Ayme-Monnet, secrétaire comptable, qui contestait un arrêté du Syndicat Mixte de l'Aménagement et de l'Equipement de l'Ile Chambod lui infligeant un blâme. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure disciplinaire, l'absence de caractère fautif des manquements, le caractère disproportionné de la sanction, une violation de sa vie privée et un contexte de harcèlement. Le tribunal a jugé que les faits reprochés, non contestés dans leur réalité, étaient fautifs et que la sanction de blâme n'était pas disproportionnée, rejetant également les autres moyens. La décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2409528(TA69-2409528)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la chambre sociale, a été saisi par Mme E pour obtenir l'exécution d'une ordonnance du 8 juillet 2024 enjoignant à la préfète du Rhône de lui attribuer une place en centre d'hébergement d'urgence, conformément à une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du 26 septembre 2023. La requérante, confrontée à une situation d'urgence et n'ayant reçu aucune proposition d'hébergement, demandait l'application d'une astreinte. Le tribunal, se fondant sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné l'accueil de Mme E dans une structure d'hébergement, en rappelant que l'administration doit exécuter l'injonction sauf si l'urgence a disparu ou si l'intéressé a refusé une offre adaptée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2305407(TA69-2305407)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D et Mme B contestant le refus du préfet de la Loire d’accorder un regroupement familial. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut d’examen, et a jugé que le préfet pouvait légalement opposer la présence en France de l’épouse comme motif de refus, en application des articles L. 434-6 et R. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a également été validée au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, la vie privée et familiale n’étant pas méconnue.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2208227(TA69-2208227)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme H O et autres contre le permis de construire délivré par le maire de Deux-Grosnes à la SARL Donnat's Link pour la restructuration du château Saint-Julien en centre événementiel. Le tribunal a relevé plusieurs vices, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance du dossier de demande concernant l'aire de stationnement, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du PLUi du Haut-Beaujolais (articles A 2.2, N 2.2, A 2.3, N 2.3, A 2.4, N 2.4, A 3.1). Considérant ces vices comme régularisables, le tribunal a sursis à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, invitant les parties à présenter leurs observations sur une éventuelle régularisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2204497(TA69-2204497)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, professeure des écoles, qui demandait l'annulation de l'arrêté du recteur de l'académie de Lyon du 16 mars 2022 nommant Mme B directrice de l'école élémentaire "Chemin Rouge". Le tribunal a jugé que Mme D ne justifiait pas d'un intérêt à agir, car elle avait perdu son poste de directrice un an auparavant et qu'aucun lien indivisible n'existait entre son retrait d'emploi et la nomination contestée. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées. Toutefois, le tribunal a ordonné, sur le fondement de l'article L. 741-2 du code de justice administrative, la suppression de passages injurieux contenus dans le mémoire en défense du recteur.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2305318(TA69-2305318)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, praticien contractuel au centre hospitalier de Givors, contestant le refus de l’établissement de lui verser une indemnité de précarité à l’issue de ses contrats à durée déterminée successifs. Le tribunal a d’abord précisé que la requête, bien que dirigée formellement contre la décision du 20 octobre 2022 rejetant son recours gracieux, devait être regardée comme contestant également la décision initiale du 17 août 2022. Sur le fond, le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’hôpital, estimant que le recours contentieux était recevable. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des dispositions du code de la santé publique, du code du travail et du décret n° 2022-135 du 5 février 2022 relatifs à l’indemnité de précarité.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2402932(TA69-2402932)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, était saisi par M. C d’une demande de liquidation d’astreinte et de nouvelles injonctions pour obtenir le relogement de sa famille, reconnue prioritaire, dans un logement adapté au handicap de sa fille. Le tribunal rappelle qu’il ne lui appartient pas de liquider provisoirement l’astreinte, cette tâche incombant à la préfète du Rhône conformément à l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Il rejette donc les conclusions en liquidation d’astreinte. En revanche, constatant que l’injonction de relogement prononcée par une précédente ordonnance du 6 février 2023 n’a pas été exécutée en raison d’une saturation du parc social, le tribunal décide de majorer le montant de l’astreinte à 200 euros par jour de retard à compter du 1er juillet 2024, jusqu’à l’exécution complète de l’injonction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2309604(TA69-2309604)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. et Mme C et autres, demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 12 juin 2023 par le maire de Limonest à la SCCV Limonest Tilleuls pour un immeuble de 24 logements. Les requérants contestaient la légalité du permis sur plusieurs fondements, notamment l'incomplétude du dossier, la méconnaissance du règlement du PLU-H (hauteur, volume-enveloppe, orientation d'aménagement) et un détournement de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le projet respectait les dispositions applicables du code de l'urbanisme et du PLU-H de la métropole de Lyon. En conséquence, la requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune de Limonest et 1 500 euros à la SCCV au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408381(TA69-2408381)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées. Il a jugé que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office le droit au séjour de l'intéressé sur un autre fondement que celui de sa demande initiale (le 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien). Enfin, le tribunal a rappelé que les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, dont la situation est régie exclusivement par l'accord franco-algérien.