Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408698(TA69-2408698)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet de la Loire avait légalement pu fonder son refus sur la menace à l'ordre public que représentait M. B, en application des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2408703(TA69-2408703)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, qui demandait l'exécution d'une ordonnance du 8 juillet 2024 enjoignant à la préfète du Rhône de lui attribuer un logement. Le tribunal a considéré que M. B avait renoncé au bénéfice de la décision de la commission de médiation du 25 juillet 2023 en demandant, par courriel du 5 juin 2024, l'annulation de son recours DALO, déliant ainsi la préfète de son obligation de relogement. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2409528(TA69-2409528)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la chambre sociale, a été saisi par Mme E pour obtenir l'exécution d'une ordonnance du 8 juillet 2024 enjoignant à la préfète du Rhône de lui attribuer une place en centre d'hébergement d'urgence, conformément à une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du 26 septembre 2023. La requérante, confrontée à une situation d'urgence et n'ayant reçu aucune proposition d'hébergement, demandait l'application d'une astreinte. Le tribunal, se fondant sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné l'accueil de Mme E dans une structure d'hébergement, en rappelant que l'administration doit exécuter l'injonction sauf si l'urgence a disparu ou si l'intéressé a refusé une offre adaptée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2402932(TA69-2402932)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, était saisi par M. C d’une demande de liquidation d’astreinte et de nouvelles injonctions pour obtenir le relogement de sa famille, reconnue prioritaire, dans un logement adapté au handicap de sa fille. Le tribunal rappelle qu’il ne lui appartient pas de liquider provisoirement l’astreinte, cette tâche incombant à la préfète du Rhône conformément à l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Il rejette donc les conclusions en liquidation d’astreinte. En revanche, constatant que l’injonction de relogement prononcée par une précédente ordonnance du 6 février 2023 n’a pas été exécutée en raison d’une saturation du parc social, le tribunal décide de majorer le montant de l’astreinte à 200 euros par jour de retard à compter du 1er juillet 2024, jusqu’à l’exécution complète de l’injonction.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2403683(TA69-2403683)

