Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2408671(TA69-2408671)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signature de l'arrêté ayant été régulièrement déléguée. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, ni celles de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination, qui étaient contestées par voie de conséquence, ont également été validées.
N° TA69-2409665(TA69-2409665)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution du jugement n° 2305054 du 7 novembre 2023, a constaté que la préfète du Rhône n'avait pas procédé au réexamen de la situation de Mme B, comme cela lui avait été enjoint. En application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l'encontre de la préfète, à défaut d'exécution avant le 6 janvier 2025. L'État a également été condamné à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA69-2407161(TA69-2407161)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 18 juin 2024. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la communication du rapport médical.
N° TA69-2308148(TA69-2308148)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le refus implicite de la préfète du Rhône de délivrer un titre de séjour à Mme B épouse C, ressortissante tunisienne. La décision est annulée pour défaut de motivation, la préfète n'ayant pas communiqué les motifs de son refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA69-2308212(TA69-2308212)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C, ressortissante albanaise, contestant le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour l'état de santé de son fils, tout en lui octroyant un titre temporaire pour accompagner son mari malade. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure (absence de saisine du collège de médecins de l'OFII), du défaut d'examen réel de sa situation, de la méconnaissance des articles L. 425-10 et L. 423-23 du CESEDA, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA69-2407102(TA69-2407102)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la 6ème chambre, a rejeté les requêtes de M. C E et de Mme A D. Les requérants contestaient les décisions de la préfète du Rhône du 12 juillet 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut d’examen personnalisé, de l’irrégularité de la procédure médicale (violation de l’article R. 313-23 du CESEDA), de la méconnaissance de l’article L. 425-9 du CESEDA et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA69-2409790(TA69-2409790)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2207240 du 13 février 2024, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas fixé de rendez-vous à M. A pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, en méconnaissance de l’injonction prononcée. En application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à compter du 6 janvier 2025 si l’exécution n’est pas justifiée avant cette date. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409666(TA69-2409666)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2208776 du 13 février 2024, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour de Mme C, comme enjoint. En application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, il a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à compter du 6 janvier 2025 si l’exécution n’est pas justifiée. La décision vise à garantir l’effectivité de l’injonction initiale.
N° TA69-2301904(TA69-2301904)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de l'Association Part-Dieu Natation contestant des titres de perception émis pour un montant total de 27 447 euros, correspondant à un indu d'aide du fonds de solidarité pour les mois de septembre à décembre 2020. L'association soutenait notamment que le courrier de contrôle du 26 octobre 2021 ne lui avait pas été régulièrement notifié et que les justificatifs d'éligibilité avaient été transmis. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure de contrôle était régulière et que l'administration avait suffisamment démontré le défaut de réponse de l'association. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la validité des titres de perception et le bien-fondé de la reprise de l'aide.
N° TA69-2309016(TA69-2309016)
Refus implicite de titre de séjour annulé pour défaut de motivation. Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé que la préfète du Rhône n’a pas communiqué les motifs de sa décision implicite de rejet dans le mois suivant la demande de l’intéressée, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La décision est annulée et il est enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme C épouse B.
N° TA69-2309753(TA69-2309753)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant angolais. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA69-2310006(TA69-2310006)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de Mme A B épouse C et de M. D C, qui contestaient le refus de la préfète du Rhône de leur accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, ainsi que le refus implicite de délivrance de ce titre. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision implicite de refus de titre de séjour, celle-ci étant inexistante car la décision explicite de refus de rendez-vous du 14 juin 2023 ne pouvait en faire naître une. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 611-7 du code de justice administrative.
N° TA69-2410648(TA69-2410648)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône le 20 février 2024, afin d'obtenir son relogement. Constatant qu'aucune offre de logement ne lui avait été adressée dans le délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer son relogement au plus tard le 1er février 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, à verser au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du même code.
N° TA69-2404481(TA69-2404481)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B pour contester le refus implicite de la préfète du Rhône de renouveler son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a finalement accordé à l'intéressée une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale". Le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à l'avocat de Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA69-2404237(TA69-2404237)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 565,38 euros notifié par la CAF du Rhône. La requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale, rendant ses conclusions sur le bien-fondé de l'indu manifestement irrecevables. Concernant le refus implicite de remise de dette, elle n'a fourni aucun moyen ou fait précis, comme sa bonne foi ou sa précarité, pour étayer sa demande. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête pour irrecevabilité et défaut de moyens sérieux.
N° TA69-2404150(TA69-2404150)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de remise de dette de prime d'activité opposé par la caisse d'allocations familiales de la Loire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée, et la requérante n'a pas régularisé cette omission malgré une demande en ce sens. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 431-4 du code de justice administrative.
N° TA69-2402720(TA69-2402720)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à contester un arrêté du maire de Payzac ne s’opposant pas à une déclaration préalable de travaux. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur instance et de leur action. Par ordonnance du 3 décembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA69-2410005(TA69-2410005)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 27 février 2024, au plus tard le 1er janvier 2025. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de logement dans le délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code. Pour garantir l'exécution de cette décision, le tribunal a assorti l'injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2401835(TA69-2401835)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 3 décembre 2024, a été saisi par Mme A d’une demande d’exécution d’une précédente injonction ordonnant à la préfète du Rhône de lui assurer un hébergement avant le 1er janvier 2024, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Constatant que cette injonction n’avait pas été exécutée, le tribunal a assorti l’injonction d’une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 20 décembre 2024, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue vise à contraindre l’État à respecter ses obligations d’hébergement des personnes reconnues prioritaires par la commission de médiation, malgré la saturation du dispositif de veille sociale invoquée par la préfète.
N° TA69-2405593(TA69-2405593)
Regroupement familial. Tribunal Administratif de Lyon. Non-lieu à statuer car la préfète du Rhône a accordé le regroupement familial après l'introduction du recours. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.