Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2407161(TA69-2407161)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 18 juin 2024. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la communication du rapport médical.
N° TA69-2308212(TA69-2308212)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C, ressortissante albanaise, contestant le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour l'état de santé de son fils, tout en lui octroyant un titre temporaire pour accompagner son mari malade. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure (absence de saisine du collège de médecins de l'OFII), du défaut d'examen réel de sa situation, de la méconnaissance des articles L. 425-10 et L. 423-23 du CESEDA, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA69-2308148(TA69-2308148)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le refus implicite de la préfète du Rhône de délivrer un titre de séjour à Mme B épouse C, ressortissante tunisienne. La décision est annulée pour défaut de motivation, la préfète n'ayant pas communiqué les motifs de son refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA69-2310006(TA69-2310006)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de Mme A B épouse C et de M. D C, qui contestaient le refus de la préfète du Rhône de leur accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, ainsi que le refus implicite de délivrance de ce titre. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision implicite de refus de titre de séjour, celle-ci étant inexistante car la décision explicite de refus de rendez-vous du 14 juin 2023 ne pouvait en faire naître une. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 611-7 du code de justice administrative.
N° TA69-2309753(TA69-2309753)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant angolais. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA69-2309016(TA69-2309016)
Refus implicite de titre de séjour annulé pour défaut de motivation. Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé que la préfète du Rhône n’a pas communiqué les motifs de sa décision implicite de rejet dans le mois suivant la demande de l’intéressée, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La décision est annulée et il est enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme C épouse B.
N° TA69-2407102(TA69-2407102)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la 6ème chambre, a rejeté les requêtes de M. C E et de Mme A D. Les requérants contestaient les décisions de la préfète du Rhône du 12 juillet 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut d’examen personnalisé, de l’irrégularité de la procédure médicale (violation de l’article R. 313-23 du CESEDA), de la méconnaissance de l’article L. 425-9 du CESEDA et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA69-2302173(TA69-2302173)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2016-2018, issues d’un contrôle de leur société. Les requérants invoquaient notamment un défaut de réception et de motivation de la proposition de rectification pour 2018. Le tribunal a jugé la procédure régulière, estimant que l’administration avait prouvé la réception du document et que sa motivation était suffisante au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA69-2410776(TA69-2410776)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, rendue le 3 décembre 2024, concerne le recours d’un demandeur reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) par la commission de médiation du Rhône le 26 mars 2024, qui n’avait reçu aucune offre de relogement. Saisi sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal constate que le délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 est expiré et que l’administration n’a pas exécuté la décision. Il enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement du requérant dans un logement de type T5 au plus tard le 1er février 2025. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2409358(TA69-2409358)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme B comme manifestement irrecevable. Les requérants demandaient la régularisation de la situation de M. B et la délivrance d’une autorisation de travail, sans contester une décision administrative préalable. Le tribunal rappelle qu’il ne peut ni délivrer de titre de séjour, ni adresser d’injonctions à titre principal à l’administration. La requête est rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA69-2408807(TA69-2408807)
Retrait de points du permis de conduire pour infraction au code de la route. Le Tribunal Administratif de Lyon, par ordonnance, rejette la requête de M. B contestant la décision du ministre de l'intérieur. La solution retenue est le rejet pour moyen inopérant : l'appréciation de l'imputabilité de l'infraction relève du juge judiciaire, non du juge administratif. Application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et du code de la route.
N° TA69-2301904(TA69-2301904)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de l'Association Part-Dieu Natation contestant des titres de perception émis pour un montant total de 27 447 euros, correspondant à un indu d'aide du fonds de solidarité pour les mois de septembre à décembre 2020. L'association soutenait notamment que le courrier de contrôle du 26 octobre 2021 ne lui avait pas été régulièrement notifié et que les justificatifs d'éligibilité avaient été transmis. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure de contrôle était régulière et que l'administration avait suffisamment démontré le défaut de réponse de l'association. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la validité des titres de perception et le bien-fondé de la reprise de l'aide.
N° TA69-2302222(TA69-2302222)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. A, artiste-tatoueur, qui sollicitait la décharge de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021. Le tribunal a estimé que les tatoueurs ne figurent pas dans la liste limitative des professions exonérées (peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs) prévue au 2° de l'article 1460 du code général des impôts, et que cette disposition dérogatoire doit être interprétée strictement. Il a également écarté le moyen tiré d'une violation des articles 10 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant que la différence de traitement entre les tatoueurs et les artistes listés repose sur un but légitime et des critères objectifs et rationnels. Enfin, la demande de sursis à statuer dans l'attente d'une décision de la Cour européenne des droits de l'homme a été rejetée.
N° TA69-2303670(TA69-2303670)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme F, qui contestait le refus du maire de Lyon de céder son autorisation d'occupation temporaire du domaine public sur un marché à son successeur. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la maire-adjointe ayant reçu une délégation de signature valable. Il a jugé que la décision de refus, fondée sur la volonté d'améliorer la diversité du marché, était suffisamment motivée au regard de l'article L. 2224-18-1 du code général des collectivités territoriales. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA69-2406326(TA69-2406326)
Refus d'aide sociale à l'enfance – Tribunal Administratif de Lyon – Rejet pour défaut de précision des moyens. La requérante contestait le refus de la métropole de Lyon de lui attribuer une aide financière, motif pris de ressources jugées suffisantes. Le tribunal a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d'avoir, malgré une demande de régularisation, assorti son moyen de précisions suffisantes (absence de pièces justificatives).
N° TA69-2305465(TA69-2305465)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A, ressortissante tchadienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône lui a délivré une carte de séjour pluriannuelle portant la mention "vie privée et familiale", valable jusqu’en 2025. Le tribunal a constaté que la requérante avait ainsi obtenu satisfaction et a déclaré qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et injonction. Les frais liés au litige ont été rejetés.
N° TA69-2404150(TA69-2404150)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de remise de dette de prime d'activité opposé par la caisse d'allocations familiales de la Loire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée, et la requérante n'a pas régularisé cette omission malgré une demande en ce sens. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 431-4 du code de justice administrative.
N° TA69-2410005(TA69-2410005)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 27 février 2024, au plus tard le 1er janvier 2025. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de logement dans le délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code. Pour garantir l'exécution de cette décision, le tribunal a assorti l'injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2405593(TA69-2405593)
Regroupement familial. Tribunal Administratif de Lyon. Non-lieu à statuer car la préfète du Rhône a accordé le regroupement familial après l'introduction du recours. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411585(TA69-2411585)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de Mme C, contestant un arrêté d’assignation à résidence et une obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure lié au contrôle d’identité, et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Les décisions contestées ont été jugées conformes aux dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.