Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2209556(TA69-2209556)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, adjointe technique territoriale, qui contestait son compte rendu d'évaluation professionnelle pour 2021. La requérante soutenait que l'autorité hiérarchique avait ajouté des griefs non notifiés lors de l'évaluation initiale et que les reproches étaient infondés. Le tribunal a jugé que les précisions apportées par l'administration ne constituaient pas des griefs supplémentaires mais une clarification des mentions existantes, et que les difficultés relationnelles de Mme A étaient établies par les pièces du dossier. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux.
N° TA69-2209407(TA69-2209407)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, agent territorial, qui contestait la sanction d'exclusion temporaire de trois jours infligée par le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour manquements à ses obligations professionnelles. Le juge a estimé que les faits reprochés, notamment un retard non établi, le port incorrect du masque malgré une contre-indication médicale non démontrée, et un comportement inapproprié envers des collègues, étaient établis et constituaient des fautes. La décision s’appuie sur les lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984 relatives à la fonction publique. La requête a été jugée recevable, mais les moyens soulevés par l’agent ont été écartés comme infondés.
N° TA69-2209274(TA69-2209274)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, agent territorial, qui contestait son compte rendu d'entretien professionnel pour l'année 2021 et la décision de rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que l'absence de signature du compte rendu par la gestionnaire était sans incidence sur sa légalité et que la procédure devant la commission administrative paritaire (CAP) n'avait pas été irrégulière. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs au non-respect du contradictoire et au fond des appréciations portées. La solution s'appuie sur le décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux.
N° TA69-2310139(TA69-2310139)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, manipulatrice en radiologie, qui contestait un avertissement infligé par le directeur du centre hospitalier d’Ardèche Nord suite à une altercation avec une collègue. Le tribunal a écarté les moyens de forme, jugeant que la délégation de signature pour engager la procédure disciplinaire était valable et que la motivation de la sanction initiale rendait inopérant le défaut de motivation du rejet du recours gracieux. Sur le fond, il a estimé que, même si les violences physiques n’étaient pas établies, les propos provocateurs de Mme B constituaient un comportement inadapté justifiant à lui seul la sanction, sur le fondement des dispositions du code général de la fonction publique.
N° TA69-2409925(TA69-2409925)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Loire de lui attribuer l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410558(TA69-2410558)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B. Concernant sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH), le tribunal a jugé que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, et a donc rejeté ces conclusions pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. S’agissant de la carte mobilité inclusion mention stationnement, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, faute pour Mme B d’avoir produit la décision sur son recours administratif préalable obligatoire ou la preuve de son dépôt, malgré une demande de régularisation restée sans suite.
N° TA69-2207904(TA69-2207904)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, sapeur-pompier volontaire, qui contestait la sanction d'avertissement qui lui avait été infligée par le SDMIS du Rhône pour un comportement inapproprié lors d'une intervention le 22 février 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que M. B était parfaitement informé des faits reprochés. Il a également jugé que M. B était en service au moment des faits, contrairement à ce qu'il soutenait, et que la matérialité des faits était établie, justifiant la sanction. La décision s'appuie notamment sur le code de la sécurité intérieure et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA69-2406475(TA69-2406475)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions en annulation et injonction, après que la préfète du Rhône lui a délivré une carte de résident valable dix ans. Le tribunal a condamné l’État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA69-2301576(TA69-2301576)
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné la commune de Vaulx-en-Velin à indemniser M. B, agent municipal victime d’un accident de service reconnu imputable au service. La solution retenue repose sur le principe selon lequel un fonctionnaire peut obtenir réparation de ses préjudices non patrimoniaux (souffrances physiques ou morales, préjudice esthétique ou d’agrément) même en l’absence de faute de l’administration. Le tribunal a accordé 2 200 euros au titre du déficit fonctionnel permanent (IPP de 2 %) et 300 euros pour les souffrances endurées, mais a rejeté les demandes relatives au préjudice moral et au remboursement d’un abonnement sportif, faute de lien direct et certain avec l’accident.
