Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2412575(TA69-2412575)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, contestant les décisions de la préfète de l'Ain l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois et assignation à résidence. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son isolement familial en France et de la possibilité de revenir légalement. Les autres moyens, notamment relatifs à l'absence de menace à l'ordre public et aux risques en cas de retour en Albanie, ont été écartés comme infondés. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2301994(TA69-2301994)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, agent de maîtrise, qui contestait le refus du maire de Villars de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident psychique dont il s'estimait victime le 30 mars 2022. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'erreur d'appréciation, considérant que les faits ne constituaient pas un accident de service. En conséquence, la demande indemnitaire de M. B pour illégalité fautive a également été rejetée. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service.
N° TA69-2205483(TA69-2205483)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné deux requêtes de M. A, technicien territorial à la métropole de Lyon. La première visait à engager la responsabilité de la métropole pour obstruction fautive dans sa carrière et à obtenir réparation de ses préjudices moral et financier. La seconde contestait le compte-rendu de son entretien professionnel pour 2021 et le refus de le réviser. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la responsabilité de la métropole n'était pas engagée en l'absence de faute établie et que les conclusions contre le compte-rendu étaient irrecevables, ce document étant un acte préparatoire. Les décisions s'appuient notamment sur le code général de la fonction publique et les lois relatives à la fonction publique territoriale.
N° TA69-2204767(TA69-2204767)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par un gardien de la paix contestant le montant de l'indemnisation de ses heures supplémentaires (360 heures pour 2019-2021), versé en octobre 2021, au motif que la décision méconnaissait une note de service du 9 juillet 2021 et le décret du 25 février 2019. Le requérant s'est toutefois désisté de sa requête par un mémoire du 4 novembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige. Aucun texte n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée sur ce désistement.
N° TA69-2412448(TA69-2412448)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de Mme A visant à suspendre le refus implicite de la commune de Charmes-sur-Rhône de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. Le juge des référés estime que la condition d'urgence, distincte de l'existence d'un doute sérieux sur la légalité, n'est pas établie. Il relève que la requérante n'apporte pas d'élément suffisant pour démontrer un préjudice grave et immédiat résultant du seul refus de prise en charge de ses frais d'avocat, malgré les conséquences alléguées sur sa santé et sa carrière. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à la réunion cumulative de l'urgence et d'un moyen sérieux.
N° TA69-2400753(TA69-2400753)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a été saisi par Mme C pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation du Rhône du 28 novembre 2023, qui l'avait reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence. Constatant qu'aucune offre ne lui avait été faite dans le délai légal de six semaines, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son accueil dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 1er janvier 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter de cette date, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2400618(TA69-2400618)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 12 juin 2023 par laquelle le préfet de la Loire avait retiré le certificat de résidence algérien de dix ans de Mme B, au motif d'une fraude au mariage. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas démontré le caractère frauduleux du mariage, Mme B établissant avoir été victime de violences conjugales à l'origine de la rupture de la vie commune. La solution retenue est fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable en l'espèce.
N° TA69-2400249(TA69-2400249)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait le refus du préfet de la Loire de lui délivrer un titre de séjour en tant que père d’enfants français. Le tribunal a jugé que M. B ne pouvait se prévaloir de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car son titre de séjour délivré à Mayotte n’autorisait que le séjour sur ce territoire, et il ne justifiait pas d’un visa pour résider en métropole. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 441-8 et L. 412-1 du même code, ainsi que sur l’absence d’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ou à l’intérêt supérieur de ses enfants.
N° TA69-2406520(TA69-2406520)
Désistement de la préfète du Rhône de son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par la maire de Vénissieux pour l'extension d'un groupe scolaire. Le Tribunal administratif de Lyon, constatant le caractère pur et simple du désistement, en donne acte par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête de la préfète est donc classée sans examen au fond.
N° TA69-2412169(TA69-2412169)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C d’une contestation et d’une demande indemnitaire relatives aux conditions de déroulement d’une assemblée générale extraordinaire du district de Lyon et du Rhône de football. Le juge des référés a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, considérant que le litige portait sur l’organisation interne d’une personne morale de droit privé. Il a appliqué les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, rappelant que seuls les actes procédant de prérogatives de puissance publique relèvent du droit administratif.