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2306702(TA69-2306702)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de Mme A, aide-soignante au centre hospitalier d'Ardèche Nord, contestant le refus de rupture conventionnelle (5 juin 2023) et sa radiation des cadres pour abandon de poste (21 juin 2023). Le tribunal a jugé que la décision de refus de rupture conventionnelle, relevant de l'opportunité, n'était pas soumise à un entretien préalable obligatoire et était suffisamment motivée. Concernant la radiation, il a estimé que la décision, prise après mise en demeure restée sans effet, n'était pas une sanction déguisée et était légalement fondée sur l'abandon de poste. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 relative à la transformation de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408402(TA69-2408402)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet de la Loire le 22 juillet 2024. Le tribunal a estimé que, malgré sa présence en France depuis huit ans et la scolarisation de sa fille, Mme A ne justifiait pas de l'absence d'attaches familiales en Tunisie, où elle a vécu jusqu'à 27 ans. La décision retient que le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2405103(TA69-2405103)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Ain. La requérante invoquait notamment sa nationalité française par filiation maternelle, mais le tribunal a jugé qu'elle n'en apportait pas la preuve suffisante, en l'absence de certificat de nationalité française valide. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur l'application des articles L. 110-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et 18, 29 et 30 du code civil.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2307432(TA69-2307432)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. A et Mme D, ressortissants libanais, contestant le refus de la préfète du Rhône de leur délivrer une carte de résident de dix ans. Les requérants invoquaient une méconnaissance de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif aux ascendants à charge d'un ressortissant français. Le tribunal a jugé que la préfète avait légalement fondé son refus sur l'absence de preuve d'une situation de dépendance économique effective des requérants envers leur fille française, ceux-ci ne justifiant pas que celle-ci pourvoyait régulièrement à leurs besoins. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation des décisions attaquées ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2209651(TA69-2209651)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision implicite d’opposition du maire de Lyon à sa déclaration préalable de travaux de modification de façade. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles R. 423-38 et R. 423-39 du code de l’urbanisme, le demandeur n’avait pas produit l’ensemble des pièces manquantes dans le délai de trois mois imparti, malgré une demande de complément exhaustive de l’administration. En conséquence, une décision tacite d’opposition était légalement née à l’issue de ce délai, sans que les relances du requérant puissent en suspendre le cours. La solution retenue confirme que l’administration n’est pas tenue de répondre aux demandes de précisions du pétitionnaire après l’envoi de la liste exhaustive des pièces manquantes.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2304797(TA69-2304797)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, professeure des écoles, contestant le refus du directeur académique de la Loire de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 3 février 2020. La requérante soutenait que cet accident, survenu dans le temps et le lieu du service, devait bénéficier de la présomption d'imputabilité prévue à l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les faits décrits par Mme B, notamment l'altercation avec une collègue, n'étaient pas établis par les pièces du dossier et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2412731(TA69-2412731)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Saint-Symphorien-d'Ozon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un mur de soutènement dangereux situé rue du Plâtre. La juridiction a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission de constater l'état du mur et des bâtiments mitoyens, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures de sécurité. L'expert devra remettre son rapport dans un délai contraint, avant le 6 janvier 2025, conformément aux dispositions des articles L. 511-1 et suivants du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2209637(TA69-2209637)

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre) annule le retrait d’un permis de construire délivré le 16 juillet 2019 à M. B pour une maison à Bron, retrait opéré par le maire le 10 novembre 2022 pour fraude. Le tribunal juge que la seule non-conformité des travaux réalisés (création de 3 logements au lieu d’une maison) ne suffit pas à caractériser une fraude intentionnelle du pétitionnaire visant à contourner les règles d’urbanisme, notamment celles du PLU-H. En conséquence, le retrait est illégal car intervenu hors du délai de trois mois prévu à l’article L. 424-5 du code de l’urbanisme, la fraude n’étant pas établie. La requête est donc accueillie.

Résumé IA