Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2411523(TA69-2411523)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. La requérante sollicitait le renouvellement de son titre de séjour, mais sa demande ne contestait aucune décision administrative préalable. Le juge a appliqué les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui imposent que toute requête soit dirigée contre une décision et contienne un exposé des faits et moyens. En l'absence de décision attaquée, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA69-2411836(TA69-2411836)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en référé suspension de M. B, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le juge constate que la condition d’urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’est pas établie. En effet, M. B n’a pas démontré de préjudice grave et immédiat, se contentant d’allégations générales sur la situation de son épouse sans justifier de démarches concrètes ou de difficultés financières. La requête est donc rejetée sans examen des moyens de fond.
N° TA69-2411869(TA69-2411869)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. La requérante, qui invoquait une dégradation de sa santé et des difficultés financières, n’a pas précisé le fondement juridique de sa demande parmi les procédures d’urgence prévues aux articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative. En l’absence de conclusions et de référence à une procédure spécifique, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
N° TA69-2300303(TA69-2300303)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme E, qui contestaient l'organisation de l'espace de récréation de l'école de leur fils, jugée stigmatisante et disproportionnée. Les requérants demandaient l'annulation de la décision de rejet de leur demande indemnitaire et la condamnation de l'État à leur verser 7 500 euros pour préjudices psychologique et financier. Le tribunal a estimé que la mesure, prise face à un comportement de groupe inadapté et persistant, ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, et que les préjudices allégués étaient sans lien direct avec les manquements invoqués. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'éducation et du code de justice administrative.
N° TA69-2410485(TA69-2410485)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 23 juillet 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, car la requérante n'a pas contesté le caractère incomplet de son dossier. La requête a donc été considérée comme manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2402036(TA69-2402036)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A pour contester deux titres exécutoires émis par le département du Rhône, portant sur une amende administrative et un indu de revenu de solidarité active. Le département ayant retiré ces titres en cours d'instance, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Par ailleurs, la contestation de la décision de rejet du recours administratif préalable a été jugée irrecevable, car cette décision était purement confirmative d'une précédente décision devenue définitive. Les demandes accessoires, notamment au titre des frais de justice, ont été rejetées.
N° TA69-2403412(TA69-2403412)
Désistement de recours. Tribunal Administratif de Lyon. Donne acte du désistement pur et simple de Mme A de sa requête contestant le refus de l'Agence de service et de paiement de lui verser le chèque énergie pour 2022 et 2023. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411227(TA69-2411227)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 26 novembre 2024 par lequel la préfète du Rhône a refusé un titre de séjour à M. B A, l'a obligé à quitter le territoire français et a prononcé une interdiction de retour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés professionnelles et locatives invoquées par le requérant ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2411668(TA69-2411668)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait son assignation à résidence dans le Rhône. Le juge a estimé que la mesure était justifiée car M. A, bien que titulaire d'un titre de séjour italien, ne justifiait pas d'une résidence stable en Italie et avait déjà fait l'objet d'une décision de remise aux autorités italiennes. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui permettent d'assigner à résidence un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments établissant une vie privée et familiale stable en France.
N° TA69-2307155(TA69-2307155)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation du Rhône du 11 juillet 2023 rejetant son recours "droit au logement opposable". La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen ou argumentation, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser son recours via un formulaire prévu à l'article R. 772-6, le requérant n'a fourni aucune pièce ou écriture complémentaire. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.
N° TA69-2400569(TA69-2400569)
Opposition à contrainte de Pôle emploi (France travail) pour un indu d’allocation jeune majeur. Le Tribunal administratif de Lyon, par ordonnance, constate le désistement d’office de la requérante, faute de confirmation du maintien de ses conclusions après renoncement de l’administration au recouvrement. Application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2300272(TA69-2300272)
Le Tribunal administratif de Lyon annule l'arrêté du 12 septembre 2022 par lequel la préfète de la Loire avait ordonné le dessaisissement des armes de M. B, prononcé une interdiction de détention d'armes et inscrit l'intéressé au fichier FINIADA. Le tribunal juge que la seule condamnation de M. B, datant de 2015 pour des violences anciennes et isolées, ne suffit pas à démontrer un comportement incompatible avec la détention d'armes, constituant une erreur d'appréciation au regard des articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA69-2410675(TA69-2410675)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir des mesures conservatoires contre ENEDIS en raison de la dégradation de son mur de soutènement, causée par l'inclinaison d'un poteau électrique. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et que l'utilité de la mesure n'était pas démontrée, ENEDIS s'étant engagée à déplacer le poteau sous six mois. Aucune injonction ou expertise n'a été ordonnée.
N° TA69-2411015(TA69-2411015)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la communauté d'agglomération Roannais Agglomération. Celle-ci sollicitait une expertise préventive afin de dresser un état descriptif des immeubles situés à proximité de son projet de construction d'un centre aqualudique à Riorges, en raison des risques de désordres liés aux travaux. Le juge a désigné un expert avec pour mission de visiter les propriétés concernées, de constater leur état et tout désordre existant, et de proposer d'éventuelles mesures de sauvegarde. L'expertise devra être réalisée dans un délai de trois mois en présence de la collectivité et des propriétaires riverains.
N° TA69-2411899(TA69-2411899)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé par la ville de Saint-Etienne sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé rue Antoine Durafour présentant un danger pour la sécurité publique. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment et des mitoyens, à se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et à proposer des mesures de nature à y mettre fin. La décision fait droit à la demande de la commune, en application des articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que des articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.
N° TA69-2409951(TA69-2409951)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 13 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable car elle était dépourvue de tout moyen, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond.
N° TA69-2308042(TA69-2308042)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société MCLS d’un litige l’opposant à la commune de Saint-Sauveur-en-Rue concernant le solde d’un marché public de travaux. La société contestait le montant des pénalités de retard appliquées par la commune, estimant qu’elles n’étaient pas justifiées. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, considérant que la société avait bien adressé un mémoire en réclamation conformément à l’article 50.1.1 du CCAG travaux. Sur le fond, le tribunal a examiné le bien-fondé des pénalités de retard appliquées à la société.
N° TA69-2410146(TA69-2410146)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône pour dossier incomplet. Le juge a estimé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Mme B n’ayant pas contesté le caractère incomplet de son dossier, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411586(TA69-2411586)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. G, qui contestait l'arrêté du 15 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure (absence de preuve de remise d'informations en soninké et de qualification de l'agent menant l'entretien), et l'erreur manifeste d'appréciation concernant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2409422(TA69-2409422)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui contestait la décision de la préfète du Rhône du 13 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 16 septembre 2024, était dépourvue de tout moyen à l'expiration du délai de recours, ce qui la rend manifestement irrecevable. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables non régularisées.