N° TA69-2412417(TA69-2412417)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de carte de séjour « vie privée et familiale » l'autorisant à travailler. Le juge estime que la demande se heurte à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de péril grave, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA69-2302440(TA69-2302440)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, directeur adjoint au centre hospitalier du Forez, d’un recours en excès de pouvoir contre deux décisions du 4 janvier 2023 fixant le coefficient de calcul de la part résultat de sa prime de fonctions et de résultats à 3 pour 2021 et à 3,7 pour 2022. Le tribunal a rejeté la requête. Il a d’abord jugé irrecevables les conclusions indemnitaires faute de liaison préalable du contentieux. Sur le fond, il a estimé que le recours gracieux de M. A, qui ne visait que la décision relative à l’année 2022, n’avait pas prorogé le délai de recours contentieux pour la décision concernant l’année 2021, rendant les conclusions dirigées contre cette dernière tardives et irrecevables. La solution s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours.
N° TA69-2304755(TA69-2304755)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un gendarme, qui contestait une sanction de cinq jours d'exclusion temporaire de fonctions infligée par le ministre des armées. Le requérant invoquait notamment une irrégularité de procédure pour n'avoir pu poser des questions par écrit à un témoin absent lors du conseil de discipline, mais le tribunal a jugé que cette absence ne l'avait pas privé d'une garantie et que la décision ne s'était pas fondée sur les dires de ce témoin. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du code de la défense et du préambule d'une instruction, estimant que la sanction plus sévère que l'avis du conseil était sans incidence sur la légalité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA69-2403744(TA69-2403744)
Refus de renouvellement de titre de séjour. Tribunal Administratif de Lyon. Non-lieu à statuer sur les conclusions d'annulation et d'injonction, car la préfète du Rhône a accordé une carte de séjour "vie privée et familiale" après l'introduction du recours, rendant la décision attaquée caduque. L'État est condamné à verser 800 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code.
N° TA69-2308830(TA69-2308830)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 18 janvier 2023 par lequel le préfet de la Loire refusait de renouveler le titre de séjour " entrepreneur - profession libérale " de M. A, ressortissant guinéen. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'activité de gérant de société de M. A était économiquement viable et lui procurait des moyens d'existence suffisants, contrairement à ce qu'avait retenu l'administration. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur d'appréciation.
N° TA69-2307741(TA69-2307741)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un aide-soignant, qui contestait la décision des Hospices civils de Lyon fixant au 10 février 2023 la consolidation de son état de santé suite à un accident de service et le plaçant en congé de maladie ordinaire à compter du 11 février 2023. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué le code général de la fonction publique, substituant valablement les anciennes dispositions législatives. Il a également estimé que la date de consolidation fixée au 10 février 2023 n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, car le lien direct entre les troubles persistants et l'accident initial n'était pas établi au-delà de cette date. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA69-2409993(TA69-2409993)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon donne acte du désistement de Mme D et Mme C de leur recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Saint-Laurent-de-Mure s'opposant à une déclaration préalable de travaux. Les requérantes, invitées à confirmer le maintien de leurs conclusions par un courrier du 4 novembre 2024, n'ont pas répondu dans le délai d'un mois. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, elles sont réputées s'être désistées de l'ensemble de leurs conclusions.
N° TA69-2306546(TA69-2306546)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus de la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un prétendu refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante. Concernant le refus de rendez-vous, il a rappelé que l'autorité administrative ne peut légalement refuser un rendez-vous à un étranger, sauf demande abusive ou dilatoire, et ne peut motiver ce refus par une appréciation du droit au séjour. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2412768(TA69-2412768)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise concernant un mur de soutènement situé à Caluire-et-Cuire, présentant un risque d'effondrement pour la sécurité publique. La solution retenue est la désignation d'un expert chargé d'examiner l'ouvrage, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures provisoires de sécurité. La mission de l'expert est encadrée par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative, avec un rapport à déposer au plus tard le 8 janvier 2025.
N° TA69-2301002(TA69-2301002)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B A, agent des Hospices civils de Lyon, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à l'annulation, par un précédent jugement, de la décision du 17 septembre 2015 prononçant sa mise à la retraite pour invalidité. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'administration en raison de l'illégalité de cette décision. Cependant, il a rejeté la demande indemnitaire, estimant que la requérante ne justifiait pas d'une perte de traitement, car elle était déjà placée en disponibilité d'office sans traitement avant la décision illégale et que sa situation avait été régularisée par le versement d'indemnités journalières. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.