Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 863/1852
N° TA69-2309442(TA69-2309442)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour contester le refus de la commission de médiation du Rhône de la déclarer prioritaire pour un relogement au titre du droit au logement opposable. En cours d'instance, la requérante a obtenu un logement adapté à ses besoins et a été radiée de la liste des demandeurs. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2207572(TA69-2207572)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Didier-au-Mont-d'Or à M. I pour une maison d'habitation. Les requérants contestaient notamment la fraude du pétitionnaire, qui avait abattu des arbres et modifié le niveau du sol avant le dépôt de sa demande. Le tribunal a annulé le permis de construire, estimant que ces travaux préalables, réalisés pour les besoins du projet, constituaient une fraude. La décision s'appuie sur les articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2206887(TA69-2206887)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Alba-la-Romaine pour un bâtiment avicole et un hangar à fientes. Les requérants ont été jugés irrecevables à invoquer les moyens tirés de la méconnaissance du règlement sanitaire départemental et de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, car ces moyens ont été présentés après le délai de deux mois suivant la communication du premier mémoire en défense, en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme. Les autres moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la violation des articles A 2 et A 3 du règlement du PLU, ont été écartés comme non fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des requérants et les a condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA69-2402076(TA69-2402076)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation DALO le 6 juin 2023, avant le 1er janvier 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2308119(TA69-2308119)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. A. Ce dernier demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation du Rhône du 17 janvier 2023, lui reconnaissant un droit au logement opposable. La préfète du Rhône ayant justifié que M. A avait été relogé dans un logement adapté à sa situation, le juge a estimé que la requête était privée d’objet. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2303137(TA69-2303137)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Loire du 20 mars 2023 retirant sa carte de séjour pluriannuelle. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A le titre de séjour sollicité, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Par ordonnance du 4 décembre 2024, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2410602(TA69-2410602)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par Mme A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a constaté que l'injonction de relogement prononcée par une ordonnance du 26 juillet 2024 n'avait pas été exécutée par la préfète du Rhône. En conséquence, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement jusqu'à sa liquidation définitive. La solution retenue vise à contraindre l'administration à exécuter son obligation de relogement sous peine de sanctions financières.
N° TA69-2306373(TA69-2306373)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de subvention « MaPrimeRénov » par l’Agence nationale de l’habitat. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’agence a accordé à Mme C la somme de 1 000 euros au titre de cette prime, rendant les conclusions de la requête sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA69-2302353(TA69-2302353)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Tassin Invest Hôtels d'une demande de décharge partielle de la cotisation foncière des entreprises (CFE) due au titre de 2021. Par un mémoire du 12 novembre 2024, la société requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, en a donné acte par une ordonnance du 4 décembre 2024, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de la société tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code a été implicitement rejetée.
N° TA69-2209662(TA69-2209662)
Retrait de la prime "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le Tribunal administratif de Lyon constate, par ordonnance, le non-lieu à statuer sur la requête de M. C, l'ANAH ayant fait droit à son recours préalable et accepté de réexaminer sa demande de prime. L'ANAH est condamnée à verser 1 000 euros à M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411625(TA69-2411625)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme E, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du 20 novembre 2024 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (clause discrétionnaire). Le tribunal a jugé que la prise en charge pluridisciplinaire dont elle et son fils bénéficient en France pourrait être assurée dans des conditions satisfaisantes en Espagne, et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste en n'utilisant pas cette clause. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA69-2409974(TA69-2409974)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait à être hébergée en exécution d’une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 2 avril 2024. La requête a été jugée manifestement tardive, car déposée le 2 octobre 2024, soit après l’expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de la décision de la commission. Le tribunal s’est fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire. Les textes appliqués sont le code de la construction et de l’habitation (notamment l’article L. 441-2-3-1) et le code de justice administrative.
N° TA69-2307897(TA69-2307897)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département de la Loire de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " avec mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le tribunal a estimé que M. B, souffrant de myopathie, ne démontrait pas remplir les critères stricts prévus par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine pour ses déplacements extérieurs. La solution retenue confirme la décision administrative de refus.
N° TA69-2411991(TA69-2411991)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Bourg-en-Bresse sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment présentant des risques structurels (fissuration et bombements de façades) menaçant la sécurité publique et les immeubles voisins. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état du bâtiment et des bâtiments mitoyens, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. La mission de l'expert est encadrée par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative, et son rapport doit être déposé au plus tard le 23 décembre 2024.
N° TA69-2411477(TA69-2411477)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé par la préfète du Rhône sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a examiné la légalité de la délibération du 4 juillet 2024 du centre communal d'action sociale d'Oullins-Pierre-Bénite approuvant son régime indemnitaire (RIFSEEP). Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que les critères contestés (gestion d'un intérim, d'un projet exceptionnel, d'un tutorat ou d'activités de formation) pouvaient légalement être pris en compte dans l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) sans nécessité de précisions supplémentaires dans la délibération. La solution retenue s'appuie sur le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et la circulaire du 5 décembre 2014, qui permettent de valoriser l'expérience professionnelle et l'élargissement des compétences des agents.
N° TA69-2411863(TA69-2411863)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant les décisions du 28 novembre 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'absence d'examen sérieux de sa situation. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France, de sa situation irrégulière et de ses antécédents judiciaires. En conséquence, la décision d'interdiction de retour a été validée, la requête étant rejetée dans son ensemble.
N° TA69-2411774(TA69-2411774)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, qui contestait son assignation à résidence de 45 jours et une interdiction de retour complémentaire de 12 mois. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, mais le tribunal a jugé que la mesure était justifiée compte tenu de son passé judiciaire (violences, vols) et de ses précédents refus d’exécuter des obligations de quitter le territoire. La décision s’appuie sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2406967(TA69-2406967)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. B, ressortissant arménien, a examiné la légalité des décisions du 11 juin 2024 par lesquelles la préfète de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que la préfète ne justifiait pas de la régularité de l'avis du collège des médecins de l'OFII, en méconnaissance des articles R. 425-11 à R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA69-2411682(TA69-2411682)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du 19 novembre 2024 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment un défaut d'information préalable, l'absence de remise du compte-rendu d'entretien individuel, et une erreur manifeste d'appréciation au regard de son état de grossesse. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la préfète avait justifié de la remise des brochures d'information et que l'état de grossesse de Mme B ne constituait pas, en l'espèce, un obstacle à son transfert. La décision a donc confirmé la légalité de l'arrêté de remise aux autorités espagnoles, en application du règlement (UE) n°604/2013.
N° TA69-2406934(TA69-2406934)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du 18 juin 2024 de la préfète de l'Ain refusant le renouvellement de son titre de séjour « travailleur saisonnier » et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant la décision suffisamment détaillée. Il a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A n'exerçait pas un emploi saisonnier et ne respectait pas la condition de résidence habituelle hors de France. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.