Désistement d’une requête en excès de pouvoir devant le Tribunal administratif de Lyon. Mme A contestait le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par le maire de Charly. La requérante s’étant désistée purement et simplement, le tribunal lui donne acte de ce désistement par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2208227(TA69-2208227)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme H O et autres contre le permis de construire délivré par le maire de Deux-Grosnes à la SARL Donnat's Link pour la restructuration du château Saint-Julien en centre événementiel. Le tribunal a relevé plusieurs vices, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance du dossier de demande concernant l'aire de stationnement, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du PLUi du Haut-Beaujolais (articles A 2.2, N 2.2, A 2.3, N 2.3, A 2.4, N 2.4, A 3.1). Considérant ces vices comme régularisables, le tribunal a sursis à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, invitant les parties à présenter leurs observations sur une éventuelle régularisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2209042(TA69-2209042)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par des voisins, a examiné la légalité d’un permis de construire initial et de trois permis modificatifs délivrés par le maire de Chassieu pour la restructuration et l’extension d’une maison individuelle. Après avoir rejeté les fins de non-recevoir soulevées en défense, le tribunal a jugé que le projet méconnaissait les articles 2.2.1 et 3.2.1 du règlement du PLU-H de la métropole de Lyon, notamment en ce qui concerne les règles d’implantation et de pleine terre. En conséquence, il a annulé l’ensemble des arrêtés attaqués, sans faire droit aux demandes de frais de justice présentées par les parties.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2204497(TA69-2204497)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, professeure des écoles, qui demandait l'annulation de l'arrêté du recteur de l'académie de Lyon du 16 mars 2022 nommant Mme B directrice de l'école élémentaire "Chemin Rouge". Le tribunal a jugé que Mme D ne justifiait pas d'un intérêt à agir, car elle avait perdu son poste de directrice un an auparavant et qu'aucun lien indivisible n'existait entre son retrait d'emploi et la nomination contestée. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées. Toutefois, le tribunal a ordonné, sur le fondement de l'article L. 741-2 du code de justice administrative, la suppression de passages injurieux contenus dans le mémoire en défense du recteur.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2206221(TA69-2206221)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C contestant le refus de permis de construire une maison individuelle à Baix. Le juge a estimé que le projet, situé en zone non couverte par un document d'urbanisme, nécessitait l'avis conforme du préfet, lequel a émis un avis défavorable. Le tribunal a validé la régularité de cet avis, signé par une autorité bénéficiant d'une délégation de signature, et a considéré que le maire était tenu de suivre cet avis conforme. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1, L. 422-5 du code de l'urbanisme et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2307940(TA69-2307940)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SA OGIC, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 22 mai 2023 par lequel le maire de Genas a refusé de lui délivrer un permis d'aménager pour un lotissement de quatre lots. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en jugeant que la délégation de signature à l'adjoint à l'urbanisme était exécutoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société requérante, fondé sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408684(TA69-2408684)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le refus de titre de séjour était légal, faute pour la requérante de justifier d'un visa de long séjour exigé par l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les décisions ne méconnaissaient pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2408679(TA69-2408679)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant le refus de titre de séjour pour raisons médicales, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet de la Loire le 5 mars 2024. Le tribunal a annulé ces décisions en raison d'un vice de procédure, constatant que l'avis du collège de médecins de l'OFII, requis par les articles R. 425-11 et R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas été régulièrement établi sur la base d'un rapport médical conforme à l'arrêté du 27 décembre 2016. La solution retenue est l'annulation des décisions attaquées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408620(TA69-2408620)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour d'un an prononcées par la préfète de l'Ain le 1er août 2024. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de l'accord franco-marocain. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408570(TA69-2408570)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant américain, qui contestait le refus du préfet de la Loire de lui délivrer un titre de séjour "entrepreneur/profession libérale", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'activité non salariée de M. A n'était pas économiquement viable car ses revenus étaient inférieurs au SMIC, conformément à l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son arrivée récente en France et de l'absence d'attaches familiales stables sur le territoire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2407978(TA69-2407978)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône le 12 juillet 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen, d'erreur de fait et de droit, estimant que le requérant ne remplissait pas les conditions des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de visa long séjour et de communauté de vie établie. La décision a également jugé que la mesure d'éloignement n'était pas fondée sur un refus illégal et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2405996(TA69-2405996)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a examiné une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la société NGE Fondations. La société contestait la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution du dernier alinéa de l'article L. 441-16 du code de commerce, qui fixe le montant des amendes administratives pour non-respect des délais de paiement. Le tribunal a estimé que si la disposition contestée était applicable au litige, elle constituait la reprise de dispositions antérieures sans changement de circonstances. En conséquence, le tribunal a jugé que la question était dépourvue de caractère sérieux et a refusé de transmettre la QPC au Conseil d'État.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2405103(TA69-2405103)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Ain. La requérante invoquait notamment sa nationalité française par filiation maternelle, mais le tribunal a jugé qu'elle n'en apportait pas la preuve suffisante, en l'absence de certificat de nationalité française valide. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur l'application des articles L. 110-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et 18, 29 et 30 du code civil.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2304797(TA69-2304797)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, professeure des écoles, contestant le refus du directeur académique de la Loire de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 3 février 2020. La requérante soutenait que cet accident, survenu dans le temps et le lieu du service, devait bénéficier de la présomption d'imputabilité prévue à l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les faits décrits par Mme B, notamment l'altercation avec une collègue, n'étaient pas établis par les pièces du dossier et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2310218(TA69-2310218)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C qui sollicitait une indemnité provisionnelle de 600 000 euros des Hospices civils de Lyon. Le juge a estimé que l'obligation de l'établissement public de santé n'était pas sérieusement contestable, malgré les trois fautes retenues par l'expert (retard de diagnostic, dysfonctionnement du service, absence de neuronavigation). Il a considéré que le lien de causalité entre ces fautes et l'aggravation de l'état du patient n'était pas établi, notamment au vu des arguments en défense. La requête a donc été rejetée, sans application des textes spécifiques du code de la santé publique ou de la sécurité sociale.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA69-2406257(TA69-2406257)

Le Tribunal Administratif de Lyon a constaté le désistement d'office de la requête de M. A B, qui contestait une décision du ministre de l'intérieur relative au nombre de points de son permis de conduire. M. B n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.

Résumé IA