Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2206616(TA69-2206616)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire de Bessenay et du président du département du Rhône de modifier le classement de sa parcelle. Le requérant soutenait que sa parcelle, enclavée et sans potentiel agricole, aurait dû être classée en zone urbanisable et non en zone naturelle ou en périmètre de protection. Le tribunal a jugé que le classement en zone naturelle et l'intégration de la parcelle dans le périmètre de protection des espaces naturels et agricoles périurbains n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation, au regard des objectifs de préservation du foncier agricole et naturel. La décision s'appuie sur les articles L. 113-15, L. 113-17 et R. 113-19 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2407365(TA69-2407365)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C D, ressortissante colombienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que, sur le fond, l'absence de progression significative dans ses études après sept années ne permettait pas de regarder les études comme l'objet principal et sérieux de son séjour, en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA69-2411728(TA69-2411728)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône ayant fixé un rendez-vous à la requérante, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. Il a en revanche rejeté la demande d'injonction de délivrance d'un récépissé, estimant qu'elle était prématurée. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 500 euros au conseil de Mme B.
N° TA69-2411802(TA69-2411802)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur territorial de l’OFII refusant à une famille géorgienne le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a examiné les moyens tirés du défaut de motivation, du défaut d’examen de la vulnérabilité et de la méconnaissance de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué en application des articles L. 551-8, L. 551-15 et L. 531-27 du même code, ainsi que de la directive 2013/33/UE.
N° TA69-2207572(TA69-2207572)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Didier-au-Mont-d'Or à M. I pour une maison d'habitation. Les requérants contestaient notamment la fraude du pétitionnaire, qui avait abattu des arbres et modifié le niveau du sol avant le dépôt de sa demande. Le tribunal a annulé le permis de construire, estimant que ces travaux préalables, réalisés pour les besoins du projet, constituaient une fraude. La décision s'appuie sur les articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2405689(TA69-2405689)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. D, ressortissant gabonais, contre le refus de titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 4 juin 2024. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que la préfète avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte des circonstances particulières ayant perturbé les études de M. D, notamment la défaillance de l'entreprise d'accueil pour son stage, et en jugeant ses études non sérieuses. La solution retenue s'appuie sur l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992, qui impose d'apprécier la réalité et le sérieux des études poursuivies.
N° TA69-2206887(TA69-2206887)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Alba-la-Romaine pour un bâtiment avicole et un hangar à fientes. Les requérants ont été jugés irrecevables à invoquer les moyens tirés de la méconnaissance du règlement sanitaire départemental et de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, car ces moyens ont été présentés après le délai de deux mois suivant la communication du premier mémoire en défense, en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme. Les autres moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la violation des articles A 2 et A 3 du règlement du PLU, ont été écartés comme non fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des requérants et les a condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA69-2209306(TA69-2209306)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B contestant un titre de perception de 177,13 euros émis par la commune de Sainte-Colombe-sur-Gand pour la redevance d'assainissement 2021. La requérante invoquait le refus de la commune de réaliser un diagnostic de conformité de son assainissement. Le juge a considéré ces moyens comme inopérants, car sans incidence sur la régularité et le bien-fondé du titre de perception. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411669(TA69-2411669)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A C, ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation familiale et de la précarité du requérant, marié à une Française et père d’un enfant français. Il a également considéré qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des articles L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2411451(TA69-2411451)
Assignation à résidence d'un ressortissant algérien (M. A) par la préfète du Rhône, contestée devant le Tribunal Administratif de Lyon. Le tribunal rejette la requête en annulation, jugeant la décision suffisamment motivée et exempte d'erreur de droit ou d'appréciation. Il estime que la mesure, fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et justifiée par une peine d'interdiction du territoire, ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA69-2310965(TA69-2310965)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de la préfète du Rhône refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante ghanéenne. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison du défaut de communication des motifs, malgré la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA69-2311239(TA69-2311239)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal estime que la demande de titre, présentée par voie postale alors que ce mode de dépôt n’était pas autorisé, n’a pas fait naître de décision implicite susceptible de recours. En conséquence, la requête est irrecevable, et les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais de justice sont rejetées. Cette solution s’appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2403919(TA69-2403919)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour prononcés par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé la décision de refus suffisamment motivée. Il a estimé que les décisions ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante.
N° TA69-2403920(TA69-2403920)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé inopérants les moyens relatifs à l'article 7 b) de l'accord franco-algérien et au code du travail, le préfet n'ayant pas instruit la demande sur ce fondement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2403921(TA69-2403921)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimé la décision de refus suffisamment motivée, et jugé que le préfet n'avait pas à statuer sur le fondement de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien, la demande n'étant pas présentée sur ce fondement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA69-2411430(TA69-2411430)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant malien, contestant un arrêté du 8 novembre 2024 de la préfète de l'Ain lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Se fondant sur les articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a jugé la décision légale et proportionnée. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA69-2303725(TA69-2303725)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A qui demandait l'annulation du refus du maire de Bessenay de modifier le classement de sa parcelle en zone constructible. Le requérant contestait par voie d'exception la légalité du classement de son terrain en zone naturelle (Nh) par le plan local d'urbanisme (PLU) de 2012, invoquant une erreur manifeste d'appréciation et une inégalité de traitement. Le tribunal a jugé que le classement en zone naturelle n'était pas entaché d'erreur manifeste, car la parcelle, bien que proche d'un hameau, s'intègre dans un ensemble de terres à caractère naturel, conformément aux articles L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme. Le moyen tiré de l'inégalité de traitement a également été écarté, la délimitation des zones ne reposant pas sur une appréciation erronée.
N° TA69-2411518(TA69-2411518)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et d’examen de la situation personnelle. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni à l’intérêt supérieur de l’enfant prévu par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2408146(TA69-2408146)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure concernant la composition du collège de médecins de l'OFII, estimant que l'avis produit était régulier. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées.
N° TA69-2402076(TA69-2402076)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation DALO le 6 juin 2023, avant le 1er janvier 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.