Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2307897(TA69-2307897)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département de la Loire de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " avec mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le tribunal a estimé que M. B, souffrant de myopathie, ne démontrait pas remplir les critères stricts prévus par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine pour ses déplacements extérieurs. La solution retenue confirme la décision administrative de refus.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2411991(TA69-2411991)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Bourg-en-Bresse sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment présentant des risques structurels (fissuration et bombements de façades) menaçant la sécurité publique et les immeubles voisins. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état du bâtiment et des bâtiments mitoyens, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. La mission de l'expert est encadrée par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative, et son rapport doit être déposé au plus tard le 23 décembre 2024.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411477(TA69-2411477)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé par la préfète du Rhône sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a examiné la légalité de la délibération du 4 juillet 2024 du centre communal d'action sociale d'Oullins-Pierre-Bénite approuvant son régime indemnitaire (RIFSEEP). Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que les critères contestés (gestion d'un intérim, d'un projet exceptionnel, d'un tutorat ou d'activités de formation) pouvaient légalement être pris en compte dans l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) sans nécessité de précisions supplémentaires dans la délibération. La solution retenue s'appuie sur le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et la circulaire du 5 décembre 2014, qui permettent de valoriser l'expérience professionnelle et l'élargissement des compétences des agents.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411863(TA69-2411863)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant les décisions du 28 novembre 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'absence d'examen sérieux de sa situation. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France, de sa situation irrégulière et de ses antécédents judiciaires. En conséquence, la décision d'interdiction de retour a été validée, la requête étant rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411774(TA69-2411774)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, qui contestait son assignation à résidence de 45 jours et une interdiction de retour complémentaire de 12 mois. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, mais le tribunal a jugé que la mesure était justifiée compte tenu de son passé judiciaire (violences, vols) et de ses précédents refus d’exécuter des obligations de quitter le territoire. La décision s’appuie sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2406967(TA69-2406967)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. B, ressortissant arménien, a examiné la légalité des décisions du 11 juin 2024 par lesquelles la préfète de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que la préfète ne justifiait pas de la régularité de l'avis du collège des médecins de l'OFII, en méconnaissance des articles R. 425-11 à R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411682(TA69-2411682)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du 19 novembre 2024 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment un défaut d'information préalable, l'absence de remise du compte-rendu d'entretien individuel, et une erreur manifeste d'appréciation au regard de son état de grossesse. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la préfète avait justifié de la remise des brochures d'information et que l'état de grossesse de Mme B ne constituait pas, en l'espèce, un obstacle à son transfert. La décision a donc confirmé la légalité de l'arrêté de remise aux autorités espagnoles, en application du règlement (UE) n°604/2013.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406934(TA69-2406934)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du 18 juin 2024 de la préfète de l'Ain refusant le renouvellement de son titre de séjour « travailleur saisonnier » et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant la décision suffisamment détaillée. Il a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A n'exerçait pas un emploi saisonnier et ne respectait pas la condition de résidence habituelle hors de France. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406873(TA69-2406873)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tchadien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône le 31 mai 2024. La solution retenue est fondée sur la tardiveté de la requête : le pli contenant les décisions, présenté le 5 juin 2024 et retourné avec la mention "pli avisé et non réclamé", est considéré comme régulièrement notifié à cette date. En application de l'article R. 776-2 du code de justice administrative, le délai de recours de trente jours expirait le 5 juillet 2024, or la requête a été enregistrée le 12 juillet 2024. Le tribunal n'a donc pas examiné les moyens au fond.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2406863(TA69-2406863)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A, qui invoque une aggravation de son état de santé en lien avec un accident médical survenu en 2004 à l’hôpital Desgenettes. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra notamment évaluer l’évolution des séquelles depuis une précédente expertise de 2008 et se prononcer sur le lien entre l’aggravation alléguée et l’accident initial. Les conclusions de l’ONIAM visant à obtenir un simple "donner acte" ou à statuer sur l’avance des frais ont été rejetées comme irrecevables.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2405968(TA69-2405968)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, un ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône le 31 mai 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment circonstanciée. Il a estimé que le refus était fondé sur l'absence de visa de long séjour et sur l'absence de progression universitaire de l'intéressé (six inscriptions pour une licence non validée), sans que les problèmes de santé invoqués ne justifient une application erronée de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411712(TA69-2411712)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'obligation de quitter le territoire français sans délai, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an prononcées par la préfète du Rhône. Le juge a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son maintien irrégulier en France et de l'absence de ressources stables. Le tribunal a également écarté comme inopérant le moyen tiré de l'absence de menace pour l'ordre public, la décision ne se fondant pas sur ce motif. La requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411410(TA69-2411410)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 25 septembre 2024 par lequel la préfète du Rhône a ordonné l’expulsion de M. B, ressortissant guinéen. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’insuffisance de motivation, de l’irrégularité de la procédure, de l’erreur d’appréciation de la menace grave pour l’ordre public (article L. 631-1 du CESEDA) ou de la méconnaissance de l’article 8 de la CEDH et de l’article 3 de la CIDE, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411902(TA69-2411902)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B C, ressortissant cubain, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son casier judiciaire et de son non-respect d'une précédente obligation de quitter le territoire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à l'éloignement.

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OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA69-2207522(TA69-2207522)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour contester la décision implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) rejetant son recours contre la réduction de sa prime "MaPrimeRénov" de 2 160 à 160 euros. En cours d'instance, l'ANAH a informé le tribunal avoir fait droit au recours de Mme A et s'être engagée à réexaminer sa demande de prime. Constatant que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA69-2410546(TA69-2410546)

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a constaté que l'injonction d'hébergement prononcée le 30 août 2024 n'avait pas été exécutée par la préfète du Rhône. En conséquence, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er janvier 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue vise à contraindre l'administration à assurer l'hébergement du demandeur reconnu prioritaire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2300611(TA69-2300611)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Aéroports de Lyon d’une demande d’expulsion de la société France Cargo Handling, occupante sans droit ni titre de locaux situés dans la zone de fret de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. La société Aéroports de Lyon n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le président de la 4ème chambre a constaté son désistement par ordonnance du 4 décembre 2024. La solution retenue est donc un désistement d’office, sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411550(TA69-2411550)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant la décision de la préfète du Rhône du 19 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités suisses, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée au regard de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également rejeté les griefs tirés de la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de transfert.

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OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA69-2403840(TA69-2403840)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d’une requête en injonction visant à obtenir un logement adapté, conformément à une décision de la commission de médiation du Rhône du 20 juin 2023, prise dans le cadre du droit au logement opposable. La préfète du Rhône a demandé un non-lieu à statuer, arguant que Mme A avait été relogée. Constatant que la requérante avait conclu un bail pour un logement de type 2 adapté à sa situation le 30 mai 2024, le tribunal a estimé que la requête était privée d’objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance du 4 décembre 2024.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2307929(TA69-2307929)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental de la Loire de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Mme A invoquait sa myasthénie et les effets de ses traitements pour justifier d'une limitation de sa capacité à se déplacer seule. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. Par conséquent, la demande d'annulation et d'attribution de la carte a été rejetée.

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