Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA69-2404411(TA69-2404411)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a été saisi par M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône le 22 août 2023, pour obtenir un logement de type T3. La préfète du Rhône avait proposé un logement de type T2, mais l'attribution a été refusée en raison de l'insuffisance des ressources de M. B. Le tribunal a jugé que cette proposition ne constituait pas une offre de logement au sens de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, car elle n'avait pas abouti à un accord effectif, et que l'absence d'offre n'était pas imputable au comportement de M. B. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de M. B sous astreinte, conformément à l'obligation de résultat pesant sur l'État.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408381(TA69-2408381)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées. Il a jugé que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office le droit au séjour de l'intéressé sur un autre fondement que celui de sa demande initiale (le 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien). Enfin, le tribunal a rappelé que les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, dont la situation est régie exclusivement par l'accord franco-algérien.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408402(TA69-2408402)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet de la Loire le 22 juillet 2024. Le tribunal a estimé que, malgré sa présence en France depuis huit ans et la scolarisation de sa fille, Mme A ne justifiait pas de l'absence d'attaches familiales en Tunisie, où elle a vécu jusqu'à 27 ans. La décision retient que le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408698(TA69-2408698)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet de la Loire avait légalement pu fonder son refus sur la menace à l'ordre public que représentait M. B, en application des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2408703(TA69-2408703)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, qui demandait l'exécution d'une ordonnance du 8 juillet 2024 enjoignant à la préfète du Rhône de lui attribuer un logement. Le tribunal a considéré que M. B avait renoncé au bénéfice de la décision de la commission de médiation du 25 juillet 2023 en demandant, par courriel du 5 juin 2024, l'annulation de son recours DALO, déliant ainsi la préfète de son obligation de relogement. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2409528(TA69-2409528)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la chambre sociale, a été saisi par Mme E pour obtenir l'exécution d'une ordonnance du 8 juillet 2024 enjoignant à la préfète du Rhône de lui attribuer une place en centre d'hébergement d'urgence, conformément à une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du 26 septembre 2023. La requérante, confrontée à une situation d'urgence et n'ayant reçu aucune proposition d'hébergement, demandait l'application d'une astreinte. Le tribunal, se fondant sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné l'accueil de Mme E dans une structure d'hébergement, en rappelant que l'administration doit exécuter l'injonction sauf si l'urgence a disparu ou si l'intéressé a refusé une offre adaptée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2402932(TA69-2402932)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, était saisi par M. C d’une demande de liquidation d’astreinte et de nouvelles injonctions pour obtenir le relogement de sa famille, reconnue prioritaire, dans un logement adapté au handicap de sa fille. Le tribunal rappelle qu’il ne lui appartient pas de liquider provisoirement l’astreinte, cette tâche incombant à la préfète du Rhône conformément à l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Il rejette donc les conclusions en liquidation d’astreinte. En revanche, constatant que l’injonction de relogement prononcée par une précédente ordonnance du 6 février 2023 n’a pas été exécutée en raison d’une saturation du parc social, le tribunal décide de majorer le montant de l’astreinte à 200 euros par jour de retard à compter du 1er juillet 2024, jusqu’à l’exécution complète de l’injonction.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2403683(TA69-2403683)

Désistement d’une requête en excès de pouvoir devant le Tribunal administratif de Lyon. Mme A contestait le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par le maire de Charly. La requérante s’étant désistée purement et simplement, le tribunal lui donne acte de ce désistement par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2208227(TA69-2208227)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme H O et autres contre le permis de construire délivré par le maire de Deux-Grosnes à la SARL Donnat's Link pour la restructuration du château Saint-Julien en centre événementiel. Le tribunal a relevé plusieurs vices, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance du dossier de demande concernant l'aire de stationnement, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du PLUi du Haut-Beaujolais (articles A 2.2, N 2.2, A 2.3, N 2.3, A 2.4, N 2.4, A 3.1). Considérant ces vices comme régularisables, le tribunal a sursis à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, invitant les parties à présenter leurs observations sur une éventuelle régularisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2209042(TA69-2209042)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par des voisins, a examiné la légalité d’un permis de construire initial et de trois permis modificatifs délivrés par le maire de Chassieu pour la restructuration et l’extension d’une maison individuelle. Après avoir rejeté les fins de non-recevoir soulevées en défense, le tribunal a jugé que le projet méconnaissait les articles 2.2.1 et 3.2.1 du règlement du PLU-H de la métropole de Lyon, notamment en ce qui concerne les règles d’implantation et de pleine terre. En conséquence, il a annulé l’ensemble des arrêtés attaqués, sans faire droit aux demandes de frais de justice présentées par les parties.