N° TA69-2409927(TA69-2409927)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. et Mme D, qui contestaient le refus de délivrance d’une carte " mobilité inclusion " pour leur fils. Le juge constate que les requérants n’ont pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, ils n’ont pas produit la décision prise sur ce recours ni la preuve de son dépôt. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410965(TA69-2410965)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé de moyens de droit ou d'argumentation, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Aucune régularisation n'étant intervenue dans le délai de recours, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la demande sans instruction préalable.
N° TA69-2407233(TA69-2407233)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une injonction au maire de Chandolas pour réaliser des travaux de sécurisation d’immeubles en péril. La solution retenue est fondée sur l’irrecevabilité manifeste des conclusions, car elles tendaient à une injonction adressée à l’administration à titre principal, ce qui n’est pas de la compétence du juge administratif en dehors des cas prévus aux articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise en application du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2410711(TA69-2410711)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui avait simplement transmis des pièces sans formuler de conclusions ni exposer de moyens. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le juge a constaté l'absence de requête valable, faute de régularisation dans le délai de recours contentieux.
N° TA69-2407974(TA69-2407974)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction au ministre de l'intérieur pour obtenir le versement d'une somme non perçue et des dommages et intérêts. Le juge a considéré que ces conclusions à fin d'injonction, présentées à titre principal, étaient manifestement irrecevables, car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser de telles injonctions en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
N° TA69-2411324(TA69-2411324)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours contestant le refus de délivrance d’une carte mobilité inclusion (mention invalidité ou priorité) et le refus d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, selon les articles L. 241-3 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ces deux litiges relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire (tribunal judiciaire).
N° TA69-2410717(TA69-2410717)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre des avis de paiement de forfaits post-stationnement, a constaté son incompétence. En application des articles L. 2333-87 et suivants du code général des collectivités territoriales, ces litiges relèvent de la compétence exclusive de la commission du contentieux du stationnement payant, après un recours administratif préalable obligatoire. Par une ordonnance du 28 novembre 2024, le tribunal a donc transmis le dossier à cette commission.
N° TA69-2410672(TA69-2410672)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Le litige concernait des saisies administratives à tiers détenteur pour le recouvrement de forfaits de post-stationnement impayés. En application des articles L. 2327-1-7 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire, ces contestations relèvent du seul juge de l'exécution, relevant de l'ordre judiciaire. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA69-2311133(TA69-2311133)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a constaté le désistement d'office de M. B concernant ses conclusions en annulation et injonction, faute pour lui d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Le requérant contestait une décision du ministre de l'intérieur portant retrait de points et invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2405340(TA69-2405340)
Tribunal Administratif de Lyon, ordonnance du 28 novembre 2024. Saisi d’une demande d’exécution sous astreinte du jugement n° 2200554 du 26 juillet 2023 annulant un refus de titre de séjour et enjoignant un réexamen, le tribunal constate que la préfète du Rhône a délivré un titre de séjour à M. A. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il n’y a plus lieu de statuer sur la demande, devenue sans objet.
N° TA69-2208565(TA69-2208565)
Le Tribunal administratif de Lyon annule la sanction de blâme infligée le 5 juillet 2022 à M. Marinsek, technicien au syndicat départemental de l'énergie de l'Ardèche (SDEA), en raison d'un vice de procédure. La juridiction a jugé que le président du SDEA n'avait pas respecté la procédure contradictoire qu'il avait lui-même fixée, privant l'agent de la possibilité de présenter des observations orales avant le prononcé de la sanction, en méconnaissance des droits de la défense garantis par l'article L. 532-4 du code général de la fonction publique. Le tribunal enjoint au SDEA de supprimer toute mention de cette sanction du dossier de l'agent. Les conclusions de M. Marinsek au titre des frais de justice sont rejetées.