Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409154(TA69-2409154)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Loire de lui reconnaître la qualité de travailleuse handicapée. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision statuant sur son recours administratif préalable obligatoire ni la preuve de son dépôt, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que des articles L. 241-6 et R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA69-2411462(TA69-2411462)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet du Doubs le 9 novembre 2024. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la mesure d’éloignement n’était pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de l’entrée irrégulière de l’intéressé, de l’absence de titre de séjour et de ses attaches limitées en France. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2411435(TA69-2411435)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante moldave, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la demande de réexamen de sa demande d'asile, présentée après le rejet définitif de sa première demande, ne pouvait être motivée par la naissance de ses enfants, car elle n'a pas établi que cette demande était fondée sur des craintes propres de persécution pour ceux-ci. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-8 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2411299(TA69-2411299)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme B d'une demande visant à assortir d'une astreinte une précédente ordonnance du 25 juillet 2024, laquelle enjoignait à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Constatant que l'administration n'avait pas exécuté cette injonction, le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a ainsi assorti l'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du 15 décembre 2024, tout en rejetant la demande de frais d'instance.
N° TA69-2411296(TA69-2411296)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par M. A d’une demande visant à assortir d’une astreinte une précédente ordonnance du 25 juillet 2024, laquelle enjoignait à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Constatant que l’administration n’avait pas exécuté cette injonction, le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a ainsi assorti la mesure d’une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du 15 décembre 2024, tout en rejetant les conclusions relatives aux frais d’instance.
N° TA69-2411564(TA69-2411564)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 7 février 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411318(TA69-2411318)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 4 octobre 2024 prononçant une interdiction de conduire de neuf mois contre M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la gravité de l'infraction (excès de vitesse de plus de 50 km/h en agglomération) et du danger immédiat pour la sécurité publique, qui prévalait sur les nécessités professionnelles invoquées par le requérant. Aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte ou l'erreur de fait sur la vitesse, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA69-2408887(TA69-2408887)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant un indu d'aide personnelle au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de l'impossibilité de le faire. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411481(TA69-2411481)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l’annulation de deux arrêtés du 16 novembre 2024 de la préfète de l’Ardèche : une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans et une assignation à résidence de quarante-cinq jours. Le tribunal estime que la préfète n’a pas commis d’erreur d’appréciation en prononçant l’interdiction de retour, compte tenu du maintien irrégulier de l’intéressé depuis 2019, de l’absence d’attaches familiales solides en France et de faits de violence récents. Aucun moyen spécifique n’étant soulevé contre l’assignation à résidence, celle-ci est également validée. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2407349(TA69-2407349)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B contestant le refus partiel de remise gracieuse de sa dette d’aide personnelle au logement. Le juge, statuant en plein contentieux, rappelle qu’il doit apprécier la remise au regard de la situation de précarité et de la bonne foi du requérant, en application de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Malgré une demande de régularisation, M. B n’a fourni aucune pièce justificative de sa précarité, se bornant à des allégations générales. La requête est donc rejetée comme manifestement insuffisamment motivée, sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411731(TA69-2411731)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne une demande d'exécution d'une précédente ordonnance de référé (n°2408421 du 23 septembre 2024) qui avait suspendu un arrêté du maire de Saint-Fons et enjoint la réintégration provisoire de M. A. Le tribunal constate que la requête enregistrée sous un nouveau numéro (n°2411731) vise en réalité à obtenir l'exécution de cette ordonnance antérieure. En application des règles de procédure, il ordonne la radiation de cette requête du registre et son versement au dossier initial (n°2408421) en tant que demande d'exécution. La solution retenue est donc un simple rattachement procédural, sans statuer sur le fond de la demande d'exécution.
N° TA69-2411011(TA69-2411011)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A pour défaut de régularisation. La requérante avait été invitée à préciser la décision administrative qu'elle contestait et à la produire, conformément aux articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. N'ayant pas régularisé sa requête dans le délai imparti, le juge a constaté son irrecevabilité manifeste sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA69-2411626(TA69-2411626)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. E et Mme D. Concernant Mme D, le juge a estimé que l’administration avait implicitement rejeté sa demande de titre de séjour par son silence gardé pendant quatre mois, ce qui faisait obstacle à la mesure sollicitée en l’absence de péril grave. Pour M. E, l’urgence n’a pas été caractérisée, sa situation de séjour régulier et ses craintes non étayées ne justifiant pas une intervention du juge des référés. La solution retenue applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2304562(TA69-2304562)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 8ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme A B et M. C B contre les décisions du préfet du Rhône refusant la délivrance d’un titre de séjour et assortissant ce refus d’une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale au regard des stipulations conventionnelles applicables.
N° TA69-2409925(TA69-2409925)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Loire de lui attribuer l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410558(TA69-2410558)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B. Concernant sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH), le tribunal a jugé que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, et a donc rejeté ces conclusions pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. S’agissant de la carte mobilité inclusion mention stationnement, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, faute pour Mme B d’avoir produit la décision sur son recours administratif préalable obligatoire ou la preuve de son dépôt, malgré une demande de régularisation restée sans suite.
N° TA69-2409927(TA69-2409927)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. et Mme D, qui contestaient le refus de délivrance d’une carte " mobilité inclusion " pour leur fils. Le juge constate que les requérants n’ont pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, ils n’ont pas produit la décision prise sur ce recours ni la preuve de son dépôt. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2301576(TA69-2301576)
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné la commune de Vaulx-en-Velin à indemniser M. B, agent municipal victime d’un accident de service reconnu imputable au service. La solution retenue repose sur le principe selon lequel un fonctionnaire peut obtenir réparation de ses préjudices non patrimoniaux (souffrances physiques ou morales, préjudice esthétique ou d’agrément) même en l’absence de faute de l’administration. Le tribunal a accordé 2 200 euros au titre du déficit fonctionnel permanent (IPP de 2 %) et 300 euros pour les souffrances endurées, mais a rejeté les demandes relatives au préjudice moral et au remboursement d’un abonnement sportif, faute de lien direct et certain avec l’accident.
N° TA69-2406475(TA69-2406475)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions en annulation et injonction, après que la préfète du Rhône lui a délivré une carte de résident valable dix ans. Le tribunal a condamné l’État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA69-2207904(TA69-2207904)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, sapeur-pompier volontaire, qui contestait la sanction d'avertissement qui lui avait été infligée par le SDMIS du Rhône pour un comportement inapproprié lors d'une intervention le 22 février 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que M. B était parfaitement informé des faits reprochés. Il a également jugé que M. B était en service au moment des faits, contrairement à ce qu'il soutenait, et que la matérialité des faits était établie, justifiant la sanction. La décision s'appuie notamment sur le code de la sécurité intérieure et le code des relations entre le public et l'administration.