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2204497(TA69-2204497)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, professeure des écoles, qui demandait l'annulation de l'arrêté du recteur de l'académie de Lyon du 16 mars 2022 nommant Mme B directrice de l'école élémentaire "Chemin Rouge". Le tribunal a jugé que Mme D ne justifiait pas d'un intérêt à agir, car elle avait perdu son poste de directrice un an auparavant et qu'aucun lien indivisible n'existait entre son retrait d'emploi et la nomination contestée. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées. Toutefois, le tribunal a ordonné, sur le fondement de l'article L. 741-2 du code de justice administrative, la suppression de passages injurieux contenus dans le mémoire en défense du recteur.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408570(TA69-2408570)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant américain, qui contestait le refus du préfet de la Loire de lui délivrer un titre de séjour "entrepreneur/profession libérale", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'activité non salariée de M. A n'était pas économiquement viable car ses revenus étaient inférieurs au SMIC, conformément à l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son arrivée récente en France et de l'absence d'attaches familiales stables sur le territoire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408620(TA69-2408620)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour d'un an prononcées par la préfète de l'Ain le 1er août 2024. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de l'accord franco-marocain. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2407978(TA69-2407978)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône le 12 juillet 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen, d'erreur de fait et de droit, estimant que le requérant ne remplissait pas les conditions des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de visa long séjour et de communauté de vie établie. La décision a également jugé que la mesure d'éloignement n'était pas fondée sur un refus illégal et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2206221(TA69-2206221)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C contestant le refus de permis de construire une maison individuelle à Baix. Le juge a estimé que le projet, situé en zone non couverte par un document d'urbanisme, nécessitait l'avis conforme du préfet, lequel a émis un avis défavorable. Le tribunal a validé la régularité de cet avis, signé par une autorité bénéficiant d'une délégation de signature, et a considéré que le maire était tenu de suivre cet avis conforme. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1, L. 422-5 du code de l'urbanisme et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2307432(TA69-2307432)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. A et Mme D, ressortissants libanais, contestant le refus de la préfète du Rhône de leur délivrer une carte de résident de dix ans. Les requérants invoquaient une méconnaissance de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif aux ascendants à charge d'un ressortissant français. Le tribunal a jugé que la préfète avait légalement fondé son refus sur l'absence de preuve d'une situation de dépendance économique effective des requérants envers leur fille française, ceux-ci ne justifiant pas que celle-ci pourvoyait régulièrement à leurs besoins. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation des décisions attaquées ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2304344(TA69-2304344)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, technicien supérieur du développement durable, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel pour 2022. Le requérant soutenait que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a jugé que l'administration avait correctement évalué sa manière de servir, notamment au regard de l'entretien professionnel de 2021 où deux de ses trois objectifs n'avaient été que partiellement atteints. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et du code général de la fonction publique, qui lient le montant du complément indemnitaire à l'engagement professionnel et à la manière de servir.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2409476(TA69-2409476)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme B visant à porter l'astreinte de 75 à 150 euros par jour pour assurer son relogement, ordonné suite à une décision de la commission de médiation. La juridiction a estimé que l'astreinte actuelle était suffisamment incitative, l'absence d'exécution étant due à la saturation du logement social dans le Rhône, non à une mauvaise volonté des services de l'État. Elle a rappelé à la préfète du Rhône son obligation de reloger Mme B sans délai et de procéder à la liquidation provisoire de l'astreinte depuis le 15 juillet 2024, conformément à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2209007(TA69-2209007)

Reclassement d’un ancien sous-officier de gendarmerie, radié des cadres pour réforme définitive, en qualité de secrétaire administratif. Le Tribunal administratif de Lyon rejette le recours pour excès de pouvoir formé contre l’arrêté de reclassement au 5e échelon (indice brut 415). Le requérant n’a pas démontré d’erreur de droit ni de discrimination liée à son handicap, faute de précisions suffisantes. La décision s’appuie sur le code général de la fonction publique et le code de la défense.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2412135(TA69-2412135)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A B, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Loire du 28 novembre 2024 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a annulé les modalités de contrôle de cette assignation, jugeant que l'obligation de se présenter au commissariat trois fois par semaine, dont les lundis, était disproportionnée compte tenu de ses obligations de formation en apprentissage. En revanche, la mesure d'assignation à résidence elle-même a été maintenue, et le moyen tiré d'une erreur sur l'adresse d'assignation a été rejeté comme manquant en fait. Cette décision s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-